Oyez braves gens !
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Oyez braves gens !
" Oyez sans rire ni pleurer braves engeances,
l’histoire de Gaspard le nain qui voulait bien qu’on le lance.
Oyez sans rire ni pleurer braves gens,
l’histoire de Gaspard le plus grand des nains volants… "
Chantonnant joyeusement un air qu'elle avait entendu la veille au soir à la taverne, Maal traversa la grande place de la ville sans se soucier des regards intrigués posés sur elle. Elle avait en effet repéré un banc libre près de la statue de Mandara où elle espérait se rassasier tout en espionnant un peu la vie des citadins. Un de ses passe-temps favoris...
Puisqu'un couple de personnes âgées semblait vouloir lui piquer la place qu'elle avait choisie, elle accéléra son pas et sautilla jusqu'au banc sur lequel elle s'effondra sans le moindre remord. Les pauvres vieux ne furent bien sûr pas assez rapides mais, magnanime, la jeune femme leur adressa tout de même un sourire resplendissant histoire de les consoler.
" Il paraît que rien ne sert de courir, il faut partir à point... Comme quoi, c'est pas toujours vrai. ", alla-t-elle même jusqu'à remarquer d'une voix assez forte pour faire rire quelques passants.
Ca ne fit rien pour adoucir le couple, cela va sans dire. A moins que leur expression choquée ne vienne d'avantage de son choix vestimentaire : des mitaines en dentelle noire, une jupe courte rouge sang, une sorte de haut sans manche noir, des bottes jusqu'aux genoux et une teinture rose pétante. Si on ajoute à ceci la mandoline sous son bras et son manque total de discrétion, c'est encore assez loin de ce dont est capable la barde quand elle est forme.
Ignorant déjà les deux vieux qui furent obligés de se trouver un autre banc, Maal mordit à pleines dents dans son pain avant d'empoigner sa mandoline et de jouer quelques notes. Comme à son habitude, elle se mit à chanter ce qu'elle voyait, laissant les mots et l'inspiration venir d'eux-même. Sa prestation fut appréciée de son public jusqu'à ce que la description amusante des passants ne se transforme en un air plus dynamique et que ces paroles ne s'infiltrent dans la chanson :
" Un p'tit gars intrépide, un geste rapide, une bourse de volée, dix de retrouvée ! "
Les quelques badauds autour d'elle mirent quelques temps à interpréter le sens de ces mots et elle était déjà passée à une chanson à moitié paillarde quand l'individu qui venait de perdre quelques pièces d'or se mit à hurler. Entre les 'AU VOLEUR' et les rires, plus personne n'écoutait Maal. Elle posa donc sa mandoline à côté d'elle et continua de grignoter son pain en attendant que les gens se dispersent autour de la statue. Incapable de tenir sa langue bien longtemps, elle siffla néanmoins deux secondes plus tard et lança d'un air amusé à un homme qui semblait ne plus pouvoir détacher ses yeux du postérieur de la femme marchant devant lui :
" Prenez garde, très cher, vous bavez... "
l’histoire de Gaspard le nain qui voulait bien qu’on le lance.
Oyez sans rire ni pleurer braves gens,
l’histoire de Gaspard le plus grand des nains volants… "
Chantonnant joyeusement un air qu'elle avait entendu la veille au soir à la taverne, Maal traversa la grande place de la ville sans se soucier des regards intrigués posés sur elle. Elle avait en effet repéré un banc libre près de la statue de Mandara où elle espérait se rassasier tout en espionnant un peu la vie des citadins. Un de ses passe-temps favoris...
Puisqu'un couple de personnes âgées semblait vouloir lui piquer la place qu'elle avait choisie, elle accéléra son pas et sautilla jusqu'au banc sur lequel elle s'effondra sans le moindre remord. Les pauvres vieux ne furent bien sûr pas assez rapides mais, magnanime, la jeune femme leur adressa tout de même un sourire resplendissant histoire de les consoler.
" Il paraît que rien ne sert de courir, il faut partir à point... Comme quoi, c'est pas toujours vrai. ", alla-t-elle même jusqu'à remarquer d'une voix assez forte pour faire rire quelques passants.
Ca ne fit rien pour adoucir le couple, cela va sans dire. A moins que leur expression choquée ne vienne d'avantage de son choix vestimentaire : des mitaines en dentelle noire, une jupe courte rouge sang, une sorte de haut sans manche noir, des bottes jusqu'aux genoux et une teinture rose pétante. Si on ajoute à ceci la mandoline sous son bras et son manque total de discrétion, c'est encore assez loin de ce dont est capable la barde quand elle est forme.
Ignorant déjà les deux vieux qui furent obligés de se trouver un autre banc, Maal mordit à pleines dents dans son pain avant d'empoigner sa mandoline et de jouer quelques notes. Comme à son habitude, elle se mit à chanter ce qu'elle voyait, laissant les mots et l'inspiration venir d'eux-même. Sa prestation fut appréciée de son public jusqu'à ce que la description amusante des passants ne se transforme en un air plus dynamique et que ces paroles ne s'infiltrent dans la chanson :
" Un p'tit gars intrépide, un geste rapide, une bourse de volée, dix de retrouvée ! "
Les quelques badauds autour d'elle mirent quelques temps à interpréter le sens de ces mots et elle était déjà passée à une chanson à moitié paillarde quand l'individu qui venait de perdre quelques pièces d'or se mit à hurler. Entre les 'AU VOLEUR' et les rires, plus personne n'écoutait Maal. Elle posa donc sa mandoline à côté d'elle et continua de grignoter son pain en attendant que les gens se dispersent autour de la statue. Incapable de tenir sa langue bien longtemps, elle siffla néanmoins deux secondes plus tard et lança d'un air amusé à un homme qui semblait ne plus pouvoir détacher ses yeux du postérieur de la femme marchant devant lui :
" Prenez garde, très cher, vous bavez... "
Dernière édition par Maal Darkthorn le Dim 15 Juin - 17:13, édité 1 fois

Maal Darkthorn- Humain
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Re: Oyez braves gens !
Sindelyn remarqua sans peine Maal Darkthorn.
Il n'y avait là par contre aucun mérite ! Il était bien obligé d'admettre que, même sans la troupe de badauds qui riaient comme des bossus, et sans les hurlements furieux de certains d'entre eux, elle aurait sans doute attiré son regard.
Non pas qu'elle correspondit à ses goût. Mais simplement parce que des cheveux pourpres et une jupe courte attirent aisément le regard. Ajoutez à cela une attitude aussi criarde que ses habits et une langue bien pendue, et vous comprendrez que Sindelyn n'aurait pas pu ne pas remarquer Maal. A moins de traverser la rue les yeux fermés en se bouchant les oreilles. Mais Sindelyn a bien trop d'amour propre pour cela.
Il hésita. Esquiver la jeune femme ne lui épargnerait sans doute pas une remarque bien sentie. Sindelyn n'était pas sûr de pouvoir se fier à sa chance, surtout que Maal choisissait au hasard de nouvelles victimes avec une rapidité déconcertante.
D'un autre côté se jeter dans la gueule du loup n'était que peu prudent. Mais elle semblait débrouillarde après tout...
Bien trop habile avec des mots pour une vulgaire catin. Aux dernières nouvelles, on n'apprenait ni le chant ni les rimes dans un bordel, ou du moins sur un registre plus réduit. Et pour survivre à Narel, Maal devait bien avoir quelques connaissances... Un barde errant avait tôt fait de se retrouver sans le sou dans ces rues.
Mais il y avait une autre raison à ses réticences. Premièrement Maal était une femme. Un détail pour beaucoup mais pas pour lui. Mais vu qu'elle ne lui plaisait pas, il jugea que ce serait vraiment un comble de malchance qu'il en tomba amoureux. Ensuite elle était bien trop sûre d'elle. Et si elle avait eu vent de son histoire ? Les bardes ont des oreilles qui traînent en plus d'une langue indisciplinée... Si elle le dénonçait! Il s'envolerait encore...
Il jaugea la femme d'un regard dur, gardant les bras prêt du corps, comme s'il s'apprêtait à tout instant à dégainer une arme.
