Voyage aux Origines
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Re: Voyage aux Origines
Le temps avait changé a une allure impressionnante : déjà les préparatifs d'un gros orage s'étaient mis en place. L'eau tombait à flot sur les deux êtres sans défenses contre ce genre "d'attaques" naturelles.
Inae acquiesçait de la tête, puis ajouta :
"- Oui, j'avais aussi entre-aperçus une grotte par là bas, désignant une partie des lieux, ensevelis sous une pluie grisée. "
* J'espère qu'on arrivera à temps... Les tempêtes dans les coins sont violentes. Et comme l'a dit Oblius, beaucoup de créatures en profitent pour sortir leur griffes... *
Elle voyait bien qu'Oblius peinait à marcher à son rythme. Elle tenta d'accélérer le pas, faisant allonger celui de son compagnon. Sur leurs crins et cheveux ruisselait l'eau qui voulait à tout prix traverser la couche de fourrure. Chaque faible rayon de soleil qui avait réussit à rester un peu présent se soumisait derrière de gros nuages épais et veloutés. L'impression que donnaient les orages en montagne étaient d'être à la fin du monde : le bruit très profond, la pluie très dense, et la luminosité très tamisée. Elle connaissait ce spectacle, mais a chaque fois, cela la prenait au coeur, comme quelque chose qu'elle découvrait un peu plus. Un petit sentiment de peur se nouait dans son corps, malgré qu'elle sache très bien que l'orage en lui même n'est pas ce qu'il y a de plus dangereux.
Elle devinait une petit ombre parmi celles laissées par la pluie et les arbres que l'on devinait. Elle voyait cette ombre bouger légèrement. Elle supposait que des animaux sauvages partaient de leur refuge pour trouver mieux, un peu comme les deux l'avaient fait.
Inae acquiesçait de la tête, puis ajouta :
"- Oui, j'avais aussi entre-aperçus une grotte par là bas, désignant une partie des lieux, ensevelis sous une pluie grisée. "
* J'espère qu'on arrivera à temps... Les tempêtes dans les coins sont violentes. Et comme l'a dit Oblius, beaucoup de créatures en profitent pour sortir leur griffes... *
Elle voyait bien qu'Oblius peinait à marcher à son rythme. Elle tenta d'accélérer le pas, faisant allonger celui de son compagnon. Sur leurs crins et cheveux ruisselait l'eau qui voulait à tout prix traverser la couche de fourrure. Chaque faible rayon de soleil qui avait réussit à rester un peu présent se soumisait derrière de gros nuages épais et veloutés. L'impression que donnaient les orages en montagne étaient d'être à la fin du monde : le bruit très profond, la pluie très dense, et la luminosité très tamisée. Elle connaissait ce spectacle, mais a chaque fois, cela la prenait au coeur, comme quelque chose qu'elle découvrait un peu plus. Un petit sentiment de peur se nouait dans son corps, malgré qu'elle sache très bien que l'orage en lui même n'est pas ce qu'il y a de plus dangereux.
Elle devinait une petit ombre parmi celles laissées par la pluie et les arbres que l'on devinait. Elle voyait cette ombre bouger légèrement. Elle supposait que des animaux sauvages partaient de leur refuge pour trouver mieux, un peu comme les deux l'avaient fait.

Inae- Semi-Dragon
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Re: Voyage aux Origines
Ca y est. La tempête avait atteint sa pleine puissance. Le vent était si puissant qu’un vieil arbre fut déraciné à quelques mètres. La pluie tombait en trombe et gênait grandement la visibilité. De petits ruisseaux se formèrent et dévalaient les pentes montagneuses à une vitesse folle pour gonfler la rivière. La foudre tombait ça et là, d’une violence sans pareille. A chaque coup de tonnerre, le cœur d’Oblius tressaillait. Le froid commençait à s’insinuer en lui. Il jeta un regard à sa compagne : elle essayait de se caler sur sa vitesse et semblait un peu anxieuse. Lui aussi commençait à l’être. La bête rôdait aux alentours, et il lui sembla qu’une seconde venait d’arriver. Tous ses sens étaient aux aguets, son bras tendu prêt à assener un coup de titan. La grotte ne devait plus être très loin maintenant, mais la pluie empêchait de la voir. Elle se trouvait creusée dans une haute falaise qui était distante d’environ un kilomètre à vu de nez. Oblius remarqua que Inae avait de la peine à avancer avec tout se vent. Il l’aida de sa main libre et poussait dans le dos.
Mais soudain, un éclair déchira le ciel et illumina la terre. Le centaure aperçut en l’espace d’une seconde, une créature de grande taille non loin d’eux. Le chaman s’arrêta. Un second éclair tomba au moment où la Manticore bondit sur la jeune femme, préférant de loin une proie facile qu’à l’immense centaure. Ce dernier eut juste le reflexe de donner un coup de massue titanesque dans un puissant cri d'effort, sur la créature en plein vol. Elle s’effondra au sol, le crâne défoncer. Oblius se mis en position de course :
- C’était un bébé ! Un adulte rôde à coté et sera bien moins facile à terrasser. Il va falloir foncer ! Monte vite.
Le centaure se bassa et devait sacrifier une partie de sa fierté en laissant Inae le chevaucher, mais l’heure n’était pas à l’égoïsme. Une Manticore adulte était bien moins stupide et frêle qu’un petit. Même lui ne pourrait pas l’abattre et y laisserait la vie. Il se prépara à la course folle.
Mais soudain, un éclair déchira le ciel et illumina la terre. Le centaure aperçut en l’espace d’une seconde, une créature de grande taille non loin d’eux. Le chaman s’arrêta. Un second éclair tomba au moment où la Manticore bondit sur la jeune femme, préférant de loin une proie facile qu’à l’immense centaure. Ce dernier eut juste le reflexe de donner un coup de massue titanesque dans un puissant cri d'effort, sur la créature en plein vol. Elle s’effondra au sol, le crâne défoncer. Oblius se mis en position de course :
- C’était un bébé ! Un adulte rôde à coté et sera bien moins facile à terrasser. Il va falloir foncer ! Monte vite.
Le centaure se bassa et devait sacrifier une partie de sa fierté en laissant Inae le chevaucher, mais l’heure n’était pas à l’égoïsme. Une Manticore adulte était bien moins stupide et frêle qu’un petit. Même lui ne pourrait pas l’abattre et y laisserait la vie. Il se prépara à la course folle.

Oblius- Centaure
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Re: Voyage aux Origines
La situation devenait critique : Inae aurait bien utilisé sa seconde forme, déployé ses ailes, et volé jusqu'à la grotte, mais tout ceci sans un vent terrifiant. Elle savait très bien que cela ne lui était pas permis : le vent la mettrait par terre en quelques secondes, les courants d'airs étant bien plus puissants que sa propre force. Ah la loi de la nature ! Elle aurait même pu porter le Centaure, si elle avait osé lui proposer. Il aurait était un belle charge, mais cela aurait était faisable : lorsqu'elle se transformait en semi-dragon, sa taille augmentait ainsi que sa force. Sa possibilité de charge était bien plus élevée que dans l'état plus faible "d'humain". Malgré tout, elle savait que les Centaures avaient une certaine estime de soi. Elle oublia vite cette idée, sentant une main l'aider à luter contre le vent.
S'étant arrêté brusquement, alors qu'un éclair avait illuminé les lieux, Inae discernait une forme rapide et bondissante qu'elle devinait être Manticore. Elle n'eut que le temps de dégainer sont poignard, bien plus facile et léger à sortir que son épée. Elle nota qu'une force lourde venait de derrière elle, au même moment.
Deux cris retentirent : un cri amené par un mouvement puissant, et un autre cri déchirant de douleur... A peine eut-elle cligné des yeux que la bestiole gisait devant elle ensanglantée, inerte.
Elle n'eut le temps de lâcher simplement un "wahh" qu'elle se garda ainsi pour elle même. D'un seul réflex, entre l'indication de l'homme et son mouvement, elle grimpa sur son dos, ne lui ayant pas laissé le temps de se baisser, simplement de l'inciter a monter avec sa voix.
Elle avait un petite abréhension au sujet de la deuxième Manticore adulte, et aussi sur le fait de savoir la grotte relativement loin. Le Centaure n'était pas échauffé mais il paraissait pourtant fin pret a les enmener à destination. Elle essayait tant bien que mal de ne rien laisser paraitre de sa réflection.
S'étant arrêté brusquement, alors qu'un éclair avait illuminé les lieux, Inae discernait une forme rapide et bondissante qu'elle devinait être Manticore. Elle n'eut que le temps de dégainer sont poignard, bien plus facile et léger à sortir que son épée. Elle nota qu'une force lourde venait de derrière elle, au même moment.
Deux cris retentirent : un cri amené par un mouvement puissant, et un autre cri déchirant de douleur... A peine eut-elle cligné des yeux que la bestiole gisait devant elle ensanglantée, inerte.
