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 Mémoires d'une Sensoushi

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Seltyna
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MessageSujet: Mémoires d''une Sensoushi   Ven 15 Mai - 22:56

• Nom : Seltyna Arano

• Groupe : Résistants

• Race : Félin

• Classe : Sensoushi

• Métier : Autrefois Première Servante de la Reine d'Aral-Nahïr, A présent Prêtresse Sensoushi

• Divinité : Dévouée corps et âme à Gaelia


• Description physique :

De taille moyenne (1m71), les yeux d’un jaune d’ambre, une chevelure blonde abondante et soyeuse dévallant sur ses épaules. Seltyna est une très belle Féline, c’est d’ailleurs ce qui lui valu son rang de première servante. Sa peau (fourrure), orange ou blanche par endroit est striée de bandes noires : on évoque quelques similitude avec celle d’un tigre commun.
Afin de se sentir au plus proche de mère Gaelia et de capter toute les informations qu’elle est susceptible de lui fournir, mais aussi pour ne pas la gêner dans ces mouvements, Seltyna ne porte aucune autre parrure que sa fourrure corporelle. Lorsqu’elle doit se méler à la civilisation, elle ne revet qu'une large cape sombre, dissimulant son corps entier, tel un rôdeur.
Un seul détail qui puisse être noté (voir Histoire) : son bras gauche, envellopé par un bandage jusqu’a l’épaule, afin de dissimuler un tatouage lacéré par une ancienne blessure permettant à un mal inconnu de se répandre peu à peu en elle. Son entrainement à la citadelle de Knara a fait d’elle une pretresse Sensoushi.
Pacifiste et calme avec les lumineux, elle les aidera et les guidera sur le chemin de la paix. En revanche, le terme qui qualifie le plus son attitude avec les sombres est « mortelle », chaque coup qu’elle porte est réalisé au millimètre près.




• Description mentale :

Seltyna était dévoué corps et âme à sa Reine, mais la mort de cette dernière, suivit de son échec dans le sauvetage de la princesse, la désespère au plus haut point, la plongeant dans un mutisme sans égal. Bien que les prètres Sensoushi soient parvenu à lui redonner en partie gout à la vie, son regard et son coeur, autrefois chaleureux, sont à présent aussi dur que la pierre. Calme et posée avec les personnes défendant la cause de la lumière, elle sera à l’inverse, sans pitié avec les sombres. Elle a recemment apprit le code d’honneur des Sensoushis et l’applique à la lettre. Pour Seltyna, une promesse est une promesse, elle n’a qu’une parole et la respectera, même s’il doit lui en coûter la vie.
Seltyna à l'habitude de ne pas monter à cheval. En tant que servante, elle a grandit avec l'ordre de ne jamais approcher d'un équidé. De plus, actuellement, elle a tendance à les effrayer à cause de blessure au bras. A ce propos... La nuit ou Aral-Nahïr fut envahie, une partie du mal se glissa en elle losqu’elle fût blessée à l’épaule. Il peut arriver que Seltyna soit prise de courtes crises de skyzophrénie durant lesquelles son corps est sous l’emprise d’un esprit malveillant. La maladie semble inccurable. Comme pour montrer la progression du mal en elle, son bras gauche a pris (et prend encore un peu plus à chaque crise) un aspect démoniaque, c’est pourquoi elle le dissimule soigneusement sous son bandage. Les prêtres Sensoushi ne sont pas parvenu à la guérir mais on mit au point un remède permettant de contenir le mal et de retarder sa progression. Elle transporte cet antidote dans un petite fiole dont elle avale quelques gouttes lorsque des signes avant-coureurs d’une crise font leur apparition.




• Ses trois compétences de base :

Le Kigan (Oeil Jaune) : Grâce à ses yeux, elle peuvent anticiper les mouvements de l'adversaire et ainsi, les parer sans difficultés. Il permet une grande précision, c’est pourquoi elle est aussi douée en combat à main nue. Elle peut aussi retourner les techniques magiques de ses adversaires contre eux. Au niveau 0, il ne peut être activé qu'une trentaine de secondes pour plusieurs heures de repos. Au niveau 15, il peut être activé une heure entière et n'a besoin que d'une heure pour se recharger.
La Méditation : Compétence permettant de diminuer les effets de la faim, de la fatigue, mais aussi l'agressivité des personnes l'entourant. Si les niveau 0 peuvent soigner assez rapidement un essoufflement ou une crampe en joignant les mains et en méditant, les niveau 15 peuvent rendre des bêtes inoffensives et soigner des blessures directes.
La Pacification : Elle peut générer (à partir d'elle même) une onde de choc sur une distance allant de 10m (débutant ou niveau 0) et 150m (niveau 15) qui supprimera tout sentiment hostile chez les êtres se trouvant dans la zone. Cette technique peut être utile pour couvrir une fuite lors d'un combat trop innégal. Seltyna sait qu'elle a ce pouvoir mais ne l'a jamais utilisé ailleurs qu'à l'entrainement, dans la citadelle Sensouhi de Knara. La raison est que lorsqu'elle utilise cette compétence, quelquesoit la surface couverte, elle tombera en syncope (dans les vappes quoi...), et généralement pour quelques heures (eh oui, c'est fatiguant de pacifier !). Il faudra alors nécessairement un allié pour la porter jusqu'à ce qu'elle sorte du coma.