Emmitouflé dans une cape sombre, sa capuche peinant à dissimuler ses mèches d'argent, il se rapprocha lentement de Maal, cherchant en vain à ne pas attirer l'attention -surtout la sienne. Prêt à détaler, il s'assit près de Maal et lui lança d'une voix calme, comme s'il s'agissait là de la discussion la plus anodine du monde :
Vous m'avez l'air d'une femme qui a la tête sur les épaules, si j'ose dire. J'ai dans l'idée que nous pourrions trouver à nous entendre. Un service pour un service, cela vous conviendrait?
Il lui aurait volontiers promis une rondelette somme d'argent, mais outre que ses économies n'étaient plus au beau fixe, avec les mains enchaînées l'une à l'autre, il aurait eu du mal à extirper ne serait-ce qu'un joal de sa poche sans d'interminables contorsions.
Il accompagna son propos d'un sourire confiant, dardant sur Maal un regard aux éclats d'argent, ne laissant que peu de doutes sur sa nature.
C'était une chose que d'être au pied du mur et désespéré, une autre que de l'avouer impunément.
Il n'y avait là par contre aucun mérite ! Il était bien obligé d'admettre que, même sans la troupe de badauds qui riaient comme des bossus, et sans les hurlements furieux de certains d'entre eux, elle aurait sans doute attiré son regard.
Non pas qu'elle correspondit à ses goût. Mais simplement parce que des cheveux pourpres et une jupe courte attirent aisément le regard. Ajoutez à cela une attitude aussi criarde que ses habits et une langue bien pendue, et vous comprendrez que Sindelyn n'aurait pas pu ne pas remarquer Maal. A moins de traverser la rue les yeux fermés en se bouchant les oreilles. Mais Sindelyn a bien trop d'amour propre pour cela.
Il hésita. Esquiver la jeune femme ne lui épargnerait sans doute pas une remarque bien sentie. Sindelyn n'était pas sûr de pouvoir se fier à sa chance, surtout que Maal choisissait au hasard de nouvelles victimes avec une rapidité déconcertante.
D'un autre côté se jeter dans la gueule du loup n'était que peu prudent. Mais elle semblait débrouillarde après tout...
Bien trop habile avec des mots pour une vulgaire catin. Aux dernières nouvelles, on n'apprenait ni le chant ni les rimes dans un bordel, ou du moins sur un registre plus réduit. Et pour survivre à Narel, Maal devait bien avoir quelques connaissances... Un barde errant avait tôt fait de se retrouver sans le sou dans ces rues.
Mais il y avait une autre raison à ses réticences. Premièrement Maal était une femme. Un détail pour beaucoup mais pas pour lui. Mais vu qu'elle ne lui plaisait pas, il jugea que ce serait vraiment un comble de malchance qu'il en tomba amoureux. Ensuite elle était bien trop sûre d'elle. Et si elle avait eu vent de son histoire ? Les bardes ont des oreilles qui traînent en plus d'une langue indisciplinée... Si elle le dénonçait! Il s'envolerait encore...
Il jaugea la femme d'un regard dur, gardant les bras prêt du corps, comme s'il s'apprêtait à tout instant à dégainer une arme.
Emmitouflé dans une cape sombre, sa capuche peinant à dissimuler ses mèches d'argent, il se rapprocha lentement de Maal, cherchant en vain à ne pas attirer l'attention -surtout la sienne. Prêt à détaler, il s'assit près de Maal et lui lança d'une voix calme, comme s'il s'agissait là de la discussion la plus anodine du monde :
Vous m'avez l'air d'une femme qui a la tête sur les épaules, si j'ose dire. J'ai dans l'idée que nous pourrions trouver à nous entendre. Un service pour un service, cela vous conviendrait?
Il lui aurait volontiers promis une rondelette somme d'argent, mais outre que ses économies n'étaient plus au beau fixe, avec les mains enchaînées l'une à l'autre, il aurait eu du mal à extirper ne serait-ce qu'un joal de sa poche sans d'interminables contorsions.
Il accompagna son propos d'un sourire confiant, dardant sur Maal un regard aux éclats d'argent, ne laissant que peu de doutes sur sa nature.
C'était une chose que d'être au pied du mur et désespéré, une autre que de l'avouer impunément.

Sindelyn- Semi-Dragon
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Re: Oyez braves gens !
Toute occupée à attirer l'attention sur elle, Maal n'en était pas moins vigilante et ne manquait pas une miette de ce qui se passait sur la grande place. Pour captiver un public, il fallait en effet posséder un sens de la répartie aussi aiguisé que celui de l'observation. Elle nota donc vaguement la silhouette sombre de Sindelyn mais ne lui trouva rien d'assez amusant pour l'intégrer à son petit jeu et ne l'interpella pas comme elle l'avait fait à d'autres avant lui.
Riant de la déconvenue d'un pauvre homme qui avait eu le malheur de trébucher devant elle, la barde fut quelque peu étonnée de se retrouver soudain avec un compagnon de banc. Surtout quand elle reconnut le type qui cherchait à être discret quelques secondes plus tôt. Il faut dire que pour passer inaperçu, il vallait mieux éviter Maal comme la peste.
Intriguée - elle se doutait bien qu'il ne s'était pas assis là par hasard - elle continua à fixer la foule sans le regarder et avala ce qui lui restait de son encas. Elle s'apprêtait à lancer une plaisanterie à un couple qui passait devant eux quand la voix de son voisin s'éleva doucement à ses côtés. Un rire amusé s'échappa aussitôt des lèvres roses fluo et la barde bondit sur ses pieds pour atterrir en face de l'homme dans une pirouette maîtrisée.
" Le contraire serait assez perturbant. Pas très pratique de porter sa tête à bout de bras, ne croyez-vous pas ? ", proclama-t-elle en mimant une révérence. Difficile à dire si elle se moquait de lui ou si ce n'était qu'une taquinerie toute innocente. Sûrement un peu des deux. Prenant soudain un air beaucoup plus sérieux qui contrastait avec son espiéglerie précédente, Maal se pencha vers l'inconnu comme si elle détenait tous les secrets du monde et qu'elle s'apprêtait à les lui dévoiler.
" Que croyez-vous pouvoir m'offrir qui serait à la hauteur de mes services ? ", chuchota-t-elle avant de lui adresser un clin d'oeil et de rebondir en arrière, un sourire mutin sur les lèvres.
" Mais qui sait, tentez donc votre chance ! Peut-être trouverons-nous un arrangement, je m'en voudrais tellement d'abandonner un homme dans le besoin... "
Un papillonnement de paupières vint ajouter une pointe dramatique à cette dernière remarque peu crédible. Rejetant ses longs cheveux mauves derrière son épaule, Maal adopta une pause théâtrale, son poing refermé sur son coeur dans une parodie grotesque de compassion. La seule preuve qu'elle avait un minimum de bon sens et de politesse, c'est qu'elle avait évité tout commentaire sur la nature même de cet homme. Il n'était pas le premier semi-dragon qu'elle rencontrait - bien qu'elle mentirait en disant qu'elle en avait croisé beaucoup - mais aucun ne lui avait jamais demandé son aide auparavant. Rien que pour ça, elle se sentait l'âme généreuse et lui apporterait peut-être les réponses qu'il attendait.
Riant de la déconvenue d'un pauvre homme qui avait eu le malheur de trébucher devant elle, la barde fut quelque peu étonnée de se retrouver soudain avec un compagnon de banc. Surtout quand elle reconnut le type qui cherchait à être discret quelques secondes plus tôt. Il faut dire que pour passer inaperçu, il vallait mieux éviter Maal comme la peste.
Intriguée - elle se doutait bien qu'il ne s'était pas assis là par hasard - elle continua à fixer la foule sans le regarder et avala ce qui lui restait de son encas. Elle s'apprêtait à lancer une plaisanterie à un couple qui passait devant eux quand la voix de son voisin s'éleva doucement à ses côtés. Un rire amusé s'échappa aussitôt des lèvres roses fluo et la barde bondit sur ses pieds pour atterrir en face de l'homme dans une pirouette maîtrisée.