Elle n'eut le temps de lâcher simplement un "wahh" qu'elle se garda ainsi pour elle même. D'un seul réflex, entre l'indication de l'homme et son mouvement, elle grimpa sur son dos, ne lui ayant pas laissé le temps de se baisser, simplement de l'inciter a monter avec sa voix.
Elle avait un petite abréhension au sujet de la deuxième Manticore adulte, et aussi sur le fait de savoir la grotte relativement loin. Le Centaure n'était pas échauffé mais il paraissait pourtant fin pret a les enmener à destination. Elle essayait tant bien que mal de ne rien laisser paraitre de sa réflection.

Inae- Semi-Dragon
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Re: Voyage aux Origines
A peine la dragonne avait-elle atterri sur son dos, qu’Oblius partit au grand galop. Il ne voyait pas où il allait à cause de la pluie, mais discernait dans l’obscurité, les contours de la haute falaise au loin. La Manticore, sentant ses proies s’échapper, abandonna sa cachette et suivait le centaure de prêt. Inae semblait à l’aise à cheval et gardait son sang froid. Le chaman l’avait même vu dégainer son couteau, prête à l’affrontement. Il la sous-estimait peut-être trop. Elle paraissait pourtant si faible sous sa forme humaine. Mais Oblius savait bien, qu’une fois transformé, un semi-dragon devenait un adversaire redoutable. Même si Inae aurait pu se battre, le centaure ne voulait pas prendre le risque qu’un des deux se fasse blessé ou tué. Les Manticores étaient vraiment des créatures intelligentes et féroces.
Le chaman galopait toujours aussi vite, mais se fatiguait et le prédateur était presque sur lui. Leur salut ce trouvait devant eux : un ravin où coulait une rivière se profilait à quelques mètres. Il semblait bien trop large pour que l’hybride puisse le sauter, mais un peu sur la gauche s’élevait un petit promontoire de terre fragile. Oblius vira vers ce dernier et dans un dernier effort, sauta par-dessus la ravine. Le promontoire, fragilisé par la pluie, s’effondra juste après, sous le poids combiné du centaure et de sa cavalière. Oblius s’effondra sous sa propre masse de l’autre coté de la faille et tomba au sol à une vitesse effrayante. Inae fut projetée, malgré elle, sur l’herbe molle. Le chaman se releva, encore dopé par l’adrénaline, mais s’effondra de douleurs. Sa patte devait être foulée. Il était épuisé et devait absolument rejoindre la caverne qui n’était plus très loin. La Manticore n’avait pu traverser, mais prenait déjà son élan. Oblius était affolé et ne voyait plus la dragonne. Était-elle encore vivante ? Il cria de toutes ses forces :
- INAE ! Où es-tu ? Si tu peux bouger, va rejoindre la caverne ! Elle n’est plus très loin.
Le centaure était désespéré et s’inquiétait pour sa compagne. Il avait toujours été trop protecteur envers ses proches, ne les laissant jamais montrer leur potentiel. Il savait pourtant très bien que la dragonne avait les ressources nécessaires pour se battre. La créature était sur le point de traverser. Oblius n’avait plus qu’une chose à faire ne pouvant plus fuir : il se roidit et tint sa massue à se faire rougir les articulations, prêt pour l’affrontement. Il n’avait pas peur de mourir. Il espérait juste qu’Inae s’en sortirait mieux que le lui.
Le chaman galopait toujours aussi vite, mais se fatiguait et le prédateur était presque sur lui. Leur salut ce trouvait devant eux : un ravin où coulait une rivière se profilait à quelques mètres. Il semblait bien trop large pour que l’hybride puisse le sauter, mais un peu sur la gauche s’élevait un petit promontoire de terre fragile. Oblius vira vers ce dernier et dans un dernier effort, sauta par-dessus la ravine. Le promontoire, fragilisé par la pluie, s’effondra juste après, sous le poids combiné du centaure et de sa cavalière. Oblius s’effondra sous sa propre masse de l’autre coté de la faille et tomba au sol à une vitesse effrayante. Inae fut projetée, malgré elle, sur l’herbe molle. Le chaman se releva, encore dopé par l’adrénaline, mais s’effondra de douleurs. Sa patte devait être foulée. Il était épuisé et devait absolument rejoindre la caverne qui n’était plus très loin. La Manticore n’avait pu traverser, mais prenait déjà son élan. Oblius était affolé et ne voyait plus la dragonne. Était-elle encore vivante ? Il cria de toutes ses forces :
- INAE ! Où es-tu ? Si tu peux bouger, va rejoindre la caverne ! Elle n’est plus très loin.
Le centaure était désespéré et s’inquiétait pour sa compagne. Il avait toujours été trop protecteur envers ses proches, ne les laissant jamais montrer leur potentiel. Il savait pourtant très bien que la dragonne avait les ressources nécessaires pour se battre. La créature était sur le point de traverser. Oblius n’avait plus qu’une chose à faire ne pouvant plus fuir : il se roidit et tint sa massue à se faire rougir les articulations, prêt pour l’affrontement. Il n’avait pas peur de mourir. Il espérait juste qu’Inae s’en sortirait mieux que le lui.

Oblius- Centaure
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Re: Voyage aux Origines
En un instant, alors qu’Oblius tentait de sauver les deux vies des griffes de la
Manticore, le Centaure tomba à terre après avoir sauté en un geste forcé, le ravin diminué par l’avancée boueuse. Il semblait qu’il eut glissé lors de son appui, la terre étant complètement molle et profonde. Le
choc fit tomber les deux êtres : tant Oblius par sa propre force, qu’Inae par le déséquilibre de ce dernier. Elle atterrit dans une herbe épaisse, amortissant sa chute. Dans l’élan de son effondrement, elle relevait la tête pour vérifier où était le chaman : elle vit qu’il hasardait à se relever, mais en vain, une moue douloureuse s’affichant sur son visage. Son cœur battait la chamade : il s’était blessé ! Il fallait qu’elle se dépêche de réagir. La Manticore partait déjà un peu plus loin, pour revenir très vite et vouloir sauter avec élan. Mais, elle remarquait au dernier moment qu’elle n’arriverait pas avec si peu d’élan. Elle repartit donc de plus belle chercher plus de vigueur pour son saut. La haine était tellement présente dans son regard que cela en devenait terrifiant.
Inae avait alors encore quelques secondes pour réfléchir. La combattre ? Elle ne serait largement pas en avantage. La ralentir pour Oblius puisse arriver sein et sauf à la grotte ? Il n’avait pas l’air de pouvoir bouger. Et il était hors de question d’aller seule dans cette grotte, comme le demandait le chaman. Elle se demandait aussi si elle arriverait à gérer ses longues ailes avec une tempête pareille. Elle devrait éviter monter dans les airs ; sinon rester à terre et combattre avec ce corps.
Ses émotions montaient de plus en plus vite, et son sang affluait à une rapidité ahurissante, augmentant son rythme cardiaque. Cet énervement ne lui paraissait pas de bon augure. Elle voulait se calmer, mais
rien n’y faisait. Ses yeux se brouillaient, troublée. La panique l’emballait toute crue. Elle sentait bien que ca n’allait pas. Elle connaissait cette sensation : trop d’émotions brusques l’amenaient toujours à …
Deux ailes blanches percèrent sa chaire puis ses vêtements avec brutalité, l’amenant à presque quatre mètres d’envergure. Elle ne put retenir un cri d’épreuve. Puis une longue queue tout aussi blanche lui allongeait sa colonne vertébrale. Elle poursuivie son cri, le faisant durer. Elle avait à présent une taille honorable ; elle se redressa, cligna des yeux, ceux-ci étant rouge sang, barrés d’une pupille noire.
Elle étirait ses ailes, de manière à ne pas se faire prendre par un courant d’air. La
Manticore était en train de sauter, et la prenait par surprise ! Inae fit un petit bon, arrivant près d’Oblius, qui regardait tant bien que mal ce qui se passait. La Manticore avait enfin traversé le ravin, et se remettant de son saut, se mettait à les charger. Inae passa ses bras en dessous du corps du Centaure, le callant avec les jambes pour éviter qu’il ne tombe. Un battement d’aile la soulevait. Elle montra un petit sursaut, trouvant que le poids de son passager était, comme elle se l’était dit, conséquent. Elle qui avait prévu qu’elle ne pourrait pas et ne devrait pas voler, c’était raté pour les deux. Elle s’élançait en l’air, trouvant un passage d’air frai pas trop haut, qui la ferait planer convenablement.