Mémoire d'une Sensoushi ~ Seltyna Arano



48ème de Touran
En ce jour, le 48ème de la sainte saison de Touran, je débute l’écriture de mes mémoires. A l’heure où j’écris ces lignes, je ne sais pas si j’aurai la force de le terminer, je sens le mal s’insinuer en moi de plus en plus depuis l’instant où cette créature m’a blessé. Je ne sais combien de temps il me reste encore à vivre avant que la maladie m’emporte.

Cette nuit a été la plus longue de toute mon existence. Le soleil s’était couché depuis une heure déjà. Ma souveraine bien aîmée m’avait congédié pour la soirée. Elle n’avait plus besoin de moi. Je me promenait dans les jardins de la cité, flannant de ci, de là. La nuit était froide et sombre à faire dresser la fourrure sur les pattes. Même les rats n’osaient pas montrer le bout de leur museau. Une nuit sinistre pour la sainte saison de Touran. Les températures étaient d’habitude plus élevées.

J’avança ainsi jusqu’au chemin de garde. Accoudée sur les ramparts, j’admirai la fôret à travers le noir d’encre de la nuit. Je ne remercierai jamais assez mes ancètres de m’avoir fait don de la vision de nuit. Quand je pense que nous sommes presque la seule espèce à pouvoir voir naturellement dans le noir total, quel inconvénient ça doit être, pour les humains notamment... eux qui ont sans cesse peur des rats. Quel gêne ça doit être de savoir que quelquechose nous guette sans pouvoir le voir.

Je perçu un bruit d’eau loin sur ma gauche, du coté du pont levis. Probablement des enfants qui s’amusaient. Ils devaient probablement jouer à cache-cache à une centaine de mètre d’ici car je les entendai à peine malgré mon ouïe pourtant très sensible. Je me mis à regarder vers le ciel et fermer les yeux. J’aime tant être sentir l’air frais sur le bout de ma truffe.

J’étais si bien. En pleine méditation. C’est peut être pour ça que je n’ai pas trop compris la suite des évènements. Tout a été si vite. Une effroyable rugissement a fait vibrer la cité entière. Suivit de dizaine... que dis-je, de milliers de gémissements démoniaques, à moins que ce fut des ricanements. Effrayée, je me suis aplati par terre, me ramassant sur moi même en hérissant ma fourrure. Généralement ça me fait paraitre plus impressionnante aux yeux des petit félineaux pas sages. Rien de tel pour leur flaquer la frousse pour qu’ils regagnent leur corbeille (les humains appellent ça des « lits »). Mais ce soir là, ça n’avait rien de commun avec ces enfantillages.

Je me trouvait toujours sur les remparts lorsqu’ILS sont arrivés. J’avais beau les distinguer sans mal dans l’obscurité, je ne parvenais pas à les compter tant ils semblaient nombreux. Ces monstruosités rampaient, courraient ou glissaient sur tout ce qui pouvait être matériel. Je n’ai pensé qu’à une chose : ma Reine. Aussi, me suis-je relevé et ai-je couru ventre à terre jusqu’au palais. Les monstres se rapprochaient, on les entendait maintenant très nettement, mais leurs rugissements étaient à présent mélangés aux cris de terreur des hommes, femmes et enfants tués sans distinction aucune.


Arrivé au palais, les abominations étaient partout, je me glissa aussi discrètement que possible dans les dédales de couloirs sans me faire repérer. Je parvins ainsi à rejoindre ma bien-aimée souveraine. Constamment à ses cotés, Je la défendit chèrement, griffant, déchirant, égorgeant à tour de griffes ces damnées créatures venues droit des enfers. Les serres d’une immondité à l’agonie tentèrent d’atteindre ma reine en arrachant son coeur à vif. Je m'interposa pour la protéger, ainsi, au lieu de son coeur, ce fut mon épaule qui fut profondément lacérée. Un geste louable qui sauva la vie de la souveraine sur le moment. La reine et moi (j'étai la dernière servante encore en vie) parvinrent à se réfugier dans la grande salle du palais. L’immense porte fut scellée pour retarder l’arrivée du mal. Soudain, ma souveraine me saisi fermement par le bras et me demanda de lui accorder une dernière faveur :


- Seltyna, tu as toujours été ma loyale servante. Il est temps que tu me rendes un dernier service : Passe par les toits, trouve Amalthéa, elle devrait être du côté des jardins. Elle peut encore être sauvée. Emmène là loin d’ici !

Ma Reine souhaitait que je la délaisse pour aller m'occuper de sa fille. J'étais convaincu qu'il était encore possible de gagner la bataille contre ces monstres... Je me trompai lourdement... Notre sort était déjà fixé depuis bien longtemps.

- Mais, ma reine, il n’est pas encore trop tard, nous pouvons les rep...

- Fais-le ! me coupa la reine sur un ton dur qui n’attendait aucune réplique.