" Le contraire serait assez perturbant. Pas très pratique de porter sa tête à bout de bras, ne croyez-vous pas ? ", proclama-t-elle en mimant une révérence. Difficile à dire si elle se moquait de lui ou si ce n'était qu'une taquinerie toute innocente. Sûrement un peu des deux. Prenant soudain un air beaucoup plus sérieux qui contrastait avec son espiéglerie précédente, Maal se pencha vers l'inconnu comme si elle détenait tous les secrets du monde et qu'elle s'apprêtait à les lui dévoiler.
" Que croyez-vous pouvoir m'offrir qui serait à la hauteur de mes services ? ", chuchota-t-elle avant de lui adresser un clin d'oeil et de rebondir en arrière, un sourire mutin sur les lèvres.
" Mais qui sait, tentez donc votre chance ! Peut-être trouverons-nous un arrangement, je m'en voudrais tellement d'abandonner un homme dans le besoin... "
Un papillonnement de paupières vint ajouter une pointe dramatique à cette dernière remarque peu crédible. Rejetant ses longs cheveux mauves derrière son épaule, Maal adopta une pause théâtrale, son poing refermé sur son coeur dans une parodie grotesque de compassion. La seule preuve qu'elle avait un minimum de bon sens et de politesse, c'est qu'elle avait évité tout commentaire sur la nature même de cet homme. Il n'était pas le premier semi-dragon qu'elle rencontrait - bien qu'elle mentirait en disant qu'elle en avait croisé beaucoup - mais aucun ne lui avait jamais demandé son aide auparavant. Rien que pour ça, elle se sentait l'âme généreuse et lui apporterait peut-être les réponses qu'il attendait.

Maal Darkthorn- Humain
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Re: Oyez braves gens !
Peut-être avait-il une bonne étoile après tout. Car Maal ne s'était intéressée à son cas que dès lors qu'il s'était assis sur son banc.
Mais à sa première réponse, il se demanda si, au contraire, ce n'était pas un génie sadique qui veillait sur ses jours. Il s'était mis dans une situation détestable, en compagnie d'une femme exécrable, et la journée ne faisait que commencer.
Sa propre déconvenue lui arracha un sourire narquois, et il rétorqua obligeamment :
Si vous désirez tenter cette expérience je pourrais vous y aider.
Il n'était d'habitude guère tolérant envers les plaisanteries à son égard, mais en l'occurence, il s'était fouré dans ce guêpier, et faisait contre mauvaise fortune bon coeur.
Voyant Maal s'avancer vers lui d'un pas assuré, une lueur maligne dans les yeux, il réalisa à quel point il haïssait Maal en cet instant, pour tout ce qu'elle représentait. Narel la sombre cité, ses immondices et entourloupes. L'art de se jouer des gens et de se vendre au plus offrant. Le vice caché sous de belles apparences. La fragilité enduite de venin mortel. Et l'orgueil.
L'orgueil étant la seule chose qu'il partagea en cet instant avec Maal. Elle le toisait, jugeant pour rien tout ce qu'il pourrait lui apporter. Il avait tué plus d'un homme en ce monde, dérober plus d'or qu'il n'en posséderait jamais.
Il est vrai qu'à part un zeste de cervelle ou une langue moins aiguisée, je ne vois pas ce qui pourrait vous manquer.
Le regard dédaigneux qu'il posa sur elle ne laissait planer aucun doute sur le fait qu'il pensait également qu'elle avait besoin d'une nouvelle garde-robe.
Mes services ne sont d'habitude pas gratuits. Mais si vous refusez mon offre, je ne vous importunerai pas plus longtemps.
Il pouvait aller trouver de vieilles connaissances et réclamer leur aide. Le problème étant qu'à Narel, ces soi-disant amis pouvaient très bien décider de le vendre à leur tour.
Il regard d'un oeil sombre Maal gesticuler, songeant que si la discrétion persistait à lui être aussi familière que le bon goût vestimentaire, il devrait bientôt s'exiler, qu'elle accepta de l'aider ou non.
Mais à sa première réponse, il se demanda si, au contraire, ce n'était pas un génie sadique qui veillait sur ses jours. Il s'était mis dans une situation détestable, en compagnie d'une femme exécrable, et la journée ne faisait que commencer.
Sa propre déconvenue lui arracha un sourire narquois, et il rétorqua obligeamment :
Si vous désirez tenter cette expérience je pourrais vous y aider.
Il n'était d'habitude guère tolérant envers les plaisanteries à son égard, mais en l'occurence, il s'était fouré dans ce guêpier, et faisait contre mauvaise fortune bon coeur.
Voyant Maal s'avancer vers lui d'un pas assuré, une lueur maligne dans les yeux, il réalisa à quel point il haïssait Maal en cet instant, pour tout ce qu'elle représentait. Narel la sombre cité, ses immondices et entourloupes. L'art de se jouer des gens et de se vendre au plus offrant. Le vice caché sous de belles apparences. La fragilité enduite de venin mortel. Et l'orgueil.
L'orgueil étant la seule chose qu'il partagea en cet instant avec Maal. Elle le toisait, jugeant pour rien tout ce qu'il pourrait lui apporter. Il avait tué plus d'un homme en ce monde, dérober plus d'or qu'il n'en posséderait jamais.
Il est vrai qu'à part un zeste de cervelle ou une langue moins aiguisée, je ne vois pas ce qui pourrait vous manquer.
Le regard dédaigneux qu'il posa sur elle ne laissait planer aucun doute sur le fait qu'il pensait également qu'elle avait besoin d'une nouvelle garde-robe.
Mes services ne sont d'habitude pas gratuits. Mais si vous refusez mon offre, je ne vous importunerai pas plus longtemps.
Il pouvait aller trouver de vieilles connaissances et réclamer leur aide. Le problème étant qu'à Narel, ces soi-disant amis pouvaient très bien décider de le vendre à leur tour.
Il regard d'un oeil sombre Maal gesticuler, songeant que si la discrétion persistait à lui être aussi familière que le bon goût vestimentaire, il devrait bientôt s'exiler, qu'elle accepta de l'aider ou non.

Sindelyn- Semi-Dragon
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Re: Oyez braves gens !
Un claquement de langue désaprobateur fut la seule réponse de la jeune femme alors qu'elle revenait s'asseoir près de l'inconnu. Il était clair qu'il ne l'appréciait pas du tout mais puisqu'il avait décidé de rester malgré tout, c'est que sa situation devait être critique. Ca avait de quoi intriguer la barde encore plus, évidemment. Et de l'amuser.
Par contre, si celui-ci prenait la mouche si vite ou continuait à tourner autour du pot, cette conversation allait durer des heures. Pas que ça dérangeait Maal, remarquez, elle avait tout son temps et adorait parler... Et puis, ce n'était pas elle qui avait besoin d'aide.
" C'est demandé si aimablement. ", ironisa-t-elle en croisant ses jambes sans prêter grande attention au regard équivoque de son compagnon d'infortune. Que sa tenue lui plaise ou non avait très peu d'importance à ses yeux. Seule comptait sa propre opinion.
" Mais vous semblez vous égarer, mon cher. Il me semble bien que c'est vous qui avez besoin de mes services et non le contraire. "
Bizarrement, Maal avait presque l'air sérieuse et sincère à cet instant. Ce qui était assez rare. Mais ça ne dura guère longtemps puisque c'est avec un sourire toujours aussi joyeux qu'elle ajouta doucement, histoire de ne pas se faire remarquer plus que nécessaire :
" Si vous ne vous décidez pas à me dire ce que vous attendez de moi, c'est que vous avez du temps à perdre. Et j'ai de quoi vous occuper, si c'est le cas ! Vous connaissez Krak le nain ? J'adore cette histoire, ça fait longtemps que je ne l'ai pas chantée. "
Sindelyn avait intérêt à saisir sa chance et se lancer dans des explications ou Maal allait entamer sa chanson à boire. A moins qu'il ne préfère partir, auquel cas elle chanterait quand même. Être plantée par un inconnu n'allait pas gâcher sa journée, au contraire. Ca ferait même une nouvelle chanson à son répertoire.