Mais alors qu’elle prenait de la vitesse, comme un rugissement féroce et strident retentit derrière elle. Elle comprit qu’elle n’avait même pas le temps de planer : la Manticore les suivait de près ! Elle accélérait donc l’allure, battant des ailes, et équilibrant avec la queue, les quelques rafales qu’elle redoutait. Elle essayait avec difficulté de garder un vol sans trop de secousses, mais cela était dur à manier. Elle avait horreur de voler avec un vent pareil, et ne supportait pas l’idée de mettre en danger celui qu’elle portait. De justesse, à plusieurs reprises, elle redressait son vol, étant comme lancée, soufflée vers le centre de la Terre. Ce cours trajet paraissait durer une éternité.
Ca y est ! L’entrée de la grotte ! Elle ralentit l’allure, de manière à descendre directement atterrir dans le trou. Mais c’était une très mauvaise idée. Elle n’avait pas prévu que l’ennemie la suivait de près. Trop près. Celle-ci en profita pour lui lancer un grand coup dans les ailes, pour la faire tomber. Complètement déséquilibrée, Inae tourna sur elle-même, ne gérant plus rien. Pourtant, un petit mouvement d’aile gauche, lui permis de se diriger vers la grotte. Elle tomba finalement par terre, ne pouvant plus rien rattraper. Oblius fut lui aussi victime de sa chute. Mais il ne restait plus que deux pas à faire et ils étaient dans la grotte…La Manticore se sentait déjà gagnante. On aurait presque dit que sa bouche dessinait un sourire ravie et sadique…
Manticore, le Centaure tomba à terre après avoir sauté en un geste forcé, le ravin diminué par l’avancée boueuse. Il semblait qu’il eut glissé lors de son appui, la terre étant complètement molle et profonde. Le
choc fit tomber les deux êtres : tant Oblius par sa propre force, qu’Inae par le déséquilibre de ce dernier. Elle atterrit dans une herbe épaisse, amortissant sa chute. Dans l’élan de son effondrement, elle relevait la tête pour vérifier où était le chaman : elle vit qu’il hasardait à se relever, mais en vain, une moue douloureuse s’affichant sur son visage. Son cœur battait la chamade : il s’était blessé ! Il fallait qu’elle se dépêche de réagir. La Manticore partait déjà un peu plus loin, pour revenir très vite et vouloir sauter avec élan. Mais, elle remarquait au dernier moment qu’elle n’arriverait pas avec si peu d’élan. Elle repartit donc de plus belle chercher plus de vigueur pour son saut. La haine était tellement présente dans son regard que cela en devenait terrifiant.
Inae avait alors encore quelques secondes pour réfléchir. La combattre ? Elle ne serait largement pas en avantage. La ralentir pour Oblius puisse arriver sein et sauf à la grotte ? Il n’avait pas l’air de pouvoir bouger. Et il était hors de question d’aller seule dans cette grotte, comme le demandait le chaman. Elle se demandait aussi si elle arriverait à gérer ses longues ailes avec une tempête pareille. Elle devrait éviter monter dans les airs ; sinon rester à terre et combattre avec ce corps.
Ses émotions montaient de plus en plus vite, et son sang affluait à une rapidité ahurissante, augmentant son rythme cardiaque. Cet énervement ne lui paraissait pas de bon augure. Elle voulait se calmer, mais
rien n’y faisait. Ses yeux se brouillaient, troublée. La panique l’emballait toute crue. Elle sentait bien que ca n’allait pas. Elle connaissait cette sensation : trop d’émotions brusques l’amenaient toujours à …
Deux ailes blanches percèrent sa chaire puis ses vêtements avec brutalité, l’amenant à presque quatre mètres d’envergure. Elle ne put retenir un cri d’épreuve. Puis une longue queue tout aussi blanche lui allongeait sa colonne vertébrale. Elle poursuivie son cri, le faisant durer. Elle avait à présent une taille honorable ; elle se redressa, cligna des yeux, ceux-ci étant rouge sang, barrés d’une pupille noire.
Elle étirait ses ailes, de manière à ne pas se faire prendre par un courant d’air. La
Manticore était en train de sauter, et la prenait par surprise ! Inae fit un petit bon, arrivant près d’Oblius, qui regardait tant bien que mal ce qui se passait. La Manticore avait enfin traversé le ravin, et se remettant de son saut, se mettait à les charger. Inae passa ses bras en dessous du corps du Centaure, le callant avec les jambes pour éviter qu’il ne tombe. Un battement d’aile la soulevait. Elle montra un petit sursaut, trouvant que le poids de son passager était, comme elle se l’était dit, conséquent. Elle qui avait prévu qu’elle ne pourrait pas et ne devrait pas voler, c’était raté pour les deux. Elle s’élançait en l’air, trouvant un passage d’air frai pas trop haut, qui la ferait planer convenablement.
Mais alors qu’elle prenait de la vitesse, comme un rugissement féroce et strident retentit derrière elle. Elle comprit qu’elle n’avait même pas le temps de planer : la Manticore les suivait de près ! Elle accélérait donc l’allure, battant des ailes, et équilibrant avec la queue, les quelques rafales qu’elle redoutait. Elle essayait avec difficulté de garder un vol sans trop de secousses, mais cela était dur à manier. Elle avait horreur de voler avec un vent pareil, et ne supportait pas l’idée de mettre en danger celui qu’elle portait. De justesse, à plusieurs reprises, elle redressait son vol, étant comme lancée, soufflée vers le centre de la Terre. Ce cours trajet paraissait durer une éternité.
Ca y est ! L’entrée de la grotte ! Elle ralentit l’allure, de manière à descendre directement atterrir dans le trou. Mais c’était une très mauvaise idée. Elle n’avait pas prévu que l’ennemie la suivait de près. Trop près. Celle-ci en profita pour lui lancer un grand coup dans les ailes, pour la faire tomber. Complètement déséquilibrée, Inae tourna sur elle-même, ne gérant plus rien. Pourtant, un petit mouvement d’aile gauche, lui permis de se diriger vers la grotte. Elle tomba finalement par terre, ne pouvant plus rien rattraper. Oblius fut lui aussi victime de sa chute. Mais il ne restait plus que deux pas à faire et ils étaient dans la grotte…La Manticore se sentait déjà gagnante. On aurait presque dit que sa bouche dessinait un sourire ravie et sadique…

Inae- Semi-Dragon
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Re: Voyage aux Origines
La tempête faisait toujours aussi rage. Oblius était cloué au sol, incapable de se déplacer et prêt à mourir en se battant avec ardeur. La Manticore avait traversé le ravin. La course et le saut n’avaient été qu’un petit gain de temps. Les éclairs tailladaient le ciel de leurs feux incandescents, donnant un peu de lumière dans cette obscurité. Le centaure allait rassembler ses dernières forces pour porter un coup de désespoir à son adversaire, quand un cri déchirant se fit entendre dans son dos. La créature semblait elle aussi impressionnée. Oblius se retourna du mieux qu’il put pour apercevoir à travers le rideau de pluie une forme vaguement humanoïde, possédant ce qu’il semblait être des ailes immenses. Le chaman comprit que la semi-dragonne avait sa forme de combat. Il l’avait vraiment sous-estimé. La partie n’était peut-être pas terminée finalement.
Inae se rapprocha de lui et, il ne su pas quel miracle, elle parvint à le soulever et à s’envoler avec un tel fardeau. Cette petite avaient vraiment des capacités cachées et incroyables. Jamais Oblius n’avait volé. C’était pour lui une toute nouvelle expérience. Mais il n’avait pas le temps d’admirer le paysage. Déjà le prédateur ailé se mis à leur à leur poursuite. Il était tenace. Inae semblait avoir grande peine à se diriger avec tout ce vent et cette pluie. Oblius était impressionné et admiratif de l’effort que fournissait la dragonne alors qu’elle aurait très put l’abandonner à son sort et rejoindre la grotte. Mais non, elle était restée et l’avait secouru au péril de sa vie. Mais bien vite, la créature les rattrapa et toucha l’aile de la jeune femme. Les deux hybrides tombèrent au sol, sans trop de dégâts, car le vol s’était fait à basse altitude. La patte du centaure le faisait atrocement souffrir, mais il devait les tirer de ce pétrin. La grotte n’était qu’à quelques mètres à peine. La Manticore s’était posée et savourait déjà sa victoire. Une profonde haine s’éveilla en Oblius pour cette créature. Il combattit la douleur et parvint à se relever. Ses yeux étaient crispés de douleurs, mais plus encore de détermination. Le chaman cria d’une voix profonde et puissante, dans une langue vile et inconnue que seule la bête pouvait comprendre :
- Arrière, créature de Koïar ! Repartez dans les Ténèbres et l’Ombre !
La Manticore lui rit au nez, étant sûre que ses proies étaient inoffensives ainsi blessées. Le puissant centaure tenait à peine debout et la dragonne semblait inconsciente. Oblius remarquant que son discours ne changeait rien à la situation, saisit Inae par le col, fit un bond et s’écoula dans la grotte. Il sentit son muscle se déchirer totalement. La jeune femme roula dans la poussière, mais Oblius était tourné vers l’ouverture. Il vit dans la lumière dans éclair, la Manticore bondir à son tour, cette fois pour le déchiqueter.