- Bien ma reine. J’y cours ma reine. lui répondis-je

J'emprumta les toits pour me rendre jusqu’aux jardins, où devait se situer la fille de la reine. Je couru à en perdre haleine, aussi vite que mes pattes le permettaient. Quasiment arrivé, un grand fracas se fit entendre derrière moi. Sans même me retourner, je devinai que les monstres étaient parvenu à détruire la porte de la grande salle.
A mesure que j'approchai des jardin, l’action se faisait moins rude. Je fis une courte pause, hésitant entre mon devoir (qui était de protéger la reine au péril de ma vie) et la mission qu'elle m'avait donné (protéger Amalthéa). La reine courrait un grave danger, je le savais. Dans le feu de l’action, je réfléchit :


*Je ne peux pas abandonner la reine à son sort pour sauver sa fille. Peut être même cette dernière est-elle hors de danger à l’heure actuelle. Et puis, quelqu’un d’autre pouvait très bien le faire à ma place.*

C’est alors qu’un lieutenant de la garde passa devant moi en courant. Je l’intercepta :

- LIEUTENANT !

- Servante ? répliqua-t-il en se plaçant au garde-à-vous, me reconnaissant. A l'époque, en temps que première servante de la Reine, j'avais toute autorité sur les gardes de la cours.

- Je n’ai que peu de temps, je dois retourner protéger ma reine, je dois te confier une mission qui émane de sa majesté elle-même. Prends quelques gardes avec toi, et va dans les jardins. Trouve la fille de sa majesté, et emmène là loin d’ici, en sécurité. Partez devant ! je vous rejoindrai. Prenez soin d'elle jusqu'à mon retour.

- A vos ordre Servante !

A peine eut il terminé sa phrase que je le vit intercepter à son tour trois autres gardes qui passaient par là. Il leur expliqua brièvement la tâche que je lui avaient confié puis ils partirent tous en direction des jardins. Rassurée, je fis demi tour, en direction de la grande salle, que j'avais quitté quelques minutes plus tôt.
Bondissant de toits en toits, manquant de me rompre les os à plusieurs reprises, je parvins enfin à la grande salle, mais alors que j'approchai et que la fumée brouillait mes yeux, un frisson hérissa ma fourrure.
Comme je l’avais deviné, la grande porte avait cédé. Je m’arretai net sur le seuil. Mes pupilles se dilatèrent devant le spectacle macabre qui s’offrait à moi. Les gardes du rois étaient tous morts, étendus, un peu partout dans la pièce.
C’est alors que je vis, parmi la poussière des gravas, le rois et la reine, au milieu de la salle, couteaux sous la gorge, entourés de quatres de ces créatures immondes.
Je croisa le regard de sa souveraine, ce fut la dernière fois... Au moment où la Reine m’aperçu, elle me cria de toute ces forces :


- Conte lui notre histoire, retrouve là et n’abandonne jamais, j’ai confiance en t...

Mais son cri fut coupé net par une dague noire recourbée qui glissa le long de sa gorge, l’entaillant jusqu’aux vertèbres. Ses yeux s’agrandirent sur l’instant, puis se fermèrent à tout jamais.
Je vis le Roi, furieux, se débattre de toute ses forces :


- Allez brûler en enfer ! ! ! Abominations de Koïar ! Je vous...

_________________



Seltyna Arano
Prêtresse Sensoushi


Dernière édition par Seltyna le Sam 16 Mai - 11:58, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mémoires d'une Sensoushi   Ven 15 Mai - 22:56

D'un geste brusque qui surprit tout le monde, moi y compris, il parvint à voler l’épée de la créature qui le maintenait, mais ce fut son dernier geste. Il n'eut pas le temps de la brandir qu'il tomba à genou, transpercé par une lame, puis une seconde, puis une troisième. Dans un râle, le roi s’effondra. Sa violente décapitation, quelques secondes plus tard, mit fin à son agonie.

Le souffle coupé devant ce spectacle, je s’enfuie à toute jambe. Ma conscience me dictait que j'aurai dût mourir avec la reine et nulle part ailleurs. J'avais échoué dans ma mission au service de la reine, et j'avais également négligé la mission qu'elle m'avait confié : La Reine était morte, et sa fille avait probablement dut connaitre le même sort. Dans un dernier espoir, je fit un détour par les jardins : là où aurait du se trouver Amalthéa. J'eu beau chercher, l'endroit était désert. Mais comme pour confirmer ma sombre pensée, un indice me fit deviner ce qui était probablement arrivé : un naperon déchiré et taché de sang trainait dans la terre, au pied d'un tas de tiges carbonisées qui fut autrefois un splendide massif de rose. Je ramassai le petit bout de tissu qui commençait déjà à s'effilocher : à la vue et à l'odeur, je ne savais que trop bien à qui il appartenait. J'aurai dût me charger moi-même de la sécurité de la jeune princesse au lieu de demander aux gardes de s’en charger, mais il était trop tard...

Le royaume tomba en moins d’une nuit. Comment avais-je pu être aussi prétentieuse et croire pouvoir défendre ma Reine contre ces hordes d’armées infernales. Les larmes aux yeux, je me mis à courir, droit devant moi sans jamais s’arrêter, le plus vite que pouvait me permettre mes pattes, ignorant les combats qui faisaient rage autour de moi. Je ne m’arretai qu'une fois très loin de la cité, en sécurité.






Je m’assied quelque instant et regarda la terre craquelée sous mes pattes. Une goutte de sang perla au sol, me rappellant ma blessure à l’épaule gauche . J'y jettai un oeil. Trois profonds sillons labouraient la chair, déchirant la marque que je portai à cet endroit : Un tatouage représentant un serpent enroulé autour d'une couronne.
Je su que c'était un signe du destin. La couronne était à présent fendue par la plaie : un signe me prouvant que je n’étais plus digne d’appartenir au peuple de Aral-Nahïr. Des traces sombres suspectes apparaissaient déjà, probablement le signe d’une infection.

Mes origines me rattrapèrent devant l’émotion. Un long miaulement strident venu du plus profond de mes entraillers jaillit de ma gueule, traduisant un désespoir et une tristesse qui me hanterait jusqu’à la fin de mes jours. Je me mis à marcher vers les montagnes, à l'horizon, dans l’espoir de m’y perdre et d’y mourir, mais ça n’arrive jamais. Sans que je le sache, j'eu pris la direction de la citadelle de Knara, la légendaire cité des prètres guerriers Sensoushi. On ne me revit plus pendant trois longues années, jusqu’à ce qu’un jour...


51ème de Touran
Voilà deux jours que j’ai quitté la cité. deux jours que je ne fais plus la sieste. C’est fatiguant de rester éveillé toute la journée. En plus je n’ai rien à manger. Je suis bientôt devant les montagnes et je vais en commencer l’ascension. Si je m’enfonce suffisamment dans le massif, personne ne me retrouvera. Ça sera probablement mieux comme ça.


52ème de Touran
Je viens de remarquer que je n’arrive plus à bouger l’annulaire et l’auriculaire de la main gauche. Il est probable que la blessure ait sectionné quelques nerfs. Cela expliquerai pourquoi je n’ai plus que trois doigts fonctionnels sur les cinq de la main gauche.


53ème de Touran
Un liquide bleueatre suinte des trois profonds sillons. Mais on voit encore bien le tatouage malgré la plaie. Ça fait mal. Il semble que les veines de cette partie du bras aient grossis. Je n’arrive pas à penser à autre chose. J’ai de plus en plus mal à la tête. Il me semble entendre une voix, mais je ne saisi pas bien ces paroles. Sûrement des hallucinations causées par la faim.


54ème de Touran
J’ai encore marché toute la journée. J’ai froid. Pourtant je suis en sueur. Je pense que j’ai de la fièvre. J’ai trouvé un vieux haillon dans les rochers, j’ai couvert mon bras avec. Sa vue me répugne.


55ème de Touran
Je n’en peux plus. J’ai les pieds en sang à force de marcher sur les rochers. Ma fourrure est boueuse. Voilà six jours que je ne me suis pas lavée, je sens l’humain mouillé. Je n’avais pas fait attention, mais l’infection à grandit. Elle va maintenant de l’épaule jusqu’à l’avant bras. Mon bras à maintenant un aspect bizarre, il est d’une couleur sombre et parcouru d’une multitude de veines bleuâtres. Elles semblent bouger, comme s’il y avait quelque chose en dessous. De plus j’ai des envies éphemères de faire du mal, de torturer ou même de tuer. Jamais de ma vie je n’ai pensé à des choses pareilles. C’est vraiment étrange.


56ème de Touran
Il est arrivé quelque chose d’effrayant. Je ne sais pas si je fais bien de le noter dans ce journal, mais je le note quand même. Ce matin, je me suis réveillée couverte de sang, allongée sur un cadavre de bouquetin des montagnes. Quelqu’un a dût profiter de mon sommeil (pourtant j’ai le sommeil léger) pour amener cet animal à coté de moi et m’éclabousser avec son sang. Mais le plus effrayant... c’est l’état du cadavre. Il est griffé de partout, complètement déchiqueté, mais rien n’a été mangé. Comme si quelqu’un avait fait ça pour le plaisir.
Dorénavant, je vais me méfier. Il est possible qu’une de ces créatures m’ait suivit jusqu’ici. Je vais ouvrir l’oeil. Je ne veux pas attendre ici. Le jour ne s’est pas encore levé, mais je vais me mettre en route.


57ème de Touran
D’habitude l’odeur du sang m’est insupportable. Hors actuellement... J’aime cette odeur, je la trouve excitante. C’est probablement le fait de n’avoir rien mangé cette dernière semaine qui produit cet effet. Je voyage à présent en compagnie d’une nuée de mouche dont je n’arrive pas à me débarrasser. Aucune trace de la créature qui me suit.


58ème de Touran
C’est terrible, je veux mourir. La maladie a envahi tout mon bras gauche. Il ressemble à présent plus à une serre démoniaque qu’à un bras. C’est affreux. Je vais m’arrêter, je n’en peux plus. Je vais m’allonger sur le sol et me laisser mourir. Au dessus de moi, haut dans le ciel, je vois un volatile qui décrit des cercles autour de ma position. Probablement un nécrophage : Ma mort fera au moins un heureux. Vu mon état, ça ne devrait plus être long maintenant. Je ferme les yeux... Pourvu que ça aille vite.

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Seltyna Arano
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MessageSujet: Re: Mémoires d'une Sensoushi   Ven 15 Mai - 22:57

72ème de Touran
La mort n’est pas venue comme je l’attendai. Contre toute attente je me suis réveillé, non pas au royaume des esprit, mais toujours en ce monde, sur un lit fait de planches de bois. J’ai le cou, les mains, et les pieds solidement fixés au lit de bois avec d’épaisses sangles de cuir. Je ne peux pas bouger. Qu’est ce que je fais ici ? Je ne me souviens de rien. J’écoute, mais je n’entends rien. Le silence total.

Soudain, un murmure se fait entendre.


*Réveilles-toi maîtresse ! Réveilles-toi ! Ils veulent me tuer, tu ne peux pas laisser faire ça ?!!*

Je cherche un instant sa provenance sans pouvoir la définir. Je réalise enfin qu’il provient de l’intérieur de ma tête. Il fut couvert par un bruit de pas approchant, léger, mais qui n’échappa pas à mes sens aïguisés. La porte de la cellule s’ouvrit sans bruit, laissant entrer une personne dissimulée par une robe à capuche d’un blanc immaculé qui vint s’agenouiller à sa droite, au pied du lit. D’après son odeur douce et peu marquée, j’en déduisit que s’était une femme. Et effectivement : un visage féminin d’un âge avancé se dévoilà une fois la capuche rabattue.
Elle était calme et posée. Ce qui n’était pas mon cas. Je bouillai d’impatience de lui sauter à la gorge pour la dévorer, voir ses viscères éparpillés partout dans la cellule. Et ça aurait déjà été le cas si je n’avai été liée au lit.
Comment est il possible que j’ai des pensées aussi abjectes, c’est impossible... Je ne connais même pas cette femme, je ne veux pas la tuer. Mais une petite voix au fond de moi m’ordonnait de m’en débarasser le plus vite possible.


*Tues là !*
*Tues là !*
*Tues là !*

Elle se présenta comme une grande prêtresse Sensoushi. Sur l’instant, il me semble avoir entendu un rire démoniaque résonnant dans la cellule, mais je ne su jamais si c’est moi qui avait rit ainsi, ou simplement la voix dans ma tête. Quoiqu’il en soit, la prêtresse ne réagit même pas. En revanche, quatre autres moines (visiblement apprenti) entrèrent rapidement dans la pièce, les mains jointes. Je sentai en eux de la peur, mais l’émanation était très faible. Ces gens devaient être très habile pour maîtriser leur émotions. A l’époque, je ne savais même pas qui ils étaient, ç’eut expliqué ma violente réaction à leur égart.
Le silence était terrible, enfin, la prêtresse prit la parole d’un ton serein, ne laissant transparaitre aucun sentiment.


- Bonsoir ma fille.
Derechef, je lui répondit :
- Que me...
*Regarde ce qu'elle nous a fait, elle nous a enchainé ! Il faut nous venger ! Il faut la faire souffrir jusqu'a ce qu'elle meurt. Comment pourrions-nous nous y prendre quand nous serons libre... mmh ?*
Ma langue n’osa plus bouger dans ma bouche. Je ne croyais pas ce que je mes oreilles venaient d’entendre. Ma voix avait terriblement changée. C’était une voix de démon qui passa le seuil de mes lèvres. Instinctivement, quelquechose me poussa à jeter un regard à mon bras blessé. J’eu la surprise de voir que l’infection avait changé l’aspect de mon bras. Ça n’était plus le bras félin couvert de fourrure que j’avai toujours connu, mais un bras décharné, où ne subsistait que des muscles et de rares lambeaux de peau. Ces parties de chair étaient devenu noires, parcourues de veines bleutés : autant de routes se divisaient sans cesse pour alimenter en énergie ce membre mutant. Lorsque je le découvrit, je ne put réprimer un miaulement de terreur qui ne s’interrompit que lorsque la prêtresse leva sa main en signant dans les airs une forme étrange. Je me senti alors appaisée, je n’entendai plus la voix en moi. La vieille femme reprit :


- Tu es possédée ma fille. Tant que tu n’auras pas fait la inculqué la paix à l’esprit sombre qui sommeille en toi, tu ne seras pas tranquille. Et ne songe même pas à mettre fin à tes jours car la mort ne te libèrera pas de son emprise. Détachez là. Dit-elle en se levant. A peine eut elle fini sa phrase que les moines s’avançaient déjà pour me détacher.

Connaissant les pensées macabres que j’avais eu quelques minutes plus tôt, je savais qu’il n’était pas prudent de me détacher. Mais je ne leur dit rien, trop impatiente d’être libre.
Lorsque la dernière sangle fut retirée, rien ne se passa. Je n’éprouvai aucunement l’envie de tous les égorger alors que je l’avais souhaité au plus fort de mon âme quelques instant plus tôt.

- Laissez-nous ! Dis la prêtresse à l’encontre des quatres apprentis.
Ils exécutèrent son ordre à la lettre et sortirent tous de la cellule. Elle poursuivit :
- Je sais ce que tu penses, tu penses que je suis une vieille folle et que je ferai bien de ne pas congédier mes apprentis. Tu penses aussi pouvoir profiter de la moindre occasion pour me tuer, peu importe que j’ai le dos tourné où non. Tu réfléchi également à la manière dont tu va pouvoir me tuer. Je te passes les méthodes lugubres que tu tentes d’énumérer dans ta tête. Mais sache que je n’ai que faire de tes pensées... Viens, suis moi, allons marcher, dit elle sur le ton le plus détendu du monde.