Par contre, si celui-ci prenait la mouche si vite ou continuait à tourner autour du pot, cette conversation allait durer des heures. Pas que ça dérangeait Maal, remarquez, elle avait tout son temps et adorait parler... Et puis, ce n'était pas elle qui avait besoin d'aide.
" C'est demandé si aimablement. ", ironisa-t-elle en croisant ses jambes sans prêter grande attention au regard équivoque de son compagnon d'infortune. Que sa tenue lui plaise ou non avait très peu d'importance à ses yeux. Seule comptait sa propre opinion.
" Mais vous semblez vous égarer, mon cher. Il me semble bien que c'est vous qui avez besoin de mes services et non le contraire. "
Bizarrement, Maal avait presque l'air sérieuse et sincère à cet instant. Ce qui était assez rare. Mais ça ne dura guère longtemps puisque c'est avec un sourire toujours aussi joyeux qu'elle ajouta doucement, histoire de ne pas se faire remarquer plus que nécessaire :
" Si vous ne vous décidez pas à me dire ce que vous attendez de moi, c'est que vous avez du temps à perdre. Et j'ai de quoi vous occuper, si c'est le cas ! Vous connaissez Krak le nain ? J'adore cette histoire, ça fait longtemps que je ne l'ai pas chantée. "
Sindelyn avait intérêt à saisir sa chance et se lancer dans des explications ou Maal allait entamer sa chanson à boire. A moins qu'il ne préfère partir, auquel cas elle chanterait quand même. Être plantée par un inconnu n'allait pas gâcher sa journée, au contraire. Ca ferait même une nouvelle chanson à son répertoire.

Maal Darkthorn- Humain
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Re: Oyez braves gens !
Il sourit devant la mine désapprobatrice de Maal. Au moins leur rencontre leur faisait un effet réciproque. S'il avait eu le choix, il aurait préféré tomber sur un forgeron renfrogné et réservé que sur une barde exubérante.
L'amabilité est ma seconde nature, rétorqua Sindelyn, se prêtant au jeu de la barde.
Il jaugea Maal du regard, s'il avait tant tenu à connaître en premier sa part du marché, c'est qu'il aurait encore pu refuser. Alors que si elle l'aidait il serait ensuite tenu de l'aider en retour. Car contrairement à la majorité de la vermine qui arpentait les rues de Narel, lui n'avait qu'une parole.
Si vous vous proposez pour m'aider bénévolement je n'y vois aucun inconvénient.
Par ailleurs, j'ai certainement plus de temps à perdre que vous, ne serait-ce que par le nombre des années qu'il me reste à vivre. Mais pardonez à ma nature de ne pas savoir souffrir très longtemps une histoire à base de nains.
Même si une chanson à boire ne l'aurait pas dérangé en temps normal, s'il avait eu à disposition, un banc plus confortable, un feu dans l'âtre, et une bonne chope bien remplie. Et accessoirement les mains libres.
Voyez, par de cruels hasards d'un destin sournois, il se trouve que j'ai les deux mains enchaînées. Et je crains que si je ne parviens pas à me défaire de ses chaînes ma vie risque d'être nettement moins palpitante. Une grande fille comme vous doit bien savoir crocheter un verrou?
Un sourire narquois apparut sur son visage. Il aurait pu et du réfréner cette envie de sourire. Mais il songeait alors, que même s'il avait fait profil bas, la fille lui en aurait fait baver. Et il avait encore son incomensurable fierté à prendre en compte. La fierté fait parfois agir
bêtement. Il avait déjà eu l'occasion de l'apprendre à ses dépends.
Et Maal avait cet instant de lucidité. Du moins il lui semblait qu'il avait vu quelques secondes à peine, poindre une autre personnalité. Peut-être cette arrogance n'était-elle qu'un masque?
Il n'en savait rien, et à dire vrai il avait plus besoin que Maal se montra agaçante et chenapan à ses heures, plutôt que farouche et compatissante.
D'autant plus que Sindelyn désapprouvait la compassion. La moquerie, bien que rabaissante, était provocation. Il y trouvait l'exaltation du duel, la rage de défendre sa cause et de contre-attaquer. La compassion vous humiliait, vous laissait comme une plaie à vif, qui non contente de cicatriser lentement, vous rappelle sans cesse à elle par une douleur lancinante.
L'amabilité est ma seconde nature, rétorqua Sindelyn, se prêtant au jeu de la barde.
Il jaugea Maal du regard, s'il avait tant tenu à connaître en premier sa part du marché, c'est qu'il aurait encore pu refuser. Alors que si elle l'aidait il serait ensuite tenu de l'aider en retour. Car contrairement à la majorité de la vermine qui arpentait les rues de Narel, lui n'avait qu'une parole.
Si vous vous proposez pour m'aider bénévolement je n'y vois aucun inconvénient.
Par ailleurs, j'ai certainement plus de temps à perdre que vous, ne serait-ce que par le nombre des années qu'il me reste à vivre. Mais pardonez à ma nature de ne pas savoir souffrir très longtemps une histoire à base de nains.
Même si une chanson à boire ne l'aurait pas dérangé en temps normal, s'il avait eu à disposition, un banc plus confortable, un feu dans l'âtre, et une bonne chope bien remplie. Et accessoirement les mains libres.
Voyez, par de cruels hasards d'un destin sournois, il se trouve que j'ai les deux mains enchaînées. Et je crains que si je ne parviens pas à me défaire de ses chaînes ma vie risque d'être nettement moins palpitante. Une grande fille comme vous doit bien savoir crocheter un verrou?
Un sourire narquois apparut sur son visage. Il aurait pu et du réfréner cette envie de sourire. Mais il songeait alors, que même s'il avait fait profil bas, la fille lui en aurait fait baver. Et il avait encore son incomensurable fierté à prendre en compte. La fierté fait parfois agir
bêtement. Il avait déjà eu l'occasion de l'apprendre à ses dépends.
Et Maal avait cet instant de lucidité. Du moins il lui semblait qu'il avait vu quelques secondes à peine, poindre une autre personnalité. Peut-être cette arrogance n'était-elle qu'un masque?
Il n'en savait rien, et à dire vrai il avait plus besoin que Maal se montra agaçante et chenapan à ses heures, plutôt que farouche et compatissante.
D'autant plus que Sindelyn désapprouvait la compassion. La moquerie, bien que rabaissante, était provocation. Il y trouvait l'exaltation du duel, la rage de défendre sa cause et de contre-attaquer. La compassion vous humiliait, vous laissait comme une plaie à vif, qui non contente de cicatriser lentement, vous rappelle sans cesse à elle par une douleur lancinante.

Sindelyn- Semi-Dragon
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Re: Oyez braves gens !
" Les hommes et leur fierté... Incapables d'apprécier qu'on leur vienne en aide. ", commenta-t-elle en prenant à partie un passant qui n'avait rien demandé. Celui-ci, ne sachant absolument pas de quoi elle parlait, bafouilla quelques mots sans queue ni tête et s'empressa de s'éloigner de ce drôle de couple.
Secouant la tête d'amusement, Maal reposa les yeux sur son compagnon et lui adressa une moue déçue. Qu'est-ce qu'il avait contre les nains, celui-là ? Ils faisaient les meilleures bières au monde et ils étaient tellement faciles à taquiner ou à humilier pour ses histoires... Non, ce semi-dragon n'avait aucun humour, ce n'était pas possible autrement.
" Vous ne savez pas ce que vous manquez, elle est vraiment chouette cette chanson. Mais bon... tant pis pour vous. "
Préférant ne pas relever la remarque sur leurs espérances de vie réciproques, elle ne put retenir un sourire en coin quand l'homme finit par se confier. Elle ne jeta par contre aucun regard aux mains en question, même si c'était tentant. Si un passant apercevait ce détail, ça risquerait d'apporter quelques ennuis supplémentaire au semi-dragon. Mais tout de même, elle pouvait presque sentir la honte irradier de ce pauvre être, obligé d'oublier sa dignité pour demander à quelqu'un qu'il détestait de lui venir en aide. Bon, peut-être qu'elle en rajoutait mais rien que pour ça, elle avait une furieuse envie de lui porter secours. C'est donc un sourire carnassier aux lèvres qu'elle le jaugea longuement avant de lui répondre.