Dans un dernier effort de désespoir, le chaman, invoqua toute la puissance de la Terre à son aide et frappa le sol d’une telle violence avec sa masse que la falaise elle-même trembla sur ses fondements. Il avait concentré toute son énergie sur l’entrée et celle-ci s’écroula dans un fracas de rochers et de pierres. La Manticore passait juste au mauvais moment, se faisant écraser par l’éboulement. L’entrée était à présent bouchée et le noir envahit la pièce. Oblius, complètement épuisé par le sort qu’il venait d’utiliser, sombra dans les tréfonds de l’inconscience. Sa dernière pensée fut pour Inae : *Comment va-t-elle ?*
Inae se rapprocha de lui et, il ne su pas quel miracle, elle parvint à le soulever et à s’envoler avec un tel fardeau. Cette petite avaient vraiment des capacités cachées et incroyables. Jamais Oblius n’avait volé. C’était pour lui une toute nouvelle expérience. Mais il n’avait pas le temps d’admirer le paysage. Déjà le prédateur ailé se mis à leur à leur poursuite. Il était tenace. Inae semblait avoir grande peine à se diriger avec tout ce vent et cette pluie. Oblius était impressionné et admiratif de l’effort que fournissait la dragonne alors qu’elle aurait très put l’abandonner à son sort et rejoindre la grotte. Mais non, elle était restée et l’avait secouru au péril de sa vie. Mais bien vite, la créature les rattrapa et toucha l’aile de la jeune femme. Les deux hybrides tombèrent au sol, sans trop de dégâts, car le vol s’était fait à basse altitude. La patte du centaure le faisait atrocement souffrir, mais il devait les tirer de ce pétrin. La grotte n’était qu’à quelques mètres à peine. La Manticore s’était posée et savourait déjà sa victoire. Une profonde haine s’éveilla en Oblius pour cette créature. Il combattit la douleur et parvint à se relever. Ses yeux étaient crispés de douleurs, mais plus encore de détermination. Le chaman cria d’une voix profonde et puissante, dans une langue vile et inconnue que seule la bête pouvait comprendre :
- Arrière, créature de Koïar ! Repartez dans les Ténèbres et l’Ombre !
La Manticore lui rit au nez, étant sûre que ses proies étaient inoffensives ainsi blessées. Le puissant centaure tenait à peine debout et la dragonne semblait inconsciente. Oblius remarquant que son discours ne changeait rien à la situation, saisit Inae par le col, fit un bond et s’écoula dans la grotte. Il sentit son muscle se déchirer totalement. La jeune femme roula dans la poussière, mais Oblius était tourné vers l’ouverture. Il vit dans la lumière dans éclair, la Manticore bondir à son tour, cette fois pour le déchiqueter.
Dans un dernier effort de désespoir, le chaman, invoqua toute la puissance de la Terre à son aide et frappa le sol d’une telle violence avec sa masse que la falaise elle-même trembla sur ses fondements. Il avait concentré toute son énergie sur l’entrée et celle-ci s’écroula dans un fracas de rochers et de pierres. La Manticore passait juste au mauvais moment, se faisant écraser par l’éboulement. L’entrée était à présent bouchée et le noir envahit la pièce. Oblius, complètement épuisé par le sort qu’il venait d’utiliser, sombra dans les tréfonds de l’inconscience. Sa dernière pensée fut pour Inae : *Comment va-t-elle ?*

Oblius- Centaure
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Re: Voyage aux Origines
Inae tomba trop violement par terre, lorsque la Manticore lui saisit les ailes, pour rester éveiller après le choc. Elle se sentait partir doucement dans un rêve entièrement noir. Les yeux encore mis ouverts, elle réussit à discerner la forme d’un centaure debout, tremblant d’un membre qu’il n’appuyait guerre. Elle comprit que malgré sa faiblesse, Oblius c’était mit au travers de l’ennemie. Elle sourit intérieurement, le trouvant bien courageux. Elle entendit par la suite des mots qu’elle ne comprit. Elle devinait une forme volante et criarde un peu plus loin. Elle voulut bouger, demanda d’abord à ses jambes de se replier, puis a son corps de rouler. Une fois sur le côté un nouvel élan de rêve noir la reprit. Ses yeux se fermèrent, et cette fois restèrent fermés. Elle n’arrivait plus à bouger quoi que ce soit. Elle sentait vaguement quelque chose la déplacer, ou peut être était-ce une impression…
Elle entre-ouvrit un œil, et ne voyait que du noir. Elle refermait ses yeux, puis les rouvrit, papillonnant ainsi une ou deux secondes. Imperceptiblement des traits se peignaient : Une grande forme gisait par terre à quelque petit mètre d’elle. Elle se redressa, un petit mal de tête s’était confortablement installé. Elle se leva, tangua, et se ressaisit. Elle s’avançait vers la masse volumineuse, quand elle se rappela enfin ce qui s’était passé. Oblius ! La Manticore ? Etaient-ils encore vivant tous les deux ? Se battaient-ils encore ? Où étaient-ils ? Elle ouvrit le plus grand possible ses yeux, et se mit à courir vers le centaure, couché. Elle ne voyait pas grand-chose, tout était d’un sombre atroce. Elle se pencha sur lui, écoutant, main sur les flancs. Un beau bruit de respiration mit le sourire aux lèvres de la jeune fille alors rassurée. Elle se souvenait de son membre boiteux. Il lui semblait être un antérieur. A tâtons, elle trouva les pattes avant, qu’elle touchait le plus délicatement possible, pour éviter de lui faire plus de mal. En effet, c’était flagrant. Son avant bras était chaud et enflé.
Elle déchira deux bandes de son vêtement, celui-ci étant déjà en lambeaux, par les ailes déployées quelques temps auparavant. Elle n’avait rien d’autre que du tissus pour le soigner. Elle se sentait misérable. Il lui avait sauvé la vie, et elle, s’était trouvée inutile. Elle commençait alors à le bander, pour maintenir les muscles et tendons au chaud. Elle ne savait par contre pas s’il était blessé autre part.
Elle se remit sur pieds, et marcha, suivant du bout des doigts les parois du mur. Elle quêtait de trouver du bois quelque part en dessous de la montagne, dans une grotte sans issue…Elle doutait en trouver, mais voulut tout de même vérifier. Elle laissait le Centaure se reposer, lui ayant fait un léger coussin avec le deuxième bout de tissus déchiré.
En marche, elle s'interrogeait : Si Oblius est vivant, c'est que la Manticore ne l'est plus. mais où est-elle ? Et où est passé l'issue, qui était si proche de notre placement ?
Elle entre-ouvrit un œil, et ne voyait que du noir. Elle refermait ses yeux, puis les rouvrit, papillonnant ainsi une ou deux secondes. Imperceptiblement des traits se peignaient : Une grande forme gisait par terre à quelque petit mètre d’elle. Elle se redressa, un petit mal de tête s’était confortablement installé. Elle se leva, tangua, et se ressaisit. Elle s’avançait vers la masse volumineuse, quand elle se rappela enfin ce qui s’était passé. Oblius ! La Manticore ? Etaient-ils encore vivant tous les deux ? Se battaient-ils encore ? Où étaient-ils ? Elle ouvrit le plus grand possible ses yeux, et se mit à courir vers le centaure, couché. Elle ne voyait pas grand-chose, tout était d’un sombre atroce. Elle se pencha sur lui, écoutant, main sur les flancs. Un beau bruit de respiration mit le sourire aux lèvres de la jeune fille alors rassurée. Elle se souvenait de son membre boiteux. Il lui semblait être un antérieur. A tâtons, elle trouva les pattes avant, qu’elle touchait le plus délicatement possible, pour éviter de lui faire plus de mal. En effet, c’était flagrant. Son avant bras était chaud et enflé.
Elle déchira deux bandes de son vêtement, celui-ci étant déjà en lambeaux, par les ailes déployées quelques temps auparavant. Elle n’avait rien d’autre que du tissus pour le soigner. Elle se sentait misérable. Il lui avait sauvé la vie, et elle, s’était trouvée inutile. Elle commençait alors à le bander, pour maintenir les muscles et tendons au chaud. Elle ne savait par contre pas s’il était blessé autre part.
Elle se remit sur pieds, et marcha, suivant du bout des doigts les parois du mur. Elle quêtait de trouver du bois quelque part en dessous de la montagne, dans une grotte sans issue…Elle doutait en trouver, mais voulut tout de même vérifier. Elle laissait le Centaure se reposer, lui ayant fait un léger coussin avec le deuxième bout de tissus déchiré.
En marche, elle s'interrogeait : Si Oblius est vivant, c'est que la Manticore ne l'est plus. mais où est-elle ? Et où est passé l'issue, qui était si proche de notre placement ?

