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 Descriptions Éphémères

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Opium
Mi-Humain, Mi-Elfe
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MessageSujet: Descriptions Éphémères   Mar 13 Jan - 0:25

Physique:

Un pas souple, une respiration lente, une posture habile... Un corps fin, svelte mais puissant, une grande taille. Il inspire.
La voie coule en lui, lui donne un air serein, calme. Il expire, un souvenir revient, un trait de feu dans son dos. Cicatrice. Il inspire. Bouge la tête, ses cheveux et sa pupille ébène. Il expire. Son regard transperce, il est vif, vivant. Il inspire. Ses yeux voient autre chose que ce qu'il y a autour de lui. Il expire. Ses paumes fines décrivent un cercle autour de lui. Il inspire. Son cou se creuse laissant voir sa pomme d'Adam. Il expire. Son corps est tendu et raide contrairement à son relâchement habituel. Il inspire. Ses lèvres se découpent sur le soleil du couchant. Son nez également dont la ligne droite reprend les couleurs orangées de l’astre. Perché en haut d’une tour, il expire. Il expire. Il expire. Il tombe. Ses yeux se ferment lentement. Un sourire se dessine sur ses lèvres pleines, le vent l’a titillé, l’a emmené avec lui, il n’a pas su se soustraire cette fois ci.
Sa paume habile se referme sur le bord du toit. Ses jambes galbées tombent dans le vide, son cou fin reste crispé. Il inspire. Il rit aux éclats.

Morale:

Liberté, et solitude, mots qui rythme la vie du jeune homme. Le vent et son plus fidèle ami. Pour Opium, personne ne vaut la peine qu'il s'attache à elle, surtout pour souffrir par la suite. Il possède un grand sang froid et c'est d'un mouvement de cœur lent qu'il affronte ses ennemis si il est amené à le faire. Il n'essaye en aucun cas de dominer mais de soustraire, de se laisser happer par les éléments, les laisser jouer avec son corps. Harmonie. On peut le battre, le violer, l'écorcher, l'égorger, lui, il s'offrira. On peut l'emprisonner, il se battra pour changer le cours des événements, car il est libre. Libre et simplement libre...
Il avance sur cette voie qui est la sienne, celle de la liberté, de son esprit, de son corps. Rien ne pourra l'empêcher de l'arpenter et de s'y avancer plus profondément encore car il est définitivement ce qu'il est, forgé par sa vie..
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Opium
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MessageSujet: Re: Descriptions Éphémères   Mar 13 Jan - 0:27

Ombre


Un cri s’éleva. Un cri de vie.
Le cri de vie d’un enfant désiré, aimé et qui sera surement choyé. Son père, un elfe, et sa mère, humble humaine ne lui donna pas de nom. Pas pour l’instant tout du moins, pas dans les jours qui suivirent l’événement béni pour eux. Les années, passèrent, la vie aussi...
Un grondement s’élève, une course, des pas précipités, des secousses, des bruits d’arme. Des pleurs. Le corps de sa mère chuta avec lui, il se releva, recommença à courir. Il se retourna, son père n'était plus là, sa mère ne bougeait plus. A cinq ans, on ne connait pas la mort, à cinq ans on croit au réveil, à cinq ans on appelle une mère persuadé qu'elle se réveillera, sans même faire attention au danger jusqu'à ce qu'il arrive à côté de soit. Le garçon se retourna et vit ses yeux rouges, ses griffes, ses dents. Il se rua contre un arbre avant de commencer à monter. Il grimpait vite, toute son enfance, il l'avait passé dans la forêt à grimper aux arbres, à sauter de branches en branches à défier les animaux les moins dangereux... Mais cette fois ci il en était autrement, cette fois ci il était seul, et ce n'était plus un animal serein qui le poursuivait juste pour lui faire peur. Lui, il voulait le manger. Le petit homme arriva en haut de son arbre, déjà l'animal le traquait, se hissant dans les branches espacées et épaisses. Le garçon s'élança alors. Ses mains se refermèrent fermement sur une branche d'un arbre voisin et il se hissa facilement. Il continua ainsi sa progression, semant peu à peu le sauvage de l'animal qui lui avait enlevé son univers. Il sautait allègrement, s'appuyait, repartait, se réceptionnait. Soudain la frêle branche cassa sous son poids, celle d'en dessous ne manqua pas d'amortir sa chute, lui brisant les côtes. Le garçon s'attendit à ressentir le sol résonner dans sa poitrine, il n'en fut rien et il reçut la claque d'une rivière tumultueuse. Au loin, un bateau se baladait tranquillement sur les flots moins dansants au milieu de la rivière. Une voix s'éleva de celui ci.
"Elrick! Viens voir !"


Un cri s'éleva. Un cri de peur, celui d'un adolescent. Il se releva et passa ses mains sur son visage. Depuis toujours ces images le hantait. Il pleura.
Le soleil traversa le volet de sa chambre tandis que sur sa porte quelqu'un frappait, comme tous les jours. Un vieil homme entra dans sa chambre. Qu'il avait vieilli au cours de ces trente années alors que le jeune homme n'avait vieilli que de quelques années en apparence. L'adolescent se leva et enfila sa tunique avant d'ouvrir la porte à son père adoptif. Le soleil lui caressa le visage et il pencha la tête pour faire retomber ses cheveux devant ses yeux pour ne pas qu'il l'incommode. C'est en s'adressant à une créature hirsute que Elrick donna ses ordres.
"Salut mon petit! T'a l'air en forme, aujourd'hui j'aimerais que tu ailles en ville me chercher quelques provision et du cuire, voila la bourse d'argent, garde les reste pour toi..."
"D'accord..."
Le vieil homme s'en alla mais finit par se retourner.
"Et trouve toi un nom aussi..."
L'adolescent hocha la tête en pinçant les lèvres. Il essayait de se souvenir de son vrai prénom depuis des lustres mais rien ne revenait mis à part ces cauchemars effrayants, cette bête, sa mère... Pourtant, durant ces trente ans, l'homme n'avait pas chercher à le nommer. Maintenant il pensait qu'il en était temps donc c'est qu'il était temps de se trouver une identité, de laisser le passé, d'oublier les cauchemars. Le jeune garçon avança derrière Elrick puis changea de chemin pour aller dans la salle d'eau. Ils avaient beau vivre loin de tout, Elrick possédait une très jolie maison de campagne. Les bois l'entourait et des arbres rouges protégeaient la cour du soleil d'été. C'était une maison fraiche en été, chauffée par l'immense cheminée en hiver. Une source coulait non loin dans la forêt et procurait l'eau pure dont le maitre et son élève avait besoin. C'est de cette eau que l'adolescent mouilla son visage et ses traits. Ses lèvres laissèrent perler l'eau avant que sa langue ne les rattrape doucement, cette eau était aussi bonne à boire que claire. Lorsqu'il fut prêt il se mit en marche. Une marche rapide mais souple, emprunt d'un entrainement régulier et autrefois draconien. A cette heure ci, il y a moins de cinq ans, la course prônait, ensuite la nage puis les assouplissements, après le combat. Il n'avait rien perdu de ces disciplines et s'entrainait dès qu'il le pouvait. De toute façon cela lui était source de plaisir et de découverte...
Rapidement il fut arrivé à la petite bourgade qui regardait la rivière dans laquelle il fut sauvé. Un pêcheur possédait une échoppe qui effleurait la rue. Le jeune garçon s'en approcha. Un homme assez corpulent mais au rire et au regard joviale le jugea.
"Te voilà toi!"
"Bonjour Ellac."
"Alors, Elrick demande quoi aujourd'hui ?"
Il lui tendit la liste sans prononcer un seul mot.
"Tu n'as toujours pas allongé ta langue toi."
L'ami de son maitre lui lança des yeux rieurs. Non il ne parlait presque pas, pourtant il voulait en dire des choses, des choses qu'il n'arrivait pas à exprimer. Deux jeunes femmes se pressèrent derrière lui en glapissant et en chuchotant. Il aurait bien pu saisir toutes les paroles mais à quoi bon ? Ils les connaissaient déjà leurs paroles, c'était celles de toutes les autres... Les yeux toujours sur le comptoir il s'amusait à compter les stries du bois, pourtant son attention revenait toujours aux femmes qui glapissaient derrière lui. Il était intimidé faces à elles. Il n'avait jamais côtoyer bien longtemps l'une d'entre elle, pourtant il les trouvait si belles. Leurs formes changeait tellement de celles des hommes. Elles étaient courbes et les hommes angles. Il ne pu contenir plus longtemps son malaise et souffla légèrement. Les rires reprirent de plus belle... Son attention capta la voix d'Ellac.
"Je sais pas ce que tu leur fait mon petit mais à chaque fois c'est pareille... Tu mériterais le surnom d'Opium tellement tu les ensorcelles !"
L'adolescent jaugea les paroles du vieil ami. Il n'avait pas grand chose pour lui. Peut être le carré de ses épaules ou ses cheveux et ses pupilles d'ébène, mais elles ne connaissaient rien de lui comment aurait il pu les séduire comme ça...
Ses courses finies en ville, le garçon retourna chez son maitre. Une série d'exercices suivirent et lorsqu'il fut épuisé, il s'arrêta, s'allongea dans l'herbe et respira à plein poumon le vent, la terre et les arbres. Il n'arrivait pourtant pas à réduire la fatigue de son corps, à se concentrer ou même à s'apaiser. Elrick le vit bien et lui posa une question, question qu'il ne posait que rarement.
"Quelque chose te tracasse ?"
L'adolescent se redressa pour d'adresser correctement à ce qui était plus qu'un mentor ou un père adoptif, un guide.
"Vous qui êtes solitaire et qui tenez à votre liberté, pourquoi avez vous décidé de me prendre sous votre aile, de faire de moi votre apprenti, de m'apprendre l'art du combat et celui de la liberté ? "
"Tu m'as tout simplement envouté, comme tu envoutes bon nombre de gens et d'esprit..."
Elrick marqua un temps de silence et lui posa une deuxième question:
As tu trouvé ton nom ?
"Opium"
Le maitre sourit à son élève...
Il inspire, il est Opium, son nom est Opium.
Il expire, Opium est lui, Opium est son nom.
Il inspire, qui des deux est le plus fort ?
Il expire, sa liberté...
Il rit.
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Opium
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MessageSujet: Re: Descriptions Éphémères   Mar 13 Jan - 0:28

Lumière


Un cri s'éleva, un cri de liberté. Celui d'un jeune homme, celui d'une ouverture. Le vent lui souffla à son oreille, son murmure s'insuffla dans son corps. Il s'amusait avec lui, et lui, s'amusait avec lui...
Son enseignement s'était arrêté quelques années auparavant. Elrick sentait sa vieillesse l'étreindre alors qu'Opium n'avait pas changé, n'avait vieilli que mentalement, laissant à son corps toute sa jeunesse, toute sa force et toute sa souplesse. Le maitre avait congédié l'élève et lorsque Opium avait demandé qu'est ce qu'il entendait par "Tu es libre". Deux réponses purent abreuver son âme, celle du savant et celle du poète... L'une est "Toi tu partiras dans un sens, moi je me rendrais dans l'autre" l'autre est "Rien ne pourra jamais délier maitre et élève, même le silence de la mort.."
Depuis ce temps, le jeune homme à apprit à découvrir le monde, les autres hommes, les femmes, les villes, le temps. Son caractère c'était affirmé et ces paroles également. Il avait trouvé son ami le plus fidèle. Autant son maitre écoutait l'eau, lui entendait le vent.
Et c'est la raison pour laquelle il est là aujourd'hui, en haut de cette tour gigantesque à défier le vent et à observer le soleil mouvoir vers l'horizon pour s'endormir. Son ami, fourbe par moment essayait de le faire tomber, par d'autre, le poussait à s'envoler, encore d'autre le caressait. Opium se laissait emporter par l'élément, le laissait le pousser et pourtant il ne tombait pas. Son corps bougeait en fonction des aléa de l'élément qu'il ne pourrait jamais forcer ou encore diriger.
Harmonie.
Le vent soufflait, il s'offrait à lui. Il le caressait, le jeune homme se dénudait pour mieux sentir encore sa peau. Il voulait qu'il s'envole, le garçon tendait les bras vers le ciel qu'il pouvait presque toucher. Harmonie... Le jeune homme se laissa enfin surprendre par le vent qui le balaya tel un fétu de paille sur le toit. De justesse il se rattrapa sur le bord de celui ci avant d'éclater de rire dans la nuit surveillée par la lune fidèle. Il savait que ce n'était pas une victoire, juste un jeu, l'issue d'un jeu qui serait la même toute sa vie...
Opium crocheta le bord du toit avec son pied et se hissa sur la surface lisse, faisant attention de ne pas glisser. Il se mit à courir puis un espace signala le début du vide. Le jeune homme le franchit sans hésitation et se rétabli sur le toit voisin en s'appuyant fortement sur ses cuisses. Il se laissant ensuite doucement glisser le long de l'édifice en pente et se rattrapa à un lampadaire qui trainait sur le mur avant de le lâcher et d'atterrir souplement au sol. Personne ne semblait avoir vu sa course à part la lune qui découpait ses épaules et sa nuque, éclairant les deux fins poignards qui s'étalaient sur ses cuisses. Fins mais longs, équilibrés mais rapides et légers. C'étaient des lames d'un bon travail. Ils ne voyageaient rarement sans et généralement les camouflait grâce à sa cape de voyage. Opium longea calmement la rue déserte ou se trouvait sa chambre. En poussant la porte du bâtiment, il vit un homme accompagnée d'une femme, surement de petite vertu vu la façon dont elle était vêtue. Il ébroua la tête, ses cheveux dans tous les sens et disparu telle une ombre dans le hall de l'appartement qu'il occupait. Il monta doucement les escaliers en observant la mosaïque ancienne des lieux. Il se dit qu'il n'était pas si mal logé pour les bas fonds de la ville. La pièce dans laquelle il arriva était simple et modeste, elle comportait un lit bas avec quelques couvertures en tissu, une armoire et un petit meuble qui supportait une vasque qu'Opium prenait soin de remplir tous les matins. Un balcon faisait place en face du lit et le jeune homme s'y aventura après avoir déposé ses armes et sa cape sur son lit.
La nuit était fraiche mais revigora sa peau. Il s'appuya sur la rambarde en pierre pour regarder le ciel, un rituel purement personnel et qui trouvait sa source il ne savait où... Seulement ce soir, la dévergondée qu'il avait vu en entrant et l'homme qui la suivait s'entretenait plus en profondeur dans la rue qui faisait face à son balcon. Il souffla... Le sexe, sans amour, il y avait gouté et quelque fois le goutait encore mais n'éprouvait rien de plus qu'une envie soudaine rassasiée... Il les observa, plutôt il l'observa elle, ses épaules, sa poitrine... Tout son corps était fade et ne brillait d'aucune sorte, c'était encore une colombe défraichie, qui ne s'envolerait jamais plus. Il ne comprenait pas que l'on veuille d'un esprit aussi éteint et d'un corps aussi fade même pour assouvir un besoin purement physique. En s'adressant aux étoiles il prit congé.
"Mes amies, ils faudra remettre à demain notre rencontre..."
Il sourit en rentrant puis enleva sa tunique, sa ceinture et les lanière de cuir qui retenaient ses poignards pour enfin se glisser sous ses draps. Au moins il pouvait voir le ciel sans les impuretés des tréfonds de la ville. En s'adossant au mur, il réfléchît. Quelle serait la femme qui pourra un jour l'envouter comme lui les envoute ? Qui l'envoutera réellement, pas comme lui, grâce à un don sortie d'où il ne savait. Il rit intérieurement, il fallait qu'elle brille comme un soleil, qu'elle soit un soleil, qu'elle soit libre, pas spécialement belle physiquement car ce que lui voyait était la souplesse des pas, l'harmonie, la liberté des gestes, des mouvements, du caractère, de l'esprit... Il aimerait le rencontrer le soleil...
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MessageSujet: Re: Descriptions Éphémères   Mar 13 Jan - 0:28

Éclipse


Un cri s'éleva, un cri muet. Celui d'un cœur.
Ce soir là, Opium ne l'avait pas passé à s'entrainer et à perler au vent, juste à se divertir. Cela tombait bien car une troupe intermittente de musicien danseurs venait de s'arrêter sur une place de la ville. Le monde était au rendez vous, ils devaient avoir bonne réputation, c'est ce qui poussa Opium à s'arrêter sur un toit plutôt que de descendre sur la place. Le spectacle débutât contre toute attente et le jeune homme fixa ses yeux sur la scène. Les musiciens et les danseurs se présentèrent puis entamèrent leur représentations. Danses, cabrioles, musique... En fait, ils n'étaient pas si loin de lui d'une certaine manière, à part qu'il jouait comme un pied et il le reconnaissait avec un sourire intérieur. Ils étaient souples, tenaient l'équilibre. Enfin ils étaient empli d'une vitalité impressionnante, qualités que le jeune homme trouvait digne d'intérêt. La soirée passait longtemps, lui était toujours sur son toit et ses yeux suivaient une nouvelle entrée en scène, une jeune femme qui l'éblouis particulièrement. Elle dansa et son cœur s'emballa, comme si il suivait ses mouvements... C'était comme si elle rayonnait, sa peau était si pure, si belle, ses cheveux également mais plus encore que son physique, ses mouvements étaient emprunts de grâce, son chant de volupté. Sa souplesse ne lui faisait défaut, ses cabrioles étaient magnifiques. Tandis que l'homme la fixait des yeux, son souffle s'accéléra et il descendit de son toit précipitamment. Il resta néanmoins en retrait et réattacha sa cape de voyage à ses épaules puis releva son capuchon, la discrétion faisait partie de son univers, et il fallait bien se montrer prudent... Il n'arriva plus à contrôler ses émotions, son coeur cognait ses côtes... Elle était... comme un soleil...
Tout en elle criait voyage.
Tout en elle criait liberté.
Tout en elle criait Harmonie.
Tout en elle était destinée à l'amour qu'il pouvait porter envers quelqu'un, tout en elle était d'une beauté simplissime mais touchante, elle était nuage, frêle mais agile, souple, habile...
Opium détourna le regard, les yeux, le corps. Il ne voulait pas l'envouter, pas elle... Il ne voulait pas qu'elle l'aime à cause d'un pouvoir incontrôlable... Il voulait en pleurer tellement c'était injuste qu'elle puisse l'aimer rien que pour ça et pas pour ce qu'il est, solitaire et parlant au vent...
La musique s'arrêta et il se retourna. Les musiciens était descendus, elle aussi. il l'observa de dos mais elle se retourna vers lui, il en fut surpris et plongea d'autant plus en elle, dans la limpidité de ses yeux turquoises. Elle aurait pu descendre d'un ange... Elle était pure, pureté était elle, soleil ardent, c'était presque comme un élément, celui dont le jeune homme n'avait jamais réussi à parler ou même à réussi à jouer avec... Elle le fixait toujours, il déglutit difficilement, faisant doucement rouler sa pomme d'Adam. Elle se mit à chanter et lui se scotcha sur place, au lieu de s'enfuir, il resta là, au lieu de retrouver sa liberté, il se laissa enchaîné, enchaîné à un soleil, un soleil qui lui brulait les muscles, les paroles, la réflexion.
Deux membres de la troupes s'approchèrent et l'invitèrent à venir partager leur repas. Il accepta.
Devant son assiette il ne parlait pas, ses gestes étaient brouillons, désordonnés... Sa propre harmonie s'en retrouva brisée devant elle... D'ailleurs, le repas se termina bien tôt à son gout quand la demoiselle regagna son lit. Opium paya son dû aux autres membres de la troupe. Ils repoussèrent d'abords son argent jusqu'à ce que le jeune homme ne leur indique que si ce n'était pour le souper, c'était pour leur excellente prestation. Ils se quittèrent bons amis et Opium regagna un toit voisin. Son être était rongé par la vision de la jeune musicienne, de cette bohémienne. Son corps semblait le pousser vers la tente de la jeune femme. Finalement il s'y résigna, lorsqu'il poussa le battant de tente, une atmosphère chaude mais saine régnait dans le petit appartement aménagé. Il entra, silencieux et furtif comme une ombre. Il arriva prés d'elle, elle dormait. Il observait les mouvement infimes de son corps, celui de sa respiration, celui de ses yeux qui songent...
Elle se réveilla subitement et comme elle inspirait pour crier, il lui posa doucement sa main sur la bouche, geste de silence et paroles douces d'un "shhhh" parti dans la nuit solitaire. Il la lâcha, s'assit à côté d'elle, simplement, délicatement... Il l'enlaça, juste l'enlacer, la sentir près de lui, rien de plus, sentir son parfum, sa chevelure, sa peau. Elle le pressa contre elle et chercha ses lèvres. Opium voulut s'y refuser, il n'était pas venu là pour ça, il ne voulait pas se soustraire juste à ça, juste maintenant pour repartir ensuite. Non il ne ... Son baiser le brula et fit taire sa conscience. Elle le brulait, le brulait de ses yeux, de ses mains, de sa peau, de ses lèvres, de son corps... il dansait avec le feu lui même, avec sa chaleur, son infinité, sa puissance. Son cœur déchira ses côtes, sa conscience disparu, son souffle devint plus puissants. Ces gestes n'étaient plus hésitants ou tremblants, il étaient primaires, issus du fond des ages, des gestes naturels, emprunts d'une tendresse, d'une liberté, d'une souplesse et d'une volupté devenue naturelle au fil de sa vie, de sa voie, de son entrainement... Il s'endormit à ses côté et chuchota au vent lorsqu'elle fut endormie, il lui chuchota un vœu, celui de s'endormir toutes les nuits avec elle, de l'avoir chaque jour entre ses bras. Pourtant, lorsque les premiers rayons de l'aube touchèrent le corps nu de la demoiselle, sa présence s'en était allée, il n'était plus là, il s'était enfui avec le vent...

Un cri s'éleva, un cri de douleur. Celui d'un meurtri. Meurtri, qui ne l'est pas après avoir perdu son astre... Chacun possède son chemin, sa voie, et il fallut qu'il en choisisse une difficile, dure et fastidieuse. Cependant il ne laissera rien tomber ou même s'effriter de sa liberté et si leur chemins doivent se croiser à nouveau ce serait le plus beau des cadeaux que le vent puisse lui apporter.
Opium rejoint sa région natale. Il avait besoin de se ressourcer...
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