" Moui, je suis sûre que vous ne méritiez pas une telle déconvenue... Et mon âme généreuse ne peut tout de même pas abandonner votre pauvre petite personne sans défense... "
Bondissant à nouveau sur ses pieds, la barde récupéra sa mandoline et se pencha vers Sindelyn pour lui chuchoter d'un ton plus sérieux :
" Trouvons un endroit plus discret pour remédier à votre problème... C'est que j'ai une réputation à maintenir moi môssieur, je ne veux pas qu'on me prenne pour une personne malhonnête. "
Puis plus fort, en direction du couple âgé précédent qui s'était trouvé un petit muret pour s'asseoir :
" Profitez en, la place est libre ! Il y a certaines choses pressantes que nous ne pouvons faire en public. ", leur lança-t-elle avec un clin d'oeil complice qui fit rire quelques gens autour d'eux. Puis, un sourire gourmand aux lèvres, elle saisit le bras de son compagnon et l'entraîna vers une ruelle en faisant mine de roucouler. Il est vrai que ce n'était guère discret mais d'un autre côté, il n'y avait rien de mieux pour ne pas paraître suspect... Tout le monde était maintenant persuadé que ces deux jeunes gens s'éclipsaient pour se découvrir plus en profondeur. Comme quoi, il y avait plusieurs manières de jouer la discrétion. Et celle-ci était plutôt efficace.
Secouant la tête d'amusement, Maal reposa les yeux sur son compagnon et lui adressa une moue déçue. Qu'est-ce qu'il avait contre les nains, celui-là ? Ils faisaient les meilleures bières au monde et ils étaient tellement faciles à taquiner ou à humilier pour ses histoires... Non, ce semi-dragon n'avait aucun humour, ce n'était pas possible autrement.
" Vous ne savez pas ce que vous manquez, elle est vraiment chouette cette chanson. Mais bon... tant pis pour vous. "
Préférant ne pas relever la remarque sur leurs espérances de vie réciproques, elle ne put retenir un sourire en coin quand l'homme finit par se confier. Elle ne jeta par contre aucun regard aux mains en question, même si c'était tentant. Si un passant apercevait ce détail, ça risquerait d'apporter quelques ennuis supplémentaire au semi-dragon. Mais tout de même, elle pouvait presque sentir la honte irradier de ce pauvre être, obligé d'oublier sa dignité pour demander à quelqu'un qu'il détestait de lui venir en aide. Bon, peut-être qu'elle en rajoutait mais rien que pour ça, elle avait une furieuse envie de lui porter secours. C'est donc un sourire carnassier aux lèvres qu'elle le jaugea longuement avant de lui répondre.
" Moui, je suis sûre que vous ne méritiez pas une telle déconvenue... Et mon âme généreuse ne peut tout de même pas abandonner votre pauvre petite personne sans défense... "
Bondissant à nouveau sur ses pieds, la barde récupéra sa mandoline et se pencha vers Sindelyn pour lui chuchoter d'un ton plus sérieux :
" Trouvons un endroit plus discret pour remédier à votre problème... C'est que j'ai une réputation à maintenir moi môssieur, je ne veux pas qu'on me prenne pour une personne malhonnête. "
Puis plus fort, en direction du couple âgé précédent qui s'était trouvé un petit muret pour s'asseoir :
" Profitez en, la place est libre ! Il y a certaines choses pressantes que nous ne pouvons faire en public. ", leur lança-t-elle avec un clin d'oeil complice qui fit rire quelques gens autour d'eux. Puis, un sourire gourmand aux lèvres, elle saisit le bras de son compagnon et l'entraîna vers une ruelle en faisant mine de roucouler. Il est vrai que ce n'était guère discret mais d'un autre côté, il n'y avait rien de mieux pour ne pas paraître suspect... Tout le monde était maintenant persuadé que ces deux jeunes gens s'éclipsaient pour se découvrir plus en profondeur. Comme quoi, il y avait plusieurs manières de jouer la discrétion. Et celle-ci était plutôt efficace.

Maal Darkthorn- Humain
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Re: Oyez braves gens !
Sindelyn s'abstint de répondre. Il enrageait silencieusement à l'idée de devoir recevoir l'aide de Maal. Mais la refuser maintenant, alors que sa fierté était froissée, son orgueil piétiné, aurait relevé de la bêtise pure et simple.
Il s'écarta légèrement, voyant que Maal prenait à parti les passants. Autant pour être prêt à détaler au moindre revirement de sa part, que pour éviter d'attirer l'attention sur lui. Maal n'était pas d'une compagnie très discrète.
Sindelyn soutint sans broncher le regard de Maal, et lui répndit avec rictus :
Vous pardonnerez à mon impatiente nature, de n'être que peu encline à ce jour à débattre sur les nains.
Il évita d'ajouter que si débat il y avait, cela ne risquait pas de changer son opinion sur le sujet. Les nains et les dragons ne faisaient pas bon ménage, et il ne connaissait pas être qui lui inspira davantage peu confiance, qu'une naine.
Le sourire narquois de Maal au récit de ses malheurs ne lui échappa pas. Il se félicita aussitôt qu'elle ne connut pas le fin mot de l'histoire, sinon elle en aurait certainement fait au mieux un chant, au pire une histoire drôle, et ne se serait certainement pas lassée de lui en rabattre les oreilles.
Le peu qu'elle en savait ne l'amusait pas moins. La mine sombre, Sindelyn songea, que s'il se trouvait libéré, en n'ayant comme seule dette à payer que d'accepter la colère que les moqueries informulées de Maal lui inspirait, ce serait déjà bien assez cher payé.
"Je suis touchée par votre grandeur d'âme.", répondit Sindelyn, un sourire narquois aux lèvres.
Il lui aurait volontiers fait grâce d'une révérence, au détail près qu'il ne s'inclinait devant personne, et encore moins devant une barde vagabonde aux cheveux fushias. Humilité forcée n'impliquait pas absence de dignité.
Entendant Maal vanter sa réputation, il sourit, songeant qu'ils avaient décidément des valeurs opposées. Lui aurait caché ses frasques, là où Maal se cachait pour parler avec sérieux. Il se serait exprimer avec gravité et clarté, là où Maal n'élevait la voix que pour railler autrui.
Au détail prêt que la barde devait avoir sa fierté personnelle, pour affirmer ainsi son succès auprès des hommes. D'ailleurs si succès il y avait, elle avait du mérite, car même si ses habits pouvaient laisser plâner le doute sur son métier en ces rues, sa langue bien pendue devait rappeler à l'ordre tout ceux qui se montraient trop entreprenants.
Il se retint de grincer des dents, et s'efforça de ne pas regarder Maal pour ne pas laisser transparaître le dégoût que le contact de son bras sur le sien lui inspirait. Qui serait sans doute interprêté comme de la timidité de sa part, on jurerait qu'il était gêné qu'elle exposa ouvertement leurs intentions. Il la suivit donc, attendant impatiemment l'occasion de se défaire de l'étreinte de son bras, et de celle de fer de ses chaînes sur ses poignets.
Il s'écarta légèrement, voyant que Maal prenait à parti les passants. Autant pour être prêt à détaler au moindre revirement de sa part, que pour éviter d'attirer l'attention sur lui. Maal n'était pas d'une compagnie très discrète.
Sindelyn soutint sans broncher le regard de Maal, et lui répndit avec rictus :
Vous pardonnerez à mon impatiente nature, de n'être que peu encline à ce jour à débattre sur les nains.
Il évita d'ajouter que si débat il y avait, cela ne risquait pas de changer son opinion sur le sujet. Les nains et les dragons ne faisaient pas bon ménage, et il ne connaissait pas être qui lui inspira davantage peu confiance, qu'une naine.
Le sourire narquois de Maal au récit de ses malheurs ne lui échappa pas. Il se félicita aussitôt qu'elle ne connut pas le fin mot de l'histoire, sinon elle en aurait certainement fait au mieux un chant, au pire une histoire drôle, et ne se serait certainement pas lassée de lui en rabattre les oreilles.