Inae- Semi-Dragon
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Re: Voyage aux Origines
Oblius était perdu dans les ténèbres de l’inconscience. Tout était noir, il ne semblait même pas y avoir de sol palpable. L’air était lourd et moite. Jamais le centaure ne s’était sentit aussi faible et aussi misérable. Tout son corps le faisait souffrir. Il essayait de sortir de ce mauvais rêve, mais même sa volonté avait été terrassée par l’ombre. La Mort n’allait pas tarder à le prendre.
Alors que sa petite flamme de vie allait s’éteindre, le vieux chaman aperçut dans les limbes des abimes, une minuscule lumière qui venait d’apparaitre à ses yeux, loin très loin. La lumière semblait se rapprocher, elle gagnait en intensité et en taille. L’air se fit plus fluide et respirable. Oblius dû se voiler les yeux pour s’habituer à cette nouvelle venue. La lumière se rapprochait toujours plus, devenant aveuglante. Le centaure eut juste le temps, avant d’être éblouis, de deviner de quoi il s’agissait : un immense Dragon Rêve. Une nouvelle fois, le souffle du passage déstabilisa Oblius. Il ne se trouvait plus dans l’Ombre, mais dans un monde tout blanc qui scintillait de mille étoiles. Une nouvelle force s’insinua au plus profond de son être. Sa flamme vital s’embrasa d’un feu neuf et violent et…
Le chaman se réveilla d’un coup en criant. Tout était à nouveau sombre, mais il savait bien qu’il ne rêvait plus. Il était revenu. Oblius se calma quelque peu, encore sous le choc de sa vision. Encore ce Dragon. Que signifiait-il ? Alors qu’il pensait à cela, une autre inquiétude vint s’immiscer dans son esprit : qu’était donc devenu Inae. Le chaman tenta de se relever dans la pénombre mais n’y parvint pas. Il était encore bien trop faible pour pouvoir bouger. Mais ce geste n’avait pas été inutile : il sentit un tissu bander sur sa jambe. Il l’inspecta et le huma. Il avait l’odeur de la dragonne. Oblius était rassuré : si elle avait put le bander ainsi, c’est qu’elle était vivante et qu’elle n’allait pas trop mal. Il la chercherait dans un instant.
Le centaure tenta une nouvelle fois de se redresser : il y arriva cette fois mais n’essaya pas de se mettre debout, sachant très bien que sa patte ne le permettrait pas. Il inspecta d’ailleurs cette dernière. C’est bien ce qu’il pensait : les ligaments croisés s’étaient déchirés. Il ne pourrait apporter les premiers soins que lorsque ses forces se seront restaurées : il se sentait si faible, mais heureux d’être en vie. Il vérifia sa sacoche : elle contenait encore les provisions de midi, c’était bien. La situation n’était pas si catastrophique.
Ces quelques vérifications faites, le centaure tenta de retrouver son amie. Elle n’était pas visible. Où avait-elle put partir et depuis combien de temps Oblius avait-il été inconscient ?
Le chaman ne s’inquiétait pas trop pour elle ; elle était débrouillarde mais son aile devait être soignée. Le chaman entreprit alors de l’appeler :
Seul son écot lui revint. Oblius attendit un moment. Sa vision s’était mieux adaptée à l’obscurité et il pouvait discerner les contours de la grotte. Elle semblait s’enfoncer sous la montagne. C’était une sorte de tunnel et peut-être leur ticket de sortie. Inae avait sûrement dû aller explorer les alentours. Oblius ne pouvait que l’attendre. Il se replongea dans ses pensées. Cette journée était vraiment spéciale : d’abord la tempête, puis la Manticore et enfin l’enfermement dans cette grotte. La malchance semblait s’abattre sur les deux hybrides mais la Mort refusait de les prendre. Quelle ironie.[/i]
Alors que sa petite flamme de vie allait s’éteindre, le vieux chaman aperçut dans les limbes des abimes, une minuscule lumière qui venait d’apparaitre à ses yeux, loin très loin. La lumière semblait se rapprocher, elle gagnait en intensité et en taille. L’air se fit plus fluide et respirable. Oblius dû se voiler les yeux pour s’habituer à cette nouvelle venue. La lumière se rapprochait toujours plus, devenant aveuglante. Le centaure eut juste le temps, avant d’être éblouis, de deviner de quoi il s’agissait : un immense Dragon Rêve. Une nouvelle fois, le souffle du passage déstabilisa Oblius. Il ne se trouvait plus dans l’Ombre, mais dans un monde tout blanc qui scintillait de mille étoiles. Une nouvelle force s’insinua au plus profond de son être. Sa flamme vital s’embrasa d’un feu neuf et violent et…
Le chaman se réveilla d’un coup en criant. Tout était à nouveau sombre, mais il savait bien qu’il ne rêvait plus. Il était revenu. Oblius se calma quelque peu, encore sous le choc de sa vision. Encore ce Dragon. Que signifiait-il ? Alors qu’il pensait à cela, une autre inquiétude vint s’immiscer dans son esprit : qu’était donc devenu Inae. Le chaman tenta de se relever dans la pénombre mais n’y parvint pas. Il était encore bien trop faible pour pouvoir bouger. Mais ce geste n’avait pas été inutile : il sentit un tissu bander sur sa jambe. Il l’inspecta et le huma. Il avait l’odeur de la dragonne. Oblius était rassuré : si elle avait put le bander ainsi, c’est qu’elle était vivante et qu’elle n’allait pas trop mal. Il la chercherait dans un instant.
Le centaure tenta une nouvelle fois de se redresser : il y arriva cette fois mais n’essaya pas de se mettre debout, sachant très bien que sa patte ne le permettrait pas. Il inspecta d’ailleurs cette dernière. C’est bien ce qu’il pensait : les ligaments croisés s’étaient déchirés. Il ne pourrait apporter les premiers soins que lorsque ses forces se seront restaurées : il se sentait si faible, mais heureux d’être en vie. Il vérifia sa sacoche : elle contenait encore les provisions de midi, c’était bien. La situation n’était pas si catastrophique.
Ces quelques vérifications faites, le centaure tenta de retrouver son amie. Elle n’était pas visible. Où avait-elle put partir et depuis combien de temps Oblius avait-il été inconscient ?
Le chaman ne s’inquiétait pas trop pour elle ; elle était débrouillarde mais son aile devait être soignée. Le chaman entreprit alors de l’appeler :
Seul son écot lui revint. Oblius attendit un moment. Sa vision s’était mieux adaptée à l’obscurité et il pouvait discerner les contours de la grotte. Elle semblait s’enfoncer sous la montagne. C’était une sorte de tunnel et peut-être leur ticket de sortie. Inae avait sûrement dû aller explorer les alentours. Oblius ne pouvait que l’attendre. Il se replongea dans ses pensées. Cette journée était vraiment spéciale : d’abord la tempête, puis la Manticore et enfin l’enfermement dans cette grotte. La malchance semblait s’abattre sur les deux hybrides mais la Mort refusait de les prendre. Quelle ironie.[/i]

Oblius- Centaure
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Re: Voyage aux Origines
Inae marchait toujours dans le noir, à tâtons. Elle n'avait pas encore changé de forme, sentant bien que son aile avait eu un malheur lorsque la Manticore l'avait attrapé. Elle n'arrivait pas trop a comprendre si la blessure était interne ou partielle. Car son aile était recouverte d'une couche écailleuse, qui était dure à transpercer. Malgré tout, la Manticore avait une puissance phénoménale, et cela ne la surprenait pas trop de savoir qu'elle pouvait avoir un plaie ouverte. Elle n'arrivait pas a vérifier avec ses yeux, puisque ceux-ci étaient plongés dans un noir obscure. Replier son aile pour pouvoir toucher, cela aurait était la seule chose possible, mais elle avait du se fouler l'articulation, et ce mouvement lui devenait infaisable : elle gardait son aile droite ballante, ne pouvant faire autre chose avec. Son autre aile n'avait apparemment rien prit lors de l'attaque. C'était déjà ca.
Elle cernait son cas en marchant et brutalement, elle dut s'arrêter net, sentant son pied glisser sur une terre humide et plutôt oblique. Elle regardait par terre, et vit quelques petits reflets. De l'eau ? Elle s'agenouillait, et tendit sa main. Oui oui, c'était bel et bien de l'eau ! Un nouvel espoir naquit dans ses yeux. Elle goutait cette eau bien fraiche et réellement souterraine. Délicieuse. Elle reprit plusieurs gorgées, se rinça le visage, et écouta, ne bougeant plus. L'eau avait l'air de couler avec un petit courant. Ce n'était donc pas de l'eau stagnante, et cela voulait donc peut être désigner une sortie... Pourtant le tunnel dans lequel elle s'était lancée paraissait continuer après le ruisseau. Une autre sortie ?