Je fut bouche-bée, sidérée par les paroles de cette vieille femme. Elle avait lu mes pensées et les avait récitée à la lettre.
La sortie de la cellule fut douloureuse pour les yeux tant la différence de luminosité était grande entre la sombre cellule et le soleil éclatant des montagnes, se refletant sur les neiges éternelles. Je fus un moment obligée de plisser les yeux, les pupilles presque complètement rétractées. Marchant à ses côtés, je me décida à prendre la parole :

- Depuis combien de temps suis-je ici ?
*Tues là ! Tues là ! Tues là ! Il me faut du saaaaaaanng*
- Quatorze jours, tu es restée quatorze jours dans le coma depuis que nous t’avons trouvé dans la montagne.
Elle continua de parler, je continuai de la regarder, faisant mine de l’écouter, mais j’avais l’esprit ailleurs. Il me semble que je n’en laissa rien transparaître, mais a cet instant, la voix maléfique ressurgit en moi, me sommant de décapiter cette vieille folle sur le champ.

*Ne vois tu pas qu’elle va nous tuer ?!! Egorges là sur le champs ! Laisses toi aller ! ! ! Répands ses tripes sur le sol ! ! !*

Pendant le moment qui suivit, il me sembla que je n’étai plus maîtresse de mon corps. Je ne voulais pas faire ça, mais je le faisai quand même. Quelqu’un d’autre contrôlait mes faits et gestes. J’avai ralenti, la vieille me tournait à présent le dos. Je regardai autour, les apprentis étaient loin, j’aurai largement le temps de commetre mon forfait, et personne ne serait là à temps pour la sauver. Je saisi l’occasion : en un dixième de seconde mes griffes étaient sorti et je me jettai dessus pour la faire passer de vie à trépas... et là, une chose incroyable arriva.

J’étais déjà en vol, à deux doigts de lui tomber dessus, mais voilà que, sans même se retourner, la vieille fit un rapide pas de coté pour m’éviter, me laissant m’écraser tête la première dans la poussière de la cour. Comment avais-elle pu me voir arriver ?!! Je ne laissa pas le temps mort s’écouler. Me relevant, je retourna à la charge, avec toute la haine amassée en moi. je me lançai à l’assaut, toute griffe dehors pour la déchiqueter. Et là... je ne compris pas non plus : son visage aurait dût se trouver a l’endroit précis où était mes griffes, mais je ne griffa que de l’air. Son visage était à quelques millimètres, mais je ne l’avais pas égratiné. Elle avait déjà fait un léger mouvement pour les éviter, comme si elle savait à l’avance ce que j’allais faire. Je m’acharna ainsi deux ou trois minutes sans jamais pouvoir l’atteindre. Furieuse, je n’ai pas compté le nombre de fois où je me suis retrouvée la truffe au sol durant ce combat (si on peut appeller ça un combat). Elle avait systématiquement, non pas un coup, mais deux ou trois d’avance sur moi, si ça n’est pas plus...

- ça suffit maintenant !

Je commençai à peine à m’essouffler, lorsque je la vis soudain faire un geste de la main, accompagnée d’une parole calme à laquelle je ne souhaitai pourtant pas obéir, mais que j’exécuta sans trop savoir pourquoi. Toute la colère que j’avais en moi avait disparu. J’entendai toujours la voix démoniaque au fond de moi, décuplée par la fureur de ne plus pouvoir me contrôler, mais j’y restai insensible.

Je la vit sortir de sa robe une fiole qu’elle me tendit en me sommant de boire quelques gouttes. C’est ce que je fis.
Au début, un très bon gout de menthe se répendit dans bouche, un arome semblable aux infusions que faisait ces humains. Mais rapidement, une suée me gagna. La terre tourna autour de moi. Je tomba à genou devant la douleur effroyable qui me vrilla le cerveau. Fermant les yeux, je me tint le crâne à deux mains, prète à m’arracher la tête pour mettre fin à cet calvaire, mais rien ne changea. Quelques instant plus tart, la douleur cessa aussi rapidement qu’elle était venu. J’ouvris enfin les yeux : j’étais à quatre pattes sur le sol, complètement essouflée et vidée de toute énergie, mais apaisée. Du coin de l’oeil, je vis la prêtresse s’agenouiller à coté de moi. J’écouta avec attention les quelques mots qu’elle prononça :


- Ma fille, nous avons tenté de te débarasser du mal qui rôde en toi, mais nous n’y sommes pas parvenu. Nous ne pouvons rien non plus pour ton bras. Tout ce que nous avons réussi à faire est créer un remède afin de le contenir. C’est ce que tu viens de boire. Tant que tu boiras cette potion, ton coté sombre ne progressera pas. Prends garde, ne le laisse pas prendre le dessus sur toi, où tu deviendras son esclave. Tu pourra revenir chercher de l’antidote ici quand tu le souhaiteras. Mais je préfère tout de même te donner une liste des composants nécessaires pour sa fabrication. Tiens... dit elle en me tendant un vieux parchemin que je m’empressa de saisir.

Je le déroula sur le sol même de la cour et lu :
. Trois gouttes de sève de fleur d’Herumor Noir
. Dix feuilles de Chanvre Hallucinogène (1 Pinus Ponocarpus)
. Deux grammes de poudre de lianne de Volosis (1 Silius Voulum)
. Quelques feuilles d’Orphèsde (1 Closfusem Oïtoa)


En dessous, suivait la recette, mais je n’y pretta pas attention.

- Ne te trompes pas dans les doses, celà pourrai t'être fatale, voir même produire l'effet inverse.
- Mais... comment pourrais-je les reconnaitre ? je ne connais même pas ces plantes ! dis-je, désespérée, sans même la regarder.
-Bientôt tu les connaitra, car tu va devenir une Sensouhi. Que tu le veuilles ou non ma fille, c’est ton destin...
La grande prêtresse Sensoushi avait prononcé ces mots d’un ton solenel, en me fixant droit dans les yeux. Je su à cet instant qu’elle disait vrai...

***

A la demande de la grande prêtresse, je n’ai répertorié dans ce livre aucun détail sur l’entraînement Sensoushi que j’ai suivi durant les années qui suivirent. Elle ne souhaitait pas que mes mémoires tombent entre de mauvaises mains.

***


C’est ainsi que je me plongea à corps perdu dans l’apprentissage de l’art Sensoushi. Pendant près de trois ans, on m’inculca les rudiements du combat à main nue, mais aussi les bienfaits de la méditation, et bien d’autres choses...

A l'aube du 1000ème jour de ma formation, l’ancienne vint me trouver. Nous allâmes ensemble jusqu'a la porte de la citadelle de Knara. Une splendide vue sur les neiges éternelles des montagnes, et la vallée en contrebas, s'offrait à nous.

- Ma fille, il est temps pour toi d’accomplir le grand pèlerinage...
Les jeunes apprentis en parlaient souvent. Le pèlerinage que tous Sensoushi se doit de faire pour passer au stade supérieur. Tous les Sensoushi ne se le voient pas proposé. Ce fut un honneur pour moi.
- Où trouverais-je les temples ?
- Il y en a quatre. Un dans les Marais Coulant, un autre au sommet du Mont Bardon, le troisième quelquepart dans le désert de la faim. Et le dernier, dans la fôret d'Iswial. Ils sont dissimulés, mais je suis sûre que tu les trouveras.
- Avant de partir... Tu aura besoin de ça. , me dit-elle en me tendant trois objets.

J'acceptai tout ce qu'elle me donnait en la remerciant. Le premier objet s'avera être une cape de Sensoushi. Le second était une petit gourde en peau de griffon contenant le remède au mal qui me hantait depuis Aral-Nahïr. Enfin, le dernier était un épais bandage tissé qui, je le devinai, servirai à masquer l'aspect démoniaque de mon bras. Si je devais rencontrer des gens, mieux vallait se faire passer pour une personne atteinte d'une maladie bénigne que devoir avouer être possédée.


- Va ! à présent... et fais attention à toi. me dit-elle en esquissant un bref sourire (le seul qu'elle m'ait jamais adressé) avant de me tourner le dos et de repartir dans les entrailles du monastère. Je savais que je la reverrai... mais quand ?

Je la suivit du regard jusqu'a ce que les immenses portes se soient refermées. Puis, mon regard se porta à l'horizon, vers la lueur du soleil levant. Heureuse et triste à la fois de quitter la communauté Sensoushi.

Je ne me doutais pas que mon histoire ne faisait que commencer...








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Seltyna Arano
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MessageSujet: Re: Mémoires d'une Sensoushi   Sam 16 Mai - 12:02

En descendant des montagnes, elle fit la connaissance de Nexus : un jeune maître des clefs au sang vert. Après de multiples péripéties en sa compagnie, de fort liens d'amitié s'installèrent entre eux. Amitié qui, au fil des mois, se transforma en amour.

C'est ainsi qu'un jour, prit naissance le clan des sangs-vert, au beau milieu d'une foret. Curieusement, ces descendants - fruit d'une union entre Nexus et Seltyna - ne disposaient que des caractéristiques du maître des clefs. Cela n'empêcha pas Seltyna de figurer dans de nombreux écrits en tant que fondatrice du clan. L'amour que lui portait Nexus était si grand qu'il sculpta deux immenses troncs d'arbre à leurs effigies, enlacés l'un à l'autre, au sommet de la grande cascade, non loin du campement.


Sa vie bascula au début de la saison où les feuilles commencent à tomber des arbres... C'était il y a une centaine d'année. La tribu n'était constituée que d'une quinzaine de membres. Cette journée avait pourtant bien commencer : Seltyna s'était éloigné du campement en compagnie de Nexus - Son Nexus - pour lui annoncer une très bonne nouvelle : Elle était à nouveau enceinte.

Ils furent prit au dépourvu lorsqu'une trentaine de sombre sortirent des fourrés en les visant avec leur armes, plus menaçantes les unes que les autres. Toute résistance était inutile et ils le savaient. Le chef de ce régiment de sombre fit alors son apparition en leur proposant un ultimatum - qui fut davantage perçu comme un chantage.

Ils venaient pour Seltyna. Ses déambulations dans les villes du monde des frontières célestes faisaient de plus en plus d'adeptes à la cause des lumineux : Il fallait l'empêcher d'agir. Ils ne purent la tuer, un tel sort l'aurait fait passé pour une martyr et aurait soulevé des masses de populaces en colère. Les sombres décidèrent donc de l'obliger à les suivre. Ils avaient connaissances du campement des sang vert. Le chantage était simple : Ils proposèrent donc à Seltyna de les accompagner sans opposer de résistance, sans quoi ils se verraient obligé de raser le campement - et donc la descendance de Nexus et Seltyna.

N'ayant pas d'autres choix, la Sensoushi se vit obligée d'accepter la proposition et les suivit sous le regard désespéré de Nexus. Ce ne fût pas vraiment une surprise, mais les sombres ne tinrent pas parole et décidèrent d'attaquer tout de même le campement, en prenant garde à ce que la Sensoushi soit suffisament éloignée pour ne pas se douter de quelque chose.

Resté sur place, entouré de sombres, Nexus bouillonnait de ne pouvoir agir. Il ne savait que faire et n'avait pas voulu attaquer pour ne pas risquer la vie de Seltyna, et par la même occasion, celle de la nouvelle âme qui avait prit naissance en elle.
Il attendit que les soldats fussent suffisamment éloigner pour dégainer son épée et faire appel aux forces de la nature. Cimetaire levé, Nexus tuait à tour de bras. Il commença à parler pour invoquer les arbres, mais ce fut sans compter le redoutable archer sombre posté sur un rocher, un peu à l'écart. Ce dernier anticipa le mouvement du maître des clefs, banda son arc, et décocha une puissante flèche noire.

Les arbres commençaient tout juste à s'animer lorsque le trait perfora la gorge de Nexus, l'empêchant de terminer son invocation. Les forces de la nature retombèrent donc avant d'avoir put venir en aide au jeune homme. Il avait néanmoins réussi une chose : Son début d'invocation avait permit à la nature d'avertir le campement par des signes discrets. Les descendants purent donc évacuer le camp pour gagner un endroit sûr : le coeur même de la forêt. Le combat fut acharné. Nexus, malgré sa détermination, commençait à plier sous le nombre, sachant pertinemment que chaque seconde gagnée était une seconde de plus donnée à ses descendants pour se mettre à l'abri..

Il encaissait jusque là des égratignures, mais les blessures se faisant de plus en plus douloureuse. La lame de son cimetère finit par se briser, le laissant sans défense, entouré d'une petite armée de sombre. Son corps était tellement meurtrit qu'il ne sentit pas venir les coups qui l'achevèrent. Une première lame, frappant traîtreusement dans le dos le mit a genou. Une seconde lacéra profondément son torse.

Les coups s'arrêtèrent soudain de pleuvoir. Le chef des sombres s'avança pour s'agenouiller aux cotés de Nexus, il lui murmura à l'oreille..


- Avant que tu meurs, je veux que tu saches que pas un de vos descendants ne survivra. Nous raserons et brûlerons ce campement jusqu'a ce qu'il n'en reste que des braises, des os et du sang. Quant à ta Seltyna, tu aurais pu la sauver si tu nous avais vaincu, mais tu n'es pas assez fort pour t'opposer à nous. Saches que jamais personne ne la retrouvera. Elle pourrira pour l'éternité dans un lieu sordide que personne ne découvrira jamais, tu m'entends ? JAMAIS ! Un dernier mot "Héro" ?

Le sourire narquois sur le visage du chef s'efface. Il s'attendait à entendre Nexus le supplier de le laisser en vie, mais ça n'est qu'une flopée d'insultes garnies ainsi qu'un crachat sanglant au visage qu'il obtint de la part du jeune maître des clefs. Furieux, le sombre se releva, dégaina son épée et transperça violemment Nexus en partant du creux de l'épaule. La pointe de la lame ressorti au niveau de la hanche en ayant au passage perforé le coeur de Nexus, qui s'arrêta de battre à cette même seconde.

Dans la fôret, marchant en compagnie d'une vingtaine de sombre, Seltyna priait intérieurement pour que Nexus ait trouvé un moyen de s'échapper pour ensuite avertir le campement. Elle ne savait pas la tragédie qui se déroulait alors qu'elle marchait dans les feuilles.

Ils marchèrent des jours et des jours, jusqu'à arriver dans une ville qu'elle avait bien connu. Elle fut conduite à l'abri des regards, au pied d'un immense bâtiment aux murs recouverts de salissures. Les gardes la menèrent dans une cellule isolée, afin qu'elle ne puisse utiliser ses pouvoirs de pacification pour s'échapper.

C'est ainsi qu'elle fût emprisonnée, sous terre, seule dans une sordide cellule suintante de la prison du corbeau noir. Elle ne sût jamais si les sombres avaient honorés leur promesse. La torche de sa cellule finit par s'éteindre, la plongeant dans un noir absolu proche des ténèbres. Elle attendit des jours, des semaines, des mois... mais personne ne vint. Aucune nouvelle de Nexus, ni de personne. Seul le plic-ploc de l'eau ruisselant du plafond de la cellule troublait le silence de l'endroit. Elle ferma alors les yeux et ralentit son rythme cardiaque, presque au point de l'arrêter, "presque". Elle se mit ainsi à méditer comme jamais elle n'avait médité : dans un état de transe avancé, où le temps n'avait aucune influence sur elle.

Depuis ce jour, elle gît dans le noir absolu, ni morte, ni vivante, en tailleur sur une plaque de marbre posée à même le sol, attendant le moment de sa libération, qui ne viendrait peut être jamais...







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MessageSujet: Re: Mémoires d'une Sensoushi   

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