Le peu qu'elle en savait ne l'amusait pas moins. La mine sombre, Sindelyn songea, que s'il se trouvait libéré, en n'ayant comme seule dette à payer que d'accepter la colère que les moqueries informulées de Maal lui inspirait, ce serait déjà bien assez cher payé.
"Je suis touchée par votre grandeur d'âme.", répondit Sindelyn, un sourire narquois aux lèvres.
Il lui aurait volontiers fait grâce d'une révérence, au détail près qu'il ne s'inclinait devant personne, et encore moins devant une barde vagabonde aux cheveux fushias. Humilité forcée n'impliquait pas absence de dignité.
Entendant Maal vanter sa réputation, il sourit, songeant qu'ils avaient décidément des valeurs opposées. Lui aurait caché ses frasques, là où Maal se cachait pour parler avec sérieux. Il se serait exprimer avec gravité et clarté, là où Maal n'élevait la voix que pour railler autrui.
Au détail prêt que la barde devait avoir sa fierté personnelle, pour affirmer ainsi son succès auprès des hommes. D'ailleurs si succès il y avait, elle avait du mérite, car même si ses habits pouvaient laisser plâner le doute sur son métier en ces rues, sa langue bien pendue devait rappeler à l'ordre tout ceux qui se montraient trop entreprenants.
Il se retint de grincer des dents, et s'efforça de ne pas regarder Maal pour ne pas laisser transparaître le dégoût que le contact de son bras sur le sien lui inspirait. Qui serait sans doute interprêté comme de la timidité de sa part, on jurerait qu'il était gêné qu'elle exposa ouvertement leurs intentions. Il la suivit donc, attendant impatiemment l'occasion de se défaire de l'étreinte de son bras, et de celle de fer de ses chaînes sur ses poignets.
Dernière édition par Sindelyn le Sam 21 Juin - 16:48, édité 1 fois

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Re: Oyez braves gens !
Maal prenait un malin plaisir à savoir que l'homme était bien obligé de la supporter malgré son antipathie. C'était toujours ainsi avec les gens, soit on l'adorait, soit on la détestait. Il y avait rarement de juste milieu puisqu'elle était trop exhubérante pour passer inaperçue.
" Oui, je sais... Ma bonté me perdra. "
Le ton était suffisament ironique pour montrer que la barde elle-même savait qu'elle n'agissait pas par pure générosité. Elle n'était pas si hypocrite et assumait tout son égoïsme. A moins qu'il ne s'agisse d'égocentrisme... Malgré tout, elle avait bien l'intention de venir en aide à ce pauvre petit dragon désespéré. Le voir se dépatouiller avec sa fierté dans une telle situation était un spectacle qu'elle ne voulait pas manquer. Mais surtout, elle se demandait comment il agirait une fois libéré de ses chaînes.
Alors qu'ils traversaient la place, elle sentit son compagnon se tendre à ses côtés et se mordit les lèvres pour ne pas rire. Il était vraiment associal, c'en était presque affligeant. Elle ne se détâcha pas de son bras pour autant et joua le jeu jusqu'à ce qu'ils soient à l'abris des regards. Là, elle l'entraîna dans le dédale de ruelles et s'engouffra dans une petite impasse où il n'y avait pas âme qui vive. A part un chat qui s'enfuit dès qu'il les vit arriver.
" Bien, ça devrait faire l'affaire. ", déclara-t-elle en inspectant les lieux pour être sûre qu'ils ne seraient pas surpris en pleine action.
Une fois rassurée, elle posa sa mandoline contre un mur et se tourna vers l'homme d'un air pensif. Ce n'était pas sa première tentative de crochetage mais elle était loin d'être une professionnelle. Au pire, si la serrure était récalcitrante, elle pouvait toujours trouver une hache et briser les chaînes... Passant une main dans ses cheveux, elle esquissa un petit sourire et fixa les bras du dragon.
" Allez, montrez moi vos mimines, que j'essaie de vous arranger ça. "
Une main gantée souleva un pan de sa jupe pour dévoiler une hanche un peu trop fine. Le geste aurait pu être sensuel chez n'importe quelle autre femme mais pas chez Maal. Il faut dire qu'elle ne cherchait pas à séduire et cherchait simplement les aiguilles qui tenaient le tissu retroussé. Une fois deux petits bouts de métal défaits, sa jupe retomba, plus longue d'un côté que de l'autre. Ce n'étaient pas les meilleurs outils qu'on pouvait trouver pour ce genre d'activité mais sa spécialité restait le monde de l'art, pas celui du vol. Elle ne se balladait pas avec la panoplie du parfait petit cambrioleur.
" Bon, espérons que je n'ai pas perdu la main... "
" Oui, je sais... Ma bonté me perdra. "
Le ton était suffisament ironique pour montrer que la barde elle-même savait qu'elle n'agissait pas par pure générosité. Elle n'était pas si hypocrite et assumait tout son égoïsme. A moins qu'il ne s'agisse d'égocentrisme... Malgré tout, elle avait bien l'intention de venir en aide à ce pauvre petit dragon désespéré. Le voir se dépatouiller avec sa fierté dans une telle situation était un spectacle qu'elle ne voulait pas manquer. Mais surtout, elle se demandait comment il agirait une fois libéré de ses chaînes.
Alors qu'ils traversaient la place, elle sentit son compagnon se tendre à ses côtés et se mordit les lèvres pour ne pas rire. Il était vraiment associal, c'en était presque affligeant. Elle ne se détâcha pas de son bras pour autant et joua le jeu jusqu'à ce qu'ils soient à l'abris des regards. Là, elle l'entraîna dans le dédale de ruelles et s'engouffra dans une petite impasse où il n'y avait pas âme qui vive. A part un chat qui s'enfuit dès qu'il les vit arriver.
" Bien, ça devrait faire l'affaire. ", déclara-t-elle en inspectant les lieux pour être sûre qu'ils ne seraient pas surpris en pleine action.
Une fois rassurée, elle posa sa mandoline contre un mur et se tourna vers l'homme d'un air pensif. Ce n'était pas sa première tentative de crochetage mais elle était loin d'être une professionnelle. Au pire, si la serrure était récalcitrante, elle pouvait toujours trouver une hache et briser les chaînes... Passant une main dans ses cheveux, elle esquissa un petit sourire et fixa les bras du dragon.
" Allez, montrez moi vos mimines, que j'essaie de vous arranger ça. "
Une main gantée souleva un pan de sa jupe pour dévoiler une hanche un peu trop fine. Le geste aurait pu être sensuel chez n'importe quelle autre femme mais pas chez Maal. Il faut dire qu'elle ne cherchait pas à séduire et cherchait simplement les aiguilles qui tenaient le tissu retroussé. Une fois deux petits bouts de métal défaits, sa jupe retomba, plus longue d'un côté que de l'autre. Ce n'étaient pas les meilleurs outils qu'on pouvait trouver pour ce genre d'activité mais sa spécialité restait le monde de l'art, pas celui du vol. Elle ne se balladait pas avec la panoplie du parfait petit cambrioleur.
" Bon, espérons que je n'ai pas perdu la main... "

Maal Darkthorn- Humain
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Re: Oyez braves gens !
Sindelyn la suivait en silence, s'efforçant de ne pas voir le petit sourire en coin de Maal, qui trouvait la situation très à son goût.
Il ne s'expliquait pas qu'elle l'aidât. Ou peut-être avait-elle déjà trouvé quelle indigne corvée elle exigerait en retour? Il ne préférait pas y penser. S'emmitouflant davantage dans sa cape, se protégeant dans ce qu'il lui restait de fierté, il cherchait à échapper aux regards.
Une partie de lui-même lui murmurait de se défaire de Maal et de déguerpir sans demander son reste, et tant pis. Non par fierté ou par honneur, mais par nécessité. Et si elle le conduisait dans un piège?
Mais il devait admettre, que d'après l'expérience qu'il en avait, aucune rue n'était plus sûre qu'une autre dans Narel. Il ne serait pas plus en danger, là-bas, où qu'elle le mène, qu'au milieu de la rue qu'ils venaient de quitter, au détail près qu'ils auraient moins de public. Tant qu'il pouvait voir le bleu du ciel, qui lui faisait l'effet d'une porte dérobée vers sa liberté, il n'aurait rien à craindre. Sa fierté le maudirait, mais il pourrait fuir...
Mais quand elle s'arrêta enfin, satisfaite de l'endroit, il ne remarqua rien qui lui parut suspect. Tout était calme, et au loin on entendait la ville s'agiter, et vaquer à ses occupations habituelles.
Il dut reconnaître que le coin était parfait pour ne pas être dérangé, et ne put s'empêcher de se demander, si dans les parages, Maal ne faisait pas avec d'autres, ce qu'elle avait prétendu faire avec lui.
Question futile et inintéressante, qu'il chassa aussitôt de son esprit.
Il acquiesça.
°Bien que l'on ne puisse pas dire qu'il n'y ait pas un chat.°
Mais Sindelyn se méfiait de bien assez d'êtres pour ne pas porter de griefs à la race féline.
Sindelyn grimaça, mais n'en présenta pas moins ses mimines à Maal.
Relevant les bras pour dépêtrer ses poignets des longues manches de sa veste, il présenta l'épineux problème à Maal.
"Je vous serais reconnaissant de ne pas vous contenter d'essayer."
Les menottes de fer, avaient mordues sa chair, plus tendre que les écailles de sa véritable apparence. Mais les bracelets écarlates dont l'affublaient les menottes, dérangeaient bien moins le demi-dragon, que le fait qu'il ne put plus bouger librement les bras. Il avait essayé -sous sa véritable apparence, de briser ses liens, mais sans grand résultat. Il avait réussi à user de ses griffes pour sauver ses pieds de leurs entraves, mais ses mains étaient liées trop serrées pour qu'il put se délivrer de lui-même.
Il arqua un sourcil étonné en direction de Maal, surpris de la voir relever sa jupe, songeant qu'elle allait un peu trop loin dans la mise en scène, étant donné qu'il n'y avait plus âme qui vive dans les parages...
Mais elle en tira une aiguille, et bizarrement, l'estime qu'il avait de Maal, cessa un instant de descendre en flèche.
"Dois-je en déduire que vous allez me charcuter au lieu de me délivrer ?" demanda Sindelyn sur un ton courtois et légèrement narquois, son impatience l'emportant peu à peu sur ses bonnes résolutions.
Il ne s'expliquait pas qu'elle l'aidât. Ou peut-être avait-elle déjà trouvé quelle indigne corvée elle exigerait en retour? Il ne préférait pas y penser. S'emmitouflant davantage dans sa cape, se protégeant dans ce qu'il lui restait de fierté, il cherchait à échapper aux regards.
Une partie de lui-même lui murmurait de se défaire de Maal et de déguerpir sans demander son reste, et tant pis. Non par fierté ou par honneur, mais par nécessité. Et si elle le conduisait dans un piège?
Mais il devait admettre, que d'après l'expérience qu'il en avait, aucune rue n'était plus sûre qu'une autre dans Narel. Il ne serait pas plus en danger, là-bas, où qu'elle le mène, qu'au milieu de la rue qu'ils venaient de quitter, au détail près qu'ils auraient moins de public. Tant qu'il pouvait voir le bleu du ciel, qui lui faisait l'effet d'une porte dérobée vers sa liberté, il n'aurait rien à craindre. Sa fierté le maudirait, mais il pourrait fuir...
Mais quand elle s'arrêta enfin, satisfaite de l'endroit, il ne remarqua rien qui lui parut suspect. Tout était calme, et au loin on entendait la ville s'agiter, et vaquer à ses occupations habituelles.
Il dut reconnaître que le coin était parfait pour ne pas être dérangé, et ne put s'empêcher de se demander, si dans les parages, Maal ne faisait pas avec d'autres, ce qu'elle avait prétendu faire avec lui.
Question futile et inintéressante, qu'il chassa aussitôt de son esprit.
Il acquiesça.
°Bien que l'on ne puisse pas dire qu'il n'y ait pas un chat.°
Mais Sindelyn se méfiait de bien assez d'êtres pour ne pas porter de griefs à la race féline.
Sindelyn grimaça, mais n'en présenta pas moins ses mimines à Maal.
Relevant les bras pour dépêtrer ses poignets des longues manches de sa veste, il présenta l'épineux problème à Maal.
"Je vous serais reconnaissant de ne pas vous contenter d'essayer."
Les menottes de fer, avaient mordues sa chair, plus tendre que les écailles de sa véritable apparence. Mais les bracelets écarlates dont l'affublaient les menottes, dérangeaient bien moins le demi-dragon, que le fait qu'il ne put plus bouger librement les bras. Il avait essayé -sous sa véritable apparence, de briser ses liens, mais sans grand résultat. Il avait réussi à user de ses griffes pour sauver ses pieds de leurs entraves, mais ses mains étaient liées trop serrées pour qu'il put se délivrer de lui-même.
Il arqua un sourcil étonné en direction de Maal, surpris de la voir relever sa jupe, songeant qu'elle allait un peu trop loin dans la mise en scène, étant donné qu'il n'y avait plus âme qui vive dans les parages...
Mais elle en tira une aiguille, et bizarrement, l'estime qu'il avait de Maal, cessa un instant de descendre en flèche.
"Dois-je en déduire que vous allez me charcuter au lieu de me délivrer ?" demanda Sindelyn sur un ton courtois et légèrement narquois, son impatience l'emportant peu à peu sur ses bonnes résolutions.

Sindelyn- Semi-Dragon
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Re: Oyez braves gens !
Les fins sourcils se dressèrent sur le front de la demoiselle quand les poignets blessés sortirent de leur cachette. D'un oeil critique, elle examina la chair rougie autant que les menottes. Elle comprenait maintenant la nécessité pour l'homme d'oublier sa fierté le temps de lui demander de l'aide. A savoir pourquoi il l'avait choisie elle, par contre, elle n'en avait pas la moindre idée. Peut-être avait-elle l'air d'une criminelle... L'idée lui plaisait assez. Ou bien pensait-il qu'elle avait l'habitude de se retrouver dans des situations délicates, ce qui n'était pas totalement faux.
Quoiqu'il en soit, elle était là pour l'aider et c'était bien ce qu'elle comptait faire. La barde était du genre entêtée une fois qu'elle avait pris une décision. Emettant des 'hmm' d'un air entendu, elle vérifia la solidité de la chaîne. C'était de la bonne qualité, raison pour laquelle même un dragon n'avait pu la briser. Dans un claquement de langue, elle récupéra ses mains et parcourut la ruelle de ses yeux noisettes à la recherche d'un endroit où travailler.
" Un jour, il faudra que vous appreniez le sens du mot 'tact', mon cher. Surtout dans une telle situation. "
Mais visiblement, elle n'était absolument pas vexée puisque l'ombre d'un sourire trônait toujours sur ses lèvres. Elle s'était détournée du dragon pour s'approcher d'une sorte de grosse pierre par terre qui ressemblait à un pavé. Elle était plate et assez large, ce serait parfait.
" Venez par là et placez vos mains à plat là dessus. Ca vous évitera de bouger pendant l'opération et ça m'évitera de vous blesser d'avantage. "
Ce qu'elle ne précisa pas, c'était que ça effacerait surtout leur différence de taille. Il faisait presque deux têtes de plus qu'elle et elle aurait été obligée de trop lever les bras pour tripatouiller les menottes. Ce n'était pas toujours évident d'être petite... Mais ça pouvait être utile aussi, par d'autres aspects.
" Et arrêtez de râler, je vais finir par croire que vous ne m'aimez pas. ", taquina-t-elle en vérifiant que ses aiguilles étaient assez solides pour ce qu'elle voulait faire. Et assez longues. Ensuite, un bout de métal dans chaque main, elle s'enfonça dans le trou de serrure des menottes et entreprit de trouver les crans qui permettraient de les ouvrir. Ca n'allait pas être facile.
" J'imagine que c'est votre amabilité qui vous a conduit à ce petit désagrément ? Si vous m'en racontez un peu plus, ça nous fera peut-être passer le temps pendant que j'essaie de vous charcuter, comme vous le dîtes si élégamment. "
La curiosité d'un barde ne connaît nul repos...
Quoiqu'il en soit, elle était là pour l'aider et c'était bien ce qu'elle comptait faire. La barde était du genre entêtée une fois qu'elle avait pris une décision. Emettant des 'hmm' d'un air entendu, elle vérifia la solidité de la chaîne. C'était de la bonne qualité, raison pour laquelle même un dragon n'avait pu la briser. Dans un claquement de langue, elle récupéra ses mains et parcourut la ruelle de ses yeux noisettes à la recherche d'un endroit où travailler.
" Un jour, il faudra que vous appreniez le sens du mot 'tact', mon cher. Surtout dans une telle situation. "
Mais visiblement, elle n'était absolument pas vexée puisque l'ombre d'un sourire trônait toujours sur ses lèvres. Elle s'était détournée du dragon pour s'approcher d'une sorte de grosse pierre par terre qui ressemblait à un pavé. Elle était plate et assez large, ce serait parfait.
" Venez par là et placez vos mains à plat là dessus. Ca vous évitera de bouger pendant l'opération et ça m'évitera de vous blesser d'avantage. "
Ce qu'elle ne précisa pas, c'était que ça effacerait surtout leur différence de taille. Il faisait presque deux têtes de plus qu'elle et elle aurait été obligée de trop lever les bras pour tripatouiller les menottes. Ce n'était pas toujours évident d'être petite... Mais ça pouvait être utile aussi, par d'autres aspects.
" Et arrêtez de râler, je vais finir par croire que vous ne m'aimez pas. ", taquina-t-elle en vérifiant que ses aiguilles étaient assez solides pour ce qu'elle voulait faire. Et assez longues. Ensuite, un bout de métal dans chaque main, elle s'enfonça dans le trou de serrure des menottes et entreprit de trouver les crans qui permettraient de les ouvrir. Ca n'allait pas être facile.
" J'imagine que c'est votre amabilité qui vous a conduit à ce petit désagrément ? Si vous m'en racontez un peu plus, ça nous fera peut-être passer le temps pendant que j'essaie de vous charcuter, comme vous le dîtes si élégamment. "
La curiosité d'un barde ne connaît nul repos...

Maal Darkthorn- Humain
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Re: Oyez braves gens !
Sindelyn scruta sans broncher le visage de Maal, tandis qu'elle observait ses chaînes d'un oeil critique.
"Malheureseument, je pense que je serai bien plus disposé à apprendre lorsque je n'aurais plus les mains entravées."
Bien entendu, le Demi-dragon était naturellement arrogant, et son léger handicap ne changeait rien à cela, et même une fois libéré, il était vain d'attendre de lui le moindre effort pour y remédier. Par contre, il était vrai que cela le rendait davantage aigri qu'à l'ordinaire, et d'humeur plus sombre également.
Le Demi-dragon accepta sans trop rechigner, sa cape avait déjà eu l'occasion d'essuyer le sol des cachots de Narel, aussi n'était-il plus très regardant de l'endroit où il s'asseyait. Au détail près, que sa fierté lui aurait normalement interdit de s'asseoir par terre surtout selon la volonté d'une étrange ménestrelle.
Mais peut-être craignait-elle de ne pas "être à la hauteur", songea-t-il avec un rictus narquois, en s'asseyant à l'endroit indiqué.
Il plaça ses mains sur la pierre, et adressa un sourire confiant à Maal. Après tout s'il devait payer sa liberté d'une égratignure de plus, il n'en avait rien à faire. De plus que ce n'était pas cette apparence là qui lui importait le plus.
"Je ne vous aime pas et m'en réjouis. Vous ne sauriez ignorer ce que cela signifie pour ceux de ma race?" rétorqua Sindelyn.
Il lui avait cédé sa fierté contre son aide, mais il ne lui concéderait pas si facilement cette joute verbale.
Son ton était légèrement railleur, comme s'il cherchait à lui souligner la bêtise de sa réflexion, ou, si elle ignorait cela, la grandeur de son ignorance.
Inlassablement, il observait Maal triturer le verrou avec ses aiguilles. Il se retint de lui faire remarquer qu'elle ne s'y prenait pas exactement de la meilleure manière qui soit. Car elle ne manquerait pas de lui dire de se débrouiller seul. Et si la chose avait été possible, il serait libéré de ses chaînes depuis bien longtemps...
"Vous ne croyez pas si bien dire. Ma sympathie naturelle m'a joué un bien mauvais tour. Mais si vous voulez entendre mon histoire, elle a un prix. Et par un curieux hasard, me voilà justement, accablé par avance, d'une dette envers vous..." déclara Sindelyn, en feignant à merveille l'étonnement devant une si étrange coïncidence.
Sindelyn avait grandi en ces lieux, et dans les rues de Narel, on n'avait rien pour rien.
De plus il n'avait pas l'habitude de se dévoiler, et de révéler des pans entiers de son existence, à la première barde venue croiser au bord d'une rue.
Non pas qu'il n'ait jamais rien vécu qui méritât d'être chanté, mais il ne voyait pas l'intérêt d'attirer sur lui l'attention, d'autant plus que le secret et les mystères qui l'entouraient l'avait toujours bien servi.
"Malheureseument, je pense que je serai bien plus disposé à apprendre lorsque je n'aurais plus les mains entravées."
Bien entendu, le Demi-dragon était naturellement arrogant, et son léger handicap ne changeait rien à cela, et même une fois libéré, il était vain d'attendre de lui le moindre effort pour y remédier. Par contre, il était vrai que cela le rendait davantage aigri qu'à l'ordinaire, et d'humeur plus sombre également.
Le Demi-dragon accepta sans trop rechigner, sa cape avait déjà eu l'occasion d'essuyer le sol des cachots de Narel, aussi n'était-il plus très regardant de l'endroit où il s'asseyait. Au détail près, que sa fierté lui aurait normalement interdit de s'asseoir par terre surtout selon la volonté d'une étrange ménestrelle.
Mais peut-être craignait-elle de ne pas "être à la hauteur", songea-t-il avec un rictus narquois, en s'asseyant à l'endroit indiqué.
Il plaça ses mains sur la pierre, et adressa un sourire confiant à Maal. Après tout s'il devait payer sa liberté d'une égratignure de plus, il n'en avait rien à faire. De plus que ce n'était pas cette apparence là qui lui importait le plus.
"Je ne vous aime pas et m'en réjouis. Vous ne sauriez ignorer ce que cela signifie pour ceux de ma race?" rétorqua Sindelyn.
Il lui avait cédé sa fierté contre son aide, mais il ne lui concéderait pas si facilement cette joute verbale.
Son ton était légèrement railleur, comme s'il cherchait à lui souligner la bêtise de sa réflexion, ou, si elle ignorait cela, la grandeur de son ignorance.
Inlassablement, il observait Maal triturer le verrou avec ses aiguilles. Il se retint de lui faire remarquer qu'elle ne s'y prenait pas exactement de la meilleure manière qui soit. Car elle ne manquerait pas de lui dire de se débrouiller seul. Et si la chose avait été possible, il serait libéré de ses chaînes depuis bien longtemps...
"Vous ne croyez pas si bien dire. Ma sympathie naturelle m'a joué un bien mauvais tour. Mais si vous voulez entendre mon histoire, elle a un prix. Et par un curieux hasard, me voilà justement, accablé par avance, d'une dette envers vous..." déclara Sindelyn, en feignant à merveille l'étonnement devant une si étrange coïncidence.
Sindelyn avait grandi en ces lieux, et dans les rues de Narel, on n'avait rien pour rien.
De plus il n'avait pas l'habitude de se dévoiler, et de révéler des pans entiers de son existence, à la première barde venue croiser au bord d'une rue.
Non pas qu'il n'ait jamais rien vécu qui méritât d'être chanté, mais il ne voyait pas l'intérêt d'attirer sur lui l'attention, d'autant plus que le secret et les mystères qui l'entouraient l'avait toujours bien servi.

Sindelyn- Semi-Dragon
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