Il était temps qu'elle revienne sur ses pas rejoindre Oblius, et vérifier son état de santé. Elle se relevait, revigorée, et marcha bon train jusqu'au début de la grotte.
Arrivée, elle découvrit le chaman, toujours allongé, mais sa position montrait bien qu'il avait été éveillé entre temps. Elle s'assit plut loin, voulut le laisser se reposer. Il fallait qu'il recouvre ses impressionnantes forces. Elle s'adossa aux parois. Elle fit glisser ses longues ailes contre les murs rocheux, calées ainsi confortablement. Cette position la reposait; elle refermait les yeux qu'elle trouvait lourds...
Le silence reignait sur un trône d'obscurité. L'air était ni frai ni chaud, ni loud ni léger. Tout était calme. Tout s'était arrété d'un coup, alors que tout était venu d'un coup. Le grand Centaure réspirait à un rythme de métronome, aussi bien calme que régulier. Il n'y avait guerre de vent dans cet endroit. Aucun signe de lumière, rien non plus pour en créer. Inae s'endormit finalement aussi. Elle ne voulait pas se l'avouer, mais elle avait dut concentrer une bonne somme d'énergie pour porter le Centaure. Sa tête se laissait tomber contre la pierre derrière elle,et ses membres se décrispaient.
Elle cernait son cas en marchant et brutalement, elle dut s'arrêter net, sentant son pied glisser sur une terre humide et plutôt oblique. Elle regardait par terre, et vit quelques petits reflets. De l'eau ? Elle s'agenouillait, et tendit sa main. Oui oui, c'était bel et bien de l'eau ! Un nouvel espoir naquit dans ses yeux. Elle goutait cette eau bien fraiche et réellement souterraine. Délicieuse. Elle reprit plusieurs gorgées, se rinça le visage, et écouta, ne bougeant plus. L'eau avait l'air de couler avec un petit courant. Ce n'était donc pas de l'eau stagnante, et cela voulait donc peut être désigner une sortie... Pourtant le tunnel dans lequel elle s'était lancée paraissait continuer après le ruisseau. Une autre sortie ?
Il était temps qu'elle revienne sur ses pas rejoindre Oblius, et vérifier son état de santé. Elle se relevait, revigorée, et marcha bon train jusqu'au début de la grotte.
Arrivée, elle découvrit le chaman, toujours allongé, mais sa position montrait bien qu'il avait été éveillé entre temps. Elle s'assit plut loin, voulut le laisser se reposer. Il fallait qu'il recouvre ses impressionnantes forces. Elle s'adossa aux parois. Elle fit glisser ses longues ailes contre les murs rocheux, calées ainsi confortablement. Cette position la reposait; elle refermait les yeux qu'elle trouvait lourds...
Le silence reignait sur un trône d'obscurité. L'air était ni frai ni chaud, ni loud ni léger. Tout était calme. Tout s'était arrété d'un coup, alors que tout était venu d'un coup. Le grand Centaure réspirait à un rythme de métronome, aussi bien calme que régulier. Il n'y avait guerre de vent dans cet endroit. Aucun signe de lumière, rien non plus pour en créer. Inae s'endormit finalement aussi. Elle ne voulait pas se l'avouer, mais elle avait dut concentrer une bonne somme d'énergie pour porter le Centaure. Sa tête se laissait tomber contre la pierre derrière elle,et ses membres se décrispaient.

Inae- Semi-Dragon
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Re: Voyage aux Origines
Oblius s’était, sans s’en rendre compte, retombé dans le sommeil. Il était vraiment exténué et il avait vraiment besoin de repose pour récupérer. Ce sommeil fut sans rêve et régénérateur. Il lui sembla distinguer dans une demi-conscience, une présence s’approcher de lui, mais n’y prêta pas attention. Il se sentait si bien endormis comme ça.
Après quelques heures d’un sommeil bien revitalisant, le chaman s’éveilla doucement. Il avait bien récupérer et Inae devait être rentrée depuis le temps. En effet il la distingua dans un coint de la grotte. L’hybride se sentait assez en forme pour s’appliquer un petit sort d’antidouleur pour se soulager. Il parvint à se lever avec difficulté et n’appuya pas sa patte blessée au sol. Ainsi, il pu se rapprocher de la dragonne en trottinant sur trois pattes. Elle dormait. Oblius voulu inspecter son aile : il posa sa main délicatement dessus et comprit immédiatement que la blessure n’était que superficiel et guérirait vite. Il était très soulagé.
Tout à coup, quelque chose lui revint à l’esprit : son chef lui avait fait un cadeau avant de partir. Il lui avait offert une bague qui était ornée d’un beau cristal. C’était en fait un cristal de sève d’Elenwë. Oblius fouilla dans sa sacoche et en sortit le petit bijou qu’il passa à son doigt. La pierre de sève s’illumina d’une douce lumière. Ainsi la salle fut éclairée et le centaure vit les traits fatigués de la jeune femme. Il sourit de bonheur de la revoir. Il posa une nouvelle fois sa main sur son aile et une douce lumière verte apparut. Oblius guérissait la petite blessure d’Inae avec les quelques forces qu’il avait récupéré. Une fois la tache terminée, il se sentit à nouveau fatigué, mais assez en forme pour rester éveiller. Il n’avait que trop dormis. S’ils restaient trop longtemps ici, ils manqueraient d’eau très rapidement. Le centaure fit une chose qu’il aurait préféré éviter, mais il le fallait bien. Il secoua doucement la jeune dragonne et lui murmura à l’oreille :
- Inae. Nous devons partir, ce n’est pas un endroit propice où demeurer trop longtemps.
Il avait pas mal de questions à lui posé, mais attendrait le bon moment. Ils devaient avant tout sortir d’ici. Apparemment, elle avait visité les lieux : peut-être avait-elle trouvé une sortie. La bague éclairait la pièce d’une douce lumière argentée. Des reflets dansèrent sur ses cheveux blancs. Elle était si belle.
Après quelques heures d’un sommeil bien revitalisant, le chaman s’éveilla doucement. Il avait bien récupérer et Inae devait être rentrée depuis le temps. En effet il la distingua dans un coint de la grotte. L’hybride se sentait assez en forme pour s’appliquer un petit sort d’antidouleur pour se soulager. Il parvint à se lever avec difficulté et n’appuya pas sa patte blessée au sol. Ainsi, il pu se rapprocher de la dragonne en trottinant sur trois pattes. Elle dormait. Oblius voulu inspecter son aile : il posa sa main délicatement dessus et comprit immédiatement que la blessure n’était que superficiel et guérirait vite. Il était très soulagé.
Tout à coup, quelque chose lui revint à l’esprit : son chef lui avait fait un cadeau avant de partir. Il lui avait offert une bague qui était ornée d’un beau cristal. C’était en fait un cristal de sève d’Elenwë. Oblius fouilla dans sa sacoche et en sortit le petit bijou qu’il passa à son doigt. La pierre de sève s’illumina d’une douce lumière. Ainsi la salle fut éclairée et le centaure vit les traits fatigués de la jeune femme. Il sourit de bonheur de la revoir. Il posa une nouvelle fois sa main sur son aile et une douce lumière verte apparut. Oblius guérissait la petite blessure d’Inae avec les quelques forces qu’il avait récupéré. Une fois la tache terminée, il se sentit à nouveau fatigué, mais assez en forme pour rester éveiller. Il n’avait que trop dormis. S’ils restaient trop longtemps ici, ils manqueraient d’eau très rapidement. Le centaure fit une chose qu’il aurait préféré éviter, mais il le fallait bien. Il secoua doucement la jeune dragonne et lui murmura à l’oreille :
- Inae. Nous devons partir, ce n’est pas un endroit propice où demeurer trop longtemps.
Il avait pas mal de questions à lui posé, mais attendrait le bon moment. Ils devaient avant tout sortir d’ici. Apparemment, elle avait visité les lieux : peut-être avait-elle trouvé une sortie. La bague éclairait la pièce d’une douce lumière argentée. Des reflets dansèrent sur ses cheveux blancs. Elle était si belle.

Oblius- Centaure
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Re: Voyage aux Origines
La jeune femme plongée dans un sommeil léger, sentit quelque chose la remuer. Elle ouvrit les yeux d'un mouvement vif, et aperçus une grande forme devant elle. Elle fut prit d'un sursaut, mais lorsqu'elle reconnut Oblius, elle ne put s'empêcher de souffler de soulagement.
Lorsqu'il lui dit qu'il fallait partir, elle se redressait, puis se mettait sur pieds. Elle vérifiait son aile, qu'elle put enfin regarder. Elle ne sentait plus de malaise dans ce membre, et aucune blessure n'était en effet visible. Elle comprit qu'Oblius y était pour quelque chose :
"- Merci beaucoup.."
Puis elle commençait enfin à comprendre qu'il fallait bouger :
"- Pourquoi dis-tu que nous devons partir de cet endroit ? Je veux dire... Je sais bien que nous n'allons pas rester éternellement dans cette grotte sans nourriture ! ( elle sourit nerveusement. ) Mais il y a quelque chose d'embêtant qui nous fait presser le pas ? Ah ! Et, je parle de nourriture, mais j'ai trouvé de l'eau plus loin, une petite rivière qui a l'air de mener quelque part. ( Changement complet de sujet. ) Et ton antérieur, comment va-t-il ? "
Elle baissait les yeux, regardant le membre du Centaure, qui paraissait toujours enflé. Il faisait mine d'aller bien, mais son avant bras n'avait pas l'air de s'être amélioré. Elle ne savait ce qu'elle pouvait faire pour l'aider. Elle remontait faiblement le regard, arrivant sur la main de l'homme, ornée d'une magnifique bague. Elle levait un sourcil, ne voyant pas pourquoi une bague pouvait faire de la lumière. Il cachait vraiment bien ses ressources cet Oblius ! Elle ne voulait pas continuer à poser des questions, se trouvant déjà bien trop curieuse. Elle fit un petit tour des environs des yeux, percevant ainsi que l'entrée de la grotte avait été complètement démolie, comme par un éboulement de pierres. Là encore, elle savait qu'Oblius avait œuvré, mais se retint de l'interroger sur sa manière d'opérer.
Avant qu'il ne réponde, elle trouvait mieux approprié sa taille humaine, pour une taverne. Elle décidait donc de changer de forme. Elle se concentra, et son corps obéit. Elle sentit ses ailes blanches revenir à l'intérieur d'elle même, sa fine queue de même. Elle retrouvait son "petit" mètre soixante-dix et son allure humaine. Ses yeux revenaient au gris cristallin, quittant le rouge vif. Comme à l'habitude, ses cheveux avaient poussé lors du changement de forme. Elle soufflait de lassitude intérieurement : elle n'aimait pas les couper, mais elle était pourtant obligé. Elle le ferait plus tard, l'envie n'était pas là.
Elle regardait à nouveau Oblius dans les yeux, la tête vers le haut, espérant des réponses à ses nombreuses questions.
Lorsqu'il lui dit qu'il fallait partir, elle se redressait, puis se mettait sur pieds. Elle vérifiait son aile, qu'elle put enfin regarder. Elle ne sentait plus de malaise dans ce membre, et aucune blessure n'était en effet visible. Elle comprit qu'Oblius y était pour quelque chose :
"- Merci beaucoup.."
Puis elle commençait enfin à comprendre qu'il fallait bouger :
"- Pourquoi dis-tu que nous devons partir de cet endroit ? Je veux dire... Je sais bien que nous n'allons pas rester éternellement dans cette grotte sans nourriture ! ( elle sourit nerveusement. ) Mais il y a quelque chose d'embêtant qui nous fait presser le pas ? Ah ! Et, je parle de nourriture, mais j'ai trouvé de l'eau plus loin, une petite rivière qui a l'air de mener quelque part. ( Changement complet de sujet. ) Et ton antérieur, comment va-t-il ? "
Elle baissait les yeux, regardant le membre du Centaure, qui paraissait toujours enflé. Il faisait mine d'aller bien, mais son avant bras n'avait pas l'air de s'être amélioré. Elle ne savait ce qu'elle pouvait faire pour l'aider. Elle remontait faiblement le regard, arrivant sur la main de l'homme, ornée d'une magnifique bague. Elle levait un sourcil, ne voyant pas pourquoi une bague pouvait faire de la lumière. Il cachait vraiment bien ses ressources cet Oblius ! Elle ne voulait pas continuer à poser des questions, se trouvant déjà bien trop curieuse. Elle fit un petit tour des environs des yeux, percevant ainsi que l'entrée de la grotte avait été complètement démolie, comme par un éboulement de pierres. Là encore, elle savait qu'Oblius avait œuvré, mais se retint de l'interroger sur sa manière d'opérer.
Avant qu'il ne réponde, elle trouvait mieux approprié sa taille humaine, pour une taverne. Elle décidait donc de changer de forme. Elle se concentra, et son corps obéit. Elle sentit ses ailes blanches revenir à l'intérieur d'elle même, sa fine queue de même. Elle retrouvait son "petit" mètre soixante-dix et son allure humaine. Ses yeux revenaient au gris cristallin, quittant le rouge vif. Comme à l'habitude, ses cheveux avaient poussé lors du changement de forme. Elle soufflait de lassitude intérieurement : elle n'aimait pas les couper, mais elle était pourtant obligé. Elle le ferait plus tard, l'envie n'était pas là.
Elle regardait à nouveau Oblius dans les yeux, la tête vers le haut, espérant des réponses à ses nombreuses questions.

Inae- Semi-Dragon
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Re: Voyage aux Origines
Oblius sourit. Elle était encore plus belle sous sa forme humaine. La douleur de sa cheville s’était pour l’instant dissipée grâce au petit sort d’antidouleur. En revanche la guérison de l’aile d’Inae lui avait brûlé pas mal d’énergie, alors qu’il était déjà si faible. Mais ils devaient absolument sortir. L’endroit n’était pas sûr.
Soudain un tremblement dans la pierre se fit sentir. Le centaure releva la tête et écouta attentivement. Une galerie avait dû s’effondrer quelque part. Il décida de répondre à la dragonne après quoi ils devront s’en aller. Il était déjà rassuré de savoir qu’elle avait peut-être découvert une sortie. Cette rivière pouvait très bien continuer à travers la montagne et ressortir plus loin à l’air libre. Ou elle plongeait dans de petites galeries où les deux hybrides mourraient noyés.
- Ma patte va bien, je peux me déplacer sur les trois autres sans problème. En ce qui concerne la nourriture nous n’avons pas à nous en faire, j’ai encore quelques provisions de ce midi. Et nous devons sortir d’ici car l’éboulement de la grotte à déstabiliser les autres tunnels de la montagne. Nous risquons à tout moment d’être ensevelis. Et… je suis claustrophobe, dit-il mi-amusé, mi gêné. En effet il était sur le point de faire une crise d’angoisse, mais il se concentrait pour écarter cette peur si futile.
Soudain, une goutte d’eau tomba sur le crâne du chaman. Ce dernier leva le regard, éclaira le plafond et eu une mine d’angoisse. Il n’avait pas pensé à ça. Ils n’étaient pas aux bouts de leurs peines. Oblius tira la dragonne par la manche et l’entraina dans la galerie en direction de la rivière.
- Dépêche-toi ! Les fortes pluies de l’extérieur sont entrain de s’infiltrer dans la roche. Non seulement la stabilité des tunnels est encore plus fortement diminuée mais en plus la rivière souterraine risque de trop enfler et nous ne pourrons plus sortir. Vite !
Oblius tirait Inae par le bras. Il se déplaçait le plus vite possible que lui permettaient ses pattes. Très vite il entendit le bruit d’un torrent plus loin dans la montagne. La jeune femme d’avait pas menti, il y avait bien une rivière. La douleur de la cheville commençait à revenir, mais le centaure l’ignora. Leur survie en dépendait. Le couple atteignit la source souterraine. Elle était déjà bien gonflée par les eaux de la tempête. Le tunnel semblait continuer, mais ils n’avaient pas le temps d’essayer cette voie là. La galerie pouvait s’effondrer à tout moment ou être engloutie par une inondation. Oblius éclaira l’eau avec sa bague. Il n’y avait pas beaucoup de fond. Parfait.
- Nous allons devoir nous glisser dans l’eau et suivre le courant. Attention elle risque d’être froide, alors prépare toi le plus possible. Si nous avons de la chance, la rivière débouche plus loin. Nous ne sommes pas très loin de l’extérieur et si mon sens de l’orientation n’est pas faussé, le torrent coule dans la bonne direction.
Le chaman se glissa doucement dans l’eau. En effet elle était glaciale, mais cela faisait du bien à sa blessure. Il tendit la main à Inae, l’encourageant à le suivre.
Soudain un tremblement dans la pierre se fit sentir. Le centaure releva la tête et écouta attentivement. Une galerie avait dû s’effondrer quelque part. Il décida de répondre à la dragonne après quoi ils devront s’en aller. Il était déjà rassuré de savoir qu’elle avait peut-être découvert une sortie. Cette rivière pouvait très bien continuer à travers la montagne et ressortir plus loin à l’air libre. Ou elle plongeait dans de petites galeries où les deux hybrides mourraient noyés.
- Ma patte va bien, je peux me déplacer sur les trois autres sans problème. En ce qui concerne la nourriture nous n’avons pas à nous en faire, j’ai encore quelques provisions de ce midi. Et nous devons sortir d’ici car l’éboulement de la grotte à déstabiliser les autres tunnels de la montagne. Nous risquons à tout moment d’être ensevelis. Et… je suis claustrophobe, dit-il mi-amusé, mi gêné. En effet il était sur le point de faire une crise d’angoisse, mais il se concentrait pour écarter cette peur si futile.
Soudain, une goutte d’eau tomba sur le crâne du chaman. Ce dernier leva le regard, éclaira le plafond et eu une mine d’angoisse. Il n’avait pas pensé à ça. Ils n’étaient pas aux bouts de leurs peines. Oblius tira la dragonne par la manche et l’entraina dans la galerie en direction de la rivière.
- Dépêche-toi ! Les fortes pluies de l’extérieur sont entrain de s’infiltrer dans la roche. Non seulement la stabilité des tunnels est encore plus fortement diminuée mais en plus la rivière souterraine risque de trop enfler et nous ne pourrons plus sortir. Vite !
Oblius tirait Inae par le bras. Il se déplaçait le plus vite possible que lui permettaient ses pattes. Très vite il entendit le bruit d’un torrent plus loin dans la montagne. La jeune femme d’avait pas menti, il y avait bien une rivière. La douleur de la cheville commençait à revenir, mais le centaure l’ignora. Leur survie en dépendait. Le couple atteignit la source souterraine. Elle était déjà bien gonflée par les eaux de la tempête. Le tunnel semblait continuer, mais ils n’avaient pas le temps d’essayer cette voie là. La galerie pouvait s’effondrer à tout moment ou être engloutie par une inondation. Oblius éclaira l’eau avec sa bague. Il n’y avait pas beaucoup de fond. Parfait.
- Nous allons devoir nous glisser dans l’eau et suivre le courant. Attention elle risque d’être froide, alors prépare toi le plus possible. Si nous avons de la chance, la rivière débouche plus loin. Nous ne sommes pas très loin de l’extérieur et si mon sens de l’orientation n’est pas faussé, le torrent coule dans la bonne direction.
Le chaman se glissa doucement dans l’eau. En effet elle était glaciale, mais cela faisait du bien à sa blessure. Il tendit la main à Inae, l’encourageant à le suivre.

Oblius- Centaure
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Re: Voyage aux Origines
Chaque mot que prononçait le chaman, Inae l’enregistrait, analysant ainsi la situation. Elle confirma ses dires, sentant en effet que l’air s’humidifiait, et que même quelques gouttes tombaient, descendant directement de la tempête qu’ils avaient affronté plus haut. Lorsqu’Oblius dénonçait un probable effondrement des galeries où ils se trouvaient, elle tressaillit. L’idée de mourir ensevelie ne lui disait rien d’extraordinaire. Depuis son passé, elle n’avait jamais aimé être dans un endroit sombre et sans issue. Elle ne voulait pas aggraver la situation, se réconfortant en se disant que le passé n’était en aucun cas le présent. Elle secouait la tête, comme pour chasser le passé. Ce n’était rien, tout allait bien. De toute manière, ce n’était pas comme dans ses jeunes années, où elle était complètement seule, et sans soutient. Là, Oblius était avec elle, une présence réconfortante. Elle avait réussit à ne pas y penser jusque là, pourquoi revenir sur le passer à présent… ? Pensive, elle reprit quelques paroles dans sa tête que lui avait prononcé son ami. Et lorsqu’elle arrivait au mot « claustrophobe », elle s’arrêtait de bouger. Lui aussi avait un problème en lui à affronter. Comment faisait-il dans un endroit pareil ? Elle se sentit faire de gros yeux, admirative.
Mais déjà Oblius lui prenait le bras et la conduisait à l’endroit qu’elle avait visité peu de temps avant, dans le noir. Elle remarquait que ce lieu n’était pas du tout le même lorsqu’il était éclairé. Il lui paraissait bien moins étroit, et à la limite d’être plus agréable. Bientôt ils arrivaient à la fameuse rivière. La marche du centaure était très perturbée par son membre endommagé, qui avait l’air de le faire relativement souffrir. « Un cheval sans un membre n’est plus un cheval » lui disaient toujours les marchants d’équidés qu’elle rencontrait. Elle baissait les yeux, se doutant que c’était de même pour le centaure. Mais, dans le malheur, elle trouva une note positive : il ne s’était rien fracturé et ne risquait donc rien au péril de sa vie. Cela guérirait s’il ne forçait pas. Prenant en compte ceci, elle se ressaisit, et marcha.
Oblius pénétrait déjà dans l’eau, lentement. Il l’avait alors prévenue que l’eau était glaciale et qu’il fallait qu’elle soit prête à combattre cette température. Elle n’avait de toute manière plus le temps de réfléchir abondamment, elle devait enter dans l’eau et avancer. Le sol de la grotte, par endroits terreux, était déjà boueux et le plafond devenait de moins en moins stable et goutait dangereusement. L’homme lui tendait une main, qu’elle acceptait volontiers pour descendre dans l’eau. Encore, il avait eu raison en estimant les petits degrés du ruisseau. La profondeur était tout à fait raisonnable : les deux hybrides avaient largement pied, et pouvaient marcher en faisant de grands pas. Inae mit un peu de temps à s’habituer au froid, laissant quelques moues se dessiner sur son visage. Ses faibles vêtements déchirés étaient lourds a transporter, se gorgeant d’eau.
C’est alors, qu’un gigantesque grondement sourd et étouffé fit trembler les flots et les environs. Les deux êtres se retournèrent à l’unisson, et devinèrent avec l’épais nuage de poussière venant, qu’une partie du plafond s’était effondré plus loin. Ils se regardèrent, et sans l’extérioriser à voix haute, se dirent qu’ils devaient absolument se dépêcher. Leur marche, quelque peut difficile, prenait une vitesse convenable...
Ils arrivèrent alors a un croisement. Un bras continuait tout droit, et avait l'air de s'élargir de plus en plus. Un deuxième bras, moins épais partait plus vers la gauche. Inae considérait le chemin qui prolongeait celui duquel ils venaient comme étant l'issue. Il était restait ainsi droit, et son élargissement pouvait signifier une ouverture. Elle laissait le chaman pensif prendre la parole, ne préferant pas l'induire en erreur, et donner son avis en fonction de celui de l'homme.
Mais déjà Oblius lui prenait le bras et la conduisait à l’endroit qu’elle avait visité peu de temps avant, dans le noir. Elle remarquait que ce lieu n’était pas du tout le même lorsqu’il était éclairé. Il lui paraissait bien moins étroit, et à la limite d’être plus agréable. Bientôt ils arrivaient à la fameuse rivière. La marche du centaure était très perturbée par son membre endommagé, qui avait l’air de le faire relativement souffrir. « Un cheval sans un membre n’est plus un cheval » lui disaient toujours les marchants d’équidés qu’elle rencontrait. Elle baissait les yeux, se doutant que c’était de même pour le centaure. Mais, dans le malheur, elle trouva une note positive : il ne s’était rien fracturé et ne risquait donc rien au péril de sa vie. Cela guérirait s’il ne forçait pas. Prenant en compte ceci, elle se ressaisit, et marcha.
Oblius pénétrait déjà dans l’eau, lentement. Il l’avait alors prévenue que l’eau était glaciale et qu’il fallait qu’elle soit prête à combattre cette température. Elle n’avait de toute manière plus le temps de réfléchir abondamment, elle devait enter dans l’eau et avancer. Le sol de la grotte, par endroits terreux, était déjà boueux et le plafond devenait de moins en moins stable et goutait dangereusement. L’homme lui tendait une main, qu’elle acceptait volontiers pour descendre dans l’eau. Encore, il avait eu raison en estimant les petits degrés du ruisseau. La profondeur était tout à fait raisonnable : les deux hybrides avaient largement pied, et pouvaient marcher en faisant de grands pas. Inae mit un peu de temps à s’habituer au froid, laissant quelques moues se dessiner sur son visage. Ses faibles vêtements déchirés étaient lourds a transporter, se gorgeant d’eau.
C’est alors, qu’un gigantesque grondement sourd et étouffé fit trembler les flots et les environs. Les deux êtres se retournèrent à l’unisson, et devinèrent avec l’épais nuage de poussière venant, qu’une partie du plafond s’était effondré plus loin. Ils se regardèrent, et sans l’extérioriser à voix haute, se dirent qu’ils devaient absolument se dépêcher. Leur marche, quelque peut difficile, prenait une vitesse convenable...
Ils arrivèrent alors a un croisement. Un bras continuait tout droit, et avait l'air de s'élargir de plus en plus. Un deuxième bras, moins épais partait plus vers la gauche. Inae considérait le chemin qui prolongeait celui duquel ils venaient comme étant l'issue. Il était restait ainsi droit, et son élargissement pouvait signifier une ouverture. Elle laissait le chaman pensif prendre la parole, ne préferant pas l'induire en erreur, et donner son avis en fonction de celui de l'homme.

Inae- Semi-Dragon
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