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 Mon petit...chapitre ^^"

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MessageSujet: Mon petit...chapitre ^^"   Mar 27 Mai - 12:54

C'est le premier chapitre d'un livre que j'ai arrêté y'a un an et quelque, donc le premier date quand même d'il y a un moment, restez donc indulgents. Il y a pas mal de fautes d'orthographes, de conjugaison, de grammaires et d'autre, des répétitions, bref, tout ce qui convient à un vieux truc XD.

La nuit était d’un noir d’encre comme on peut rarement en voir ces derniers temps, la lune brillait, haute dans le ciel, trônant au milieu des centaines de milliards d’étoiles présentes dans le ciel. Le vent soufflait allégrement entre les différentes bâtisses de la ville qui se dressaient comparable à l’herbe d’une plaine, une étendue de bâtiment se dressait, face à une étendue de champ où se dressaient à présent quelques fermes et quelques différents ballots de pailles souvent accompagné de vaches, de chevaux et de moutons dans un enclos voisin. C’est dans ce petit paysage campagnard que surgirent deux ombres dont la poitrine se soulevait avec force, visiblement à bout de souffle, elles se pliaient en deux, leurs mains se posant sur leurs genoux pour reprendre leur souffle. La plus grande des deux silhouettes se redressa pour lâcher un soupire de soulagement, ses longs cheveux flottaient au vent, suivant l’air qui se faufilait parmi les deux étrangers, soufflant allégrement entre les différentes pousses de blés et des autres champs environnants. Regardant autour d’elle avec cet air qu’ont les félins qui percent de leur regard les ténèbres, il scruta les environs avec attention, cherchant un mouvement aussi furtif soit-il. L’autre ombre se releva à son tour, regardant aux alentours comme son frère le faisait, lorsque son regard se posa dans la direction de la lune, les pupilles de ses yeux luisirent, devenant fluorescents à la manière de ceux des félins et des loups. Il cligna des yeux et le reflet s’éteignit lorsqu’il les rouvrit comme si ses yeux venait soudainement de changer de nature, il se tourna vers son complice et éclata d’un rire cristallin, se laissant choire dans le champ dans lequel ils s’étaient réfugiés. Son acolyte le rejoignit, se laissant tomber contre les pousses qui s’étaient par malheur trouvé là. Il regardèrent le ciel en silence, une main posée sur leur ventre, l’autre sous la tête, ils repensaient à tout ce qu’ils avaient fait à l’instant. Revoyant leur petite intrusion dans le clan ennemi, planqués dans l’ombre, ils se dissimulaient si bien que l’ombre elle-même ne semblait pas se rendre compte que deux intrus se servaient d’elle pour passer inaperçu. C’était réussit en tout cas et il purent tranquillement observer les actions de chacun, remarquant que telle ou telle personne faisait partie de ce groupe qui n’était autre que leur ennemi, la petite tâche noire sur leur tableau du paradis.
- J’ai eut la peur de ma vie… Souffla la plus petite des silhouettes.
- Me dis pas que ces rigolos te faisaient peur ! Répliqua l’autre.
- Non, j’avais juste peur de ne plus pouvoir serrer Gabrielle dans mes bras…
- Ah…oui, moi aussi sa m’a effleuré l’esprit pendant un moment.
- Oh ! Déconne pas t’avais toi aussi la frousse de ne plus la revoir.
L’autre se contenta de grommeler en prétendant qu’ils feraient mieux d’y aller. Le plus jeune se leva, souriant car visiblement amusé par la réaction de son frère. Ils étaient bien frère, les deux frères de l’Ombre, les deux garçons les plus connus dans cette ville du Sud, les deux garçons que l’on redoute car leurs facultés sont immenses et indescriptibles. Il retirèrent les brindilles et la poussière qui s’était déposés sur leurs vêtements et dans leurs cheveux. Christ, qui était le plus jeune, scruta une seconde fois autour de lui et cru percevoir un mouvement furtif et rapide non loin d’eux. Il se raidit un bref instant puis se tourna vers son frère. Ils venaient de courir pratiquement durant quatre heures pour échapper à ces hommes, seraient-ils capable de reprendre la course ? Selon lui, cela ne devrait pas poser de problème, ils avaient déjà récupéré leur souffle cependant il restait sur ses gardes. Plus que d’habitude. Max, qui était son frère aîné et de toute manière l’aîné de la famille après leur père, avait également remarqué le mouvement mais n’en montrait rien. Entre eux deux il était sûrement celui qui fonçait dans le tas et rassurait les soi-disant troupes pour ne pas qu’elles commettent d’erreur, si Max se mettait à paniquer, Christ en deviendrait fou. Dû moins, c’était ainsi qu’il le pensait car il ignorait tout des pouvoirs de son frère et c’était d’ailleurs réciproque. Chaque membre de leur famille maîtrisait l’empathie, ou le moyen de ressentir les émotions des autres, or Christ était le seul à s’en être rendu compte et à s’en servir presque constamment. Enfin, il avait peut-être remarqué que sa petite sœur s’en servait parfois sans même s’en rendre compte, elle se servait de ses pouvoirs depuis sa plus tendre enfance, en faite, elle fêtait ses cinq ans aujourd’hui et elle commençait à s’en servir depuis ses deux ans pour se divertir de temps à autre. Gabrielle était remarquable et adorable, il retrouvait dans cette petite fille un peu de son grand frère. A cette idée, un sourire étira ses lèvres tandis qu’il posa une main sur l’épaule de Maxime, celui-ci hocha la tête et s’élança, entamant une course rapide et régulière. Christ le rejoignit, sa main posée sur l’arme qu’il portait à son côté, tout comme son frère. Un sabre se trouvait à son côté, grand et élégant, il représentait tout à fait l’état d’âme du jeune homme et comme lui, il dissimulait une force et une capacité de frappe immense. Max, pour sa part, possédait une arme plus massive d’apparence, plus aiguisée également, un tranchant inimitable mais comme son possesseur, il y avait une face cachée, seul son frère connaissait cette autre partie de ce dur à cuire, il était le seul. Perdu dans ses pensées, il manqua de tomber et renversa une poubelle sur son passage, l’autre le réprimanda d’un regard sévère aux sourcils froncés qui refroidissait généralement le plus hardis. Malgré la beauté de ses traits, l’aîné avait une fâcheuse habitude, celle d’afficher généralement une mine sévère qui durcissait ses traits, il n’en restait pas moins beau mais il l’était tellement plus lorsqu’il souriait ! Les rues défilaient devant et derrière eux à une allure folle tant et si bien qu’il leur semblait revoir les mêmes à chaque fois, il fallait dire qu’ils faisaient de nombreux détours. Courir autant était un bon moyen pour s’épuiser mais également une merveilleuse manière de semer quelques probables poursuivants, c’était une manière d’échapper à de futurs problèmes dont ils n’avaient pas forcément envie. Finalement, ils atteignirent le hall de leur immeuble, celui-ci se dressait au dessus d’eux, les écrasant de sa masse et de sa hauteur. Instinctivement leur regard se posèrent sur l’étage où devaient se trouver leur appartement, ils virent de la lumière. Maxime fronça les sourcils mais ce fut Christ qui prit la parole :
- Tu penses que les parents seraient encore debout à cette heure-ci ?
- Non, pas plus que Gabrielle…
Tous deux froncèrent les sourcils à l’unisson et avec une énergie nouvelle ils grimpèrent les escaliers quatre à quatre, pas le temps d’attendre l’ascenseur, pas de temps à perdre, la vérité leur faisait trop peur et arriver en retard faisait vibrer leur cœur d’un frayeur inimitable et unique. Que feraient-ils si leurs parents n’étaient plus là ? Et Gabrielle ? Etait-elle, elle aussi, morte ? Se faisaient-ils bêtement des idées ? Une fois arrivée devant la porte, la vérité les frappa au creux du ventre avec une force redoutable : la porte d’entrée était entr’ouverte… Les yeux brillant d’une tristesse déjà présente dans leur cœur, ils poussèrent la porte et entrèrent dans la pièce qui les attendait. A peine la porte était-elle ouverte que le salon se trouvait devant eux. Ils firent quelques pas dans la pièce et un « flop » attira leur attention tandis qu’ils baissaient les yeux vers leur sol. Ce qu’ils avaient entendu n’était autre que le claquement de leurs pieds sur un liquide écarlate, le sang de leurs parents. Ceux-ci gisaient plus loin, leur père sur le flanc et leur mère face contre terre, baignant tout deux dans une marre écarlate, leur sang. Désespérés, leurs yeux balayèrent le sol à la recherche du corps inerte de leur petite sœur adorée, une pointe d’espoir germa dans leur cœur à la manière d’une rose en plein désert. Gabrielle n’était pas là, du moins, ils ne la voyaient pas donc peut-être était-elle encore en vie ? Malgré la situation un petit sourire atterrit sur leur visage. Leur parents étaient redoutables en combat c’était certain mais pour tout dire, cette gamine était une véritable furie lorsqu’on la mettait en colère et si jamais elle entrait dans une rage incontrôlable, l’adversaire s’en mordrait les doigts jusqu’au sang, peut-être que le meurtrier était partit, résolut. L’éclat de leur regard se ternit soudainement lorsqu’ils remarquèrent une touffe de cheveux blancs qui apparaissait derrière le dossier de la banquette. Cette couleur inhabituelle leur apprit presque aussitôt qui était le meurtrier de leurs parents, qui était l’intrus dans cette maison, qui était responsable de leur chagrin. Ils se redressèrent, leurs regards lançant des éclairs, l’homme se leva doucement tandis qu’ils attendaient, rageurs. L’homme se leva à son tour, visiblement, le temps qu’il prit leur annonça qu’il était probablement blessé ou alors tenait-il quelque chose de lourd. Il se tourna vers eux, un sourire moqueur étirant ses fines et pâles lèvres tandis que les deux frères de l’ombres remarquaient que ce qu’il tenait n’était autre que la personne qu’ils aimaient le plus au monde, une personne qui représentait tout à leurs yeux : Gabrielle. L’enfant se débattait rageusement dans les bras de son kidnappeur, tentant vainement d’échapper à son emprise. Il ricana un bref instant avant de retenir un hurlement de douleur lorsque les dents de la gamine s’enfoncèrent profondément dans sa chair, malheureusement pour lui, elle n’avait pas vraiment des dents inoffensives : elles étaient redoutablement acérées. Dans un geste incontrôlé il propulsa la petite plus loin tandis qu’il portait sa main à la plaie profonde de son bras. Christ s’était alors déplacé à une vitesse effrayante pour rattraper sa petite sœur menaçant de s’écraser brutalement contre le mur vers lequel l’avait projeté l’homme. Il l’attrapa de justesse avant qu’elle ne percute le mur et le choc qu’il ressentit dans son dos n’était autre que l’impacte qu’il avait évité à sa frangine, une chance : elle serait morte sur le coup. Il la sentit remuer contre lui tandis que Maxime les observait en silence, toujours attentif quant aux mouvements de l’étrange homme. Celui-ci observait d’un œil intéressé les profondes morsures de son avant bras, étrangement les marques ne ressemblaient pas à celles que devraient faire les dents d’un enfant, c’était comme si une créature plus…féroce l’avait mordue à sa place. Il connaissait les caractéristiques incroyables de la famille Eliendra cependant, malgré sa connaissance approfondie de toutes les créatures de cette planète, il devait avouer que celle qui avait provoqué cette morsure n’était pas normale. La profondeur des crocs lui rappelaient une certaine bête néanmoins il rejeta bien vite cette hypothèse : c’était du n’importe quoi. Il leva les yeux juste à temps pour voir que Maxime venait de fondre sur lui à une allure phénoménale, une vitesse remarquable qu’il ne put s’empêcher d’admirer. Il para juste à temps le coup qui fondit sur lui. Pendant ce temps Gabrielle s’était retiré un peu, se relevant fébrilement, tremblotante, pour laisser son frère le loisir de se relever malgré le fait que le choc l’étourdissait encore un peu. Il se redressa, chancelant et baissa les yeux vers sa petite sœur, l’observant avec attention, observant ce petit bout de combattante redoutable. Il eut un sourire attendrit et s’accroupit devant elle pour être à sa hauteur et dans un élan d’affection, il essuya du bout de son pouce les larmes qui ruisselaient encore sur les joues de l’enfant qui pleurait. Elle avait dû pleurer toutes les larmes de son corps devant le meurtre de ses parents et il se demandait si elle comprenait ce qui venait d’arriver. Il regrettait qu’elle eut à subir cela et il n’était même pas sûr qu’à la fin de ce combat il serait encore en état de lui expliquer ce qui c’était passé, il n’aurait peut-être pas le plaisir de rassurer sa petite sœur de sa présence. Un boule se forma dans sa gorge, l’empêchant d’avaler correctement sa salive tandis que son estomac se tordait douloureusement à cette pensée.
- Ecoute Gabrielle, planque toi dans un coin, je viendrais te chercher après d’accord ?
- Qui c’est ce monsieur ? Pourquoi il a fait du mal à papa ? Et à maman ?
- Je t’expliquerais après, mais tu m’as bien entendu ?
- Mais…
- Il n’y a pas de mais Gabrielle, va te cacher et attends que je vienne te chercher.
La petite se renfrogna sur le coup et lui tira la langue en souriant.
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MessageSujet: Re: Mon petit...chapitre ^^"   Mar 27 Mai - 12:55

Elle n’était pas rassurée, pas rassurée du tout même mais voir que son grand frère, celui qui était censé la rassurer avait lui-même besoin de l’être alors elle s’efforçait de sourire. Pour lui faire plaisir. Christ la serra brièvement dans ses bras puis lui jeta un bref regard, lui signalant clairement que c’était maintenant qu’elle devait se cacher. Elle hocha vigoureusement la tête et plongea sous le canapé du salon. Elle eut une moue d’horreur en sentant qu’elle n’avait pas choisi la bonne cachette. Un étrange liquide avait imbibé la moquette du salon et la voici trempé d’un liquide écarlate. Maman allait la gronder c’était sûr ! Surtout cette petite jupe qu’elle aimait tant. Un choc la ramena à la réalité et elle s’enfonça plus loin sous le canapé, s’y pelotonnant pour trouver une position confortable, c’était sa cachette préférée lorsqu’elle et ses frères jouaient à cache-cache. Elle voyait les chaussures noires de Maxime fouler le sol tandis que celles de Christophe n’apparaissaient que très brièvement comme s’il sautait dans tous les sens, peut-être qu’elle s’était trompé et que l’inconnu voulait seulement jouer ? Sinon pourquoi Christ sautait autant ? Un bruit retentit non loin d’elle, un bruit assourdissant qui lui vrilla les tympans et elle reconnu presque aussitôt le bruit que faisait une de ces armes à feu avec lesquelles s’amusaient souvent Max quand il rejoignait un terrain éloigné de la ville pour s’entraîner à tirer. Elles faisaient mal aussi ! C’était douloureux lorsqu’on était touché par ces petites balles que lançait l’arme à toute vitesse. Elle s’en souvenait pour avoir été ne serait-ce que frôlée par un de ses projectiles, elle s’en souvenait parce qu’elle en conservait un cuisant souvenir et une magnifique cicatrice sur le haut de son bras gauche. Une cicatrice étrange car chaque fois qu’elle forçait un petit peu dessus, par exemple pour se hisser sur le meuble de la maison, elle avait l’impression qu’elle se réouvrait. Maxime c’était d’ailleurs fait grondé par maman ce jour-là, remarquablement grondé : maman était hors d’elle, furieuse. Oui, mais pourquoi maman ne bougeait pas ? Pourquoi est-ce qu’elle restait allongée par terre alors que c’était si sale et que ses fils allaient se faire mal ?
La petite jeta un regard suppliant vers sa mère mais celle-ci resta résolument immobile, comme maintenue contre le sol par une force puissante et invisible, pire, elle ne disait rien et restait muette. Que ce passait-il enfin ? Son propre père qui était pourtant le premier à réagir lorsque quelqu’un s’en prenait à sa famille ne bougeait pas non plus, visiblement paralysé. Un nouveau sanglot monta dans sa gorge tandis que de nouvelles secousses venaient faire bouger le canapé sous lequel elle s’était réfugiée. Elle se pelotonna encore d’avantage tandis que de nouvelles larmes venaient couler le longs de ses joues salies, puis soudainement un visage, celui de son frère, Christ, qui venait de tomber sur le sol avec brusquerie. Pendant un moment il sembla ne plus bouger, comme ses parents mais il se releva, avec peine, sa main gauche s’appuyant avec force sur son ventre. Il s’était fait mal ? Elle posa sur lui un regard inquiet tandis qu’il repartait dans la mêlé en compagnie de son frère aîné. Gabrielle attendit encore, elle eut l’impression qu’une heure c’était passée et pourtant…
- Sa va aller petit frère ?
- Je…Je crois.
Le ton d’inquiétude mit la puce à l’oreille de la petite qui se mit à trembler avec violence, apeurée comme jamais, jamais elle n’avait eut aussi peur, jamais ! Elle n’avait jamais entendu Maxime parler avec ce ton là, jamais il n’avait semblé inquiet pour deux sous, jamais, jamais, jamais ! Ses pleurs redoublèrent d’intensité tandis que le combat sembla reprendre de plus belle, Christ patientait pour pouvoir frapper, ne se mêlant pas dans le combat comme plus tôt : il restait plus prudent car il sentait bien le sang ruisselant de sa plaie. Le coup de couteau fourni par son adversaire l’avait sérieusement touché et s’il ne se dépêchait pas de s’en occuper il finirait peut-être par mourir. Son regard se posa sur le canapé où il savait que sa sœur s’était réfugiée, il perçu presque aussitôt une immense vague de peur et de tristesse. Il fut ébranlé par un tel choc sentimental, Gabrielle était bien plus qu’effrayée, il fallait se dépêcher sinon elle allait perdre pieds. Il fronça les sourcils et frappa de toute ses forces, envoyant le poignard voler plus loin pour aller se planter dans le mur de derrière. Mais l’homme n’en était pas à sa première arme, bien loin de là, sa main passa à sa ceinture avec une vitesse folle, il attrapa quelque chose puis un nouveau « bang » retentit soudainement. Pour le cadet des deux frères, tout se passa comme au ralentit, comme s’il regardait un film et qu’il n’était pas un des acteurs principaux du film, c’était comme si le metteur en scène s’était amusé à mettre plus d’ampleur dans cette scène de cauchemar. Maxime s’affaissa d’abord doucement, son regard d’habitude si froid était rempli d’une amertume jamais vue, sa main gauche se tendit vers son frère mais il toucha le sol et ne bougea plus. Le cadet perçu alors le hurlement de terreur de sa petite sœur, Maxime était tombé juste à côté du canapé et son regard vide était tourné vers elle.
Le hurlement qui sortit de sa gorge sembla se répercuter en série dans sa tête tandis que son regard tétanisé se posait sur le visage de son grand frère adoré, son regard était vide et il avait un trou dans la tête, un drôle de trou où du sang semblait couler. La tentation fut trop grande et elle se leva, quittant son refuge pour courir vers son frère aîné, pas lui, pas Maxime, il n’allait quand même pas arrêter de bouger lui aussi ! Il n’avait pas le droit de faire comme ses parents, il n’avait pas le droit de les imiter ! Elle se rendit près du corps de son frère et se rendit compte que, là aussi, un liquide rouge coulait sur le sol mais il s’étendait autour de la tête de Maxime. Pleurant comme jamais enfant n’avait pleuré, elle secoua son corps avec force, criant son prénom avec l’espoir insensé qu’il ouvre les yeux et cri un « bouh » avant d’éclater de rire en prétendant l’avoir eut avec une de ses blagues stupides. Mais il n’en fit rien, son regard resta posé sur celui de sa sœur mais il ne la voyait pas, tout ce qu’on pouvait remarquer c’était qu’une étrange ombre s’était emparé de ses yeux, les voilant d’un voile sombre. Terrifiée, elle continua à secouer le corps sans vie de son frère hurlant son prénom et pleurant. Elle était une cible facile après tout… L’homme pointa sur elle son arme et s’apprêta à tirer…c’était sans compter la rage noire dans laquelle était entré Christ. Un corps dur comme du béton le percuta avec une force inhumaine, il se retrouva bientôt étalé sur la moquette avec un corps sur lui, l’empêchant de bouger et le martelant de coup puissant et frappant à divers endroits de son corps. Une vague de douleur déferla sur lui tandis qu’un coup de poing venait lui frapper la mâchoire, suivit d’un autre encore plus fort puis finalement, l’homme cessa de bouger. Le couteau qui avait servit à blesser Christ enfoncé dans la gorge de son propriétaire.
Essoufflé et endoloris, Christ s’efforça de se relever au prix d’une grimace de douleur ardente, finalement il était peut-être trop tard. Le cœur remplit d’une triste émotion, il tenta d’ignorer le corps de son frère mais c’était trop difficile, trop douloureux.
- Maxime…gémit-il.
Gabrielle le secouait en pleurant sans savoir que c’était inutile, ou peut-être le savait-elle mais elle voulait l’ignorer. Il s’agenouilla près de son frère décédé et prit sa petite sœur, elle, encore vivante. La gorge nouée et l’estomac douloureusement contracté, il tremblait de toute part : fruit de la douleur qui le transperçait de toute part ou cause de l’ardente douleur causée par la perte de son frère ? La petite s’accrocha à lui comme un naufragé à une bouée, ses pleurs se calmèrent un peu tandis qu’elle se réfugiait dans ses bras, se lovant contre lui comme si elle ne voulait pas qu’on l’enlève à elle, qu’on lui prenne le dernier membre de sa famille, qu’on lui arrache le peu de chose qu’elle conservait de sa vie d’avant. Christ caressa délicatement les longs cheveux de sa petite sœur pour la rassurer mais resta silencieux jusqu’à ce que ses pleurs cessent complètement. Une fois cela fait, il la serra brièvement contre lui et s’apprêta à lui parler lorsque la voix tremblante de sa sœur le devança :
- Pourquoi ils se lèvent pas ? Dis, pourquoi maman me gronde pas alors que j’ai tâché ma belle robe ? Et dis, pourquoi Maxime il reste allongé alors que c’est finit ? Christ, pourquoi tu pleures ?
- T’en fais pas ma belle, maman, papa et Max sont partit avec les anges et…
- Pourquoi ? Le coupa-t-elle, les yeux brillants. J’ai fais quelque chose de mal ?
- Non, tu n’as rien fais de mal mais, Dieu avait besoin d’eux.
- Je déteste Dieu ! Il est méchant !
Christ eut un pauvre sourire, un sourire un peu attendrit qui se crispa en une grimace de douleur. La blessure à son ventre était sérieuse, mais pour l’instant il n’avait pas le temps de s’en occuper, Gabrielle avait besoin de réconfort et puis il pouvait bien tenir quelques secondes encore.
- Dis Christ, tu resteras avec moi toi ? Même si les anges ont besoin de toi, tu vas rester avec moi ?
- Bien sûr ma chérie, c’est promis, Max aussi reste avec toi, sauf que tu le vois pas.
Gabrielle sourit, rassurée sur le futur et finalement, ressentit un liquide chaud couler sur ses jambes qui se trouvaient contre l’abdomen de son frère, en vérité, cela faisait un moment qu’elle le sentait mais elle venait tout juste d’y faire attention, elle remarqua avec effroi que la couleur de ce qui était en train d’imbiber ses chaussettes blanches était de la même couleur que celui qu’elle avait vu couler du trou dans la tête de Maxime. Sa bouche s’ouvrit tandis que des mots s’apprêtaient à jaillir de sa bouche, elle sentit une étrange sensation près de son cœur tandis qu’il lui semblait que son frère ne se tenait pas aussi droit qu’auparavant. Elle s’agrippa plus fort à sa chemise blanche tâchée de sang tandis que Christophe entamait une chute vers le sol, il s’était soudainement raidit puis s’était détendu et finalement avait touché le sol dans un bruit mat. La petite ouvrit de grand yeux lorsqu’il lui sembla qu’elle ne risquait plus rien puis son regard d’émeraude se posa sur le visage de son aîné…comme son autre grand frère, il la regardait sans la voir, un voile sur le regard étrange. Les mots qu’elle voulait dire plus tôt restaient résolument coincés dans sa gorge. Elle se retira de son ventre et s’agenouilla près de lui, tremblante. Elle le secoua d’abord doucement, sentant qu’une sorte de boule s’était créée dans sa gorge et l’empêchait d’avaler correctement sa salive. Elle comprit qu’il s’agissait des sanglots qu’elle retenait et qu’elle laissa couler tandis qu’elle secouait plus fort le corps encore chaud de son grand frère.
- Tu avais dis que tu resterais ! Tu avais promis ! CHRIST !!!
Elle le secoua avec plus de force, refusant de s’avouer à elle-même que lui aussi s’était envolé en compagnie des anges, l’abandonnant ici, dans une pièce normalement bleue et à présent tapissée de rouge. Après une heure à hurler le nom de son frère, elle s’allongea près de lui et fit en sorte que, malgré le fait de sa mort, il la tienne dans ses bras, contre lui. Se sentant ne serait-ce qu’un petit peu en sécurité, elle s’endormit, ayant un semblant d’impression que rien n’était vrai et que comme toutes les nuits précédentes, Christ la réconfortait alors que la peur était venue lui faire des frayeurs durant son sommeil.
Elle était couverte de sang.
Elle fêtait son anniversaire.
Elle n’avait que cinq ans.
Un tas de cadeaux l’attendait dans un coin de la pièce